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Les « non atteints » PAR l’Évangile DE LA gRÂCE
Questions et reponses : Les « non atteints » PAR l’Évangile DE LA gRÂCE

Ceux qui n’ont pas été atteints par l’Évangile – seront-ils tous perdus ?

Bonjour, frère Gerrid (Setzer). Dans notre journal « Toi, suis-moi » nous nous occupons de l’avenir. Et nous aimerions en savoir plus quant aux personnes qui n’ont jamais entendu l’Évangile du salut par Jésus Christ. Cette bonne nouvelle est prêchée depuis la descente du Saint Esprit sur la terre, le jour de la Pentecôte. Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont jamais entendu ce merveilleux message ? Seront-ils tous perdus ?

La question de savoir si tous ceux qui n’ont pas entendu l’Évangile sont perdus reçoit parfois des réponses différentes. Nous allons tout d’abord examiner trois réponses typiques, avant de formuler quelques considérations fondamentales.

« Tous les hommes qui n’ont pas entendu l’Évangile de Jésus Christ sont perdus ! »

Est-ce vrai ? Cela signifierait que tous les hommes qui ont vécu avant la croix du Christ seraient perdus – car la nouvelle d’un Sauveur crucifié et ressuscité était inconnue à cette époque. Ainsi, des hommes de foi comme Abraham, Moïse ou David finiraient en enfer. C’est impossible. Hébreux 11 mentionne de nombreux croyants de l’époque de l’Ancien Testament, et à la fin du chapitre, il est dit qu’ils seront « rendus parfaits » avec nous, les chrétiens, c’est-à-dire introduits dans le ciel avec un corps de gloire (v. 39-40).

« Tous les hommes qui n’ont pas entendu l’Évangile sont perdus – et cela depuis que le Saint Esprit est venu sur la terre (le jour de la Pentecôte) et que l’Évangile de la grâce a été prêché ! »

Même si cela semble plus précis, cette affirmation ne peut pas non plus être vraie. Imaginons un Romain qui a vécu dans les premières décennies après la naissance du Christ et qui n’a jamais entendu la bonne nouvelle du Sauveur.

S’il était possible pour lui de se mettre en règle avec Dieu avant la Pentecôte, pourquoi cela ne serait-il plus possible pour lui après la Pentecôte ? Le ciel devrait-il lui être fermé parce qu’à partir d’un certain moment, il lui était théoriquement possible d’entendre la bonne nouvelle ? C’est impossible. Une telle idée ne convient pas à un Dieu juste et aimant.

« Beaucoup de ceux qui n’ont pas entendu l’Évangile de Jésus Christ sont perdus. Et tous ceux qui ont entendu l’Évangile et l’ont rejeté sont perdus. »

Cette réponse est vraie ! Oui, même parmi ceux qui n’ont pas entendu l’Évangile de Jésus Christ, quelques-uns entreront dans la vie éternelle. C’est le cas d’Hénoch, de Melchisédec et de Job. Mais beaucoup d’autres, qui vivaient à leur époque, ne se sont pas repentis, ils ont rejeté Dieu et sont donc perdus.

Celui qui méprise le grand salut de l’Évangile n’échappera pas au jugement ; et celui qui n’obéit pas à l’Évangile « subira un châtiment », « une ruine éternelle » (Héb. 2,3 ; 2 Thess. 1,8,9). Celui qui considère la Parole de la croix comme une folie est perdu ; et celui qui s’écarte du chemin de la vérité doit s’attendre à un terrible jugement (1 Cor. 1,18 ; Héb. 10,26,27). C’est donc une certitude : Tous ceux qui rejettent le salut en Christ sont perdus.

Comment les personnes qui n’ont pas entendu l’Évangile peuvent-elles échapper au jugement ?

Que nous pensions aux personnes qui ont vécu avant l’ère du salut chrétien ou à celles qui vivent aujourd’hui et qui sont « non atteintes », la réponse est toujours la même : L’homme doit croire en Dieu, l’honorer (Héb. 11,4 ; Apoc. 14,6,7) et se repentir. C’est l’exigence « minimale » de Dieu envers l’homme pécheur à travers tous les âges du salut ; c’est « l’Évangile éternel ».

Nous trouvons la repentance et la confession des péchés à de nombreuses reprises dans l’Ancien Testament, aussi bien chez les Israélites que chez ceux des nations (Ps. 32 ; Jonas, etc.). Déjà chez Abel, nous voyons qu’il avait compris quelque chose de sa condition de pécheur : Il a offert un sacrifice sanglant et a ainsi obtenu le témoignage « qu’il était juste » (Héb. 11,4).

Comment les gens se repentent-ils s’ils ne connaissent pas le plan de salut de Dieu ?

Je voudrais citer trois « témoignages divins » par lesquels une personne qui ne connaît pas l’Évangile de la grâce peut venir à la repentance :

– la création (Rom. 1,19,20),

– la conscience (Rom. 2,14,15),

– les révélations de Dieu comme la loi (Rom. 2,17-24 ; 1 Tim. 1,8,9).

Par nature, l’homme rejette ces témoignages divins. Et pourtant, tous ceux qui n’ont que ces témoignages ne sont pas nécessairement perdus. Car Dieu peut agir dans leur âme et les amener à la compréhension et à la repentance, de sorte qu’ils recherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité en persévérant dans les bonnes œuvres (Romains 2,7). Il amène aussi les gens à accepter ce qu’ils n’auraient jamais accepté de par leur nature : La Parole de la croix.

Qu’en est-il des personnes qui se sont repenties, qui vivent dans la crainte de Dieu et qui entendent ensuite l’Évangile ?

Le centurion Corneille ne connaissait pas le Sauveur ressuscité, mais il honorait le vrai Dieu et portait un fruit digne de la repentance (Act. 10). Lorsque l’Évangile de la grâce lui a été apporté par Pierre, il a accueilli le message avec joie, a été scellé du Saint Esprit et s’est fait baptiser. Il en a été de même pour les disciples de Jean-Baptiste qui, bien que repentants et croyants, ne possédaient pas le Saint Esprit, car ils ne connaissaient pas l’Évangile. Lorsqu’ils l’ont accepté, ils ont pu recevoir l’Esprit et se faire baptiser du baptême chrétien – ils étaient désormais chrétiens (Act. 19,1–7).

Celui qui, sans connaître le Ressuscité, s’est repenti devant Dieu de sa condition corrompue et vit dans une véritable crainte de Dieu, accueillera l’Évangile de la grâce avec reconnaissance lorsqu’il l’entendra. Les vrais disciples reconnaissent la vérité (Jean 8,31,32). Mais celui qui rejette le message prouve qu’il n’a jamais eu la connaissance du péché.

Tous les croyants ne sont-ils pas libérés de la colère de Dieu uniquement grâce à l’œuvre du Seigneur Jésus sur la croix ?

Bien sûr que oui ! Toute bénédiction de Dieu repose sur la mort du Seigneur. Avant la croix, Dieu ne pouvait retenir son jugement que parce qu’il prévoyait le sang de Christ (Rom. 3,25). Les croyants de l’époque ne connaissaient évidemment pas encore le sang versé de Christ et ne pouvaient donc pas y croire comme nous pouvons le faire dans le « temps présent » (Rom. 3,26). Cependant, tous les croyants de tous les temps doivent leur salut de l’enfer à Jésus, l’Agneau de Dieu, et à son œuvre de rédemption à la croix. Certains le savent déjà de leur vivant (bienheureux sont-ils !), d’autres ne l’apprennent que dans l’éternité.

Si les « non atteints » ne sont pas forcément tous perdus, qu’est-ce qui nous motive encore à leur annoncer l’Évangile ?

Nous, chrétiens, ne devrions pas nous laisser démotiver par de telles conclusions purement humaines, mais simplement obéir à la mission du Seigneur et apporter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre (Luc 24,47). Ce que Dieu peut faire dans sa souveraineté parmi les « non atteints » ne regarde que lui et n’annule jamais notre responsabilité. Considérons aussi que la foi en l’Évangile de la grâce conduit à un puissant courant de bénédiction qui dépasse de loin les bénédictions des croyants d’autres époques. Cette foi rend l’âme heureuse comme elle ne peut l’être d’aucune autre manière !

Pourquoi le « destin » de ceux qui ne sont pas atteints par l’Évangile n’est-il pas expliqué en détail dans le Nouveau Testament ?

Je pense que c’est parce que les « non atteints » ne devraient pas exister (durablement) et aussi pour que nous ne soyons pas encore plus endormis en ce qui concerne l’évangélisation. Le silence de l’Écriture sur certains points nous rend certainement prudents, et nous ne savons donc pas non plus combien de ces « non atteints » connaissent et glorifient le vrai Dieu. Mais je veux m’appuyer sur le fait que dans sa grâce, Dieu agit parmi ces personnes, sinon elles n’auraient aucune chance d’échapper au jugement.

Dieu agit dans sa grâce sur toute la terre. Il l’a fait, il le fait et il le fera. Mais notre responsabilité de chrétiens est de témoigner du nom de son Fils et de faire connaître le salut du monde à tous les hommes. « Puis il leur dit : Allez dans le monde entier, et prêchez l’Évangile à toute la création. Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; celui qui n’aura pas cru sera condamné » (Marc 16,15,16).

Merci beaucoup, frère Gerrid, pour toutes ces explications. Nous comprenons d’un côté que Dieu est un Dieu de grâce et que chacun a la possibilité d’être sauvé – mais de l’autre côté nous comprenons que notre responsabilité est d’évangéliser.

Souvent nous disons : Que le Seigneur nous donne plus d’énergie et de zèle de le faire – et nous restons assis. Mais n’oublions pas que c’est à nous de nous lever et de partir !

 

Interview : Amour et sexualité

Interview : Amour et sexualité

Bonjour Papa Alus, merci d’être disponible pour notre interview. Dans ce journal nous abordons ces grands sujets qui demandent à chaque jeune de prendre des décisions de cœur pour mener une vie qui plait à Dieu. Sans aucun doute, la sexualité est l’un de ces sujets. Vécue comme Dieu le veut, elle peut être une source de grands plaisirs dans la vie, abusée comme le font beaucoup des gens aujourd’hui, elle peut gâter une voire plusieurs vies. Merci pour vos réponses claires et franches qui aident nos jeunes.

 

Papa Alus, l’amour et la sexualité – c’est un sujet « chaud », surtout pour les jeunes, non ?

Oui, le sujet est « chaud » – au plus tard dès le début de la puberté. Un adolescent en pleine croissance murmure doucement à l’oreille d’une jeune fille : « Je t’aime ». Que veut-il dire par là ? Probablement quelque chose de très différent que ce que la fille comprend.

– Il dit : « Je t’aime ». Il veut dire : « Je m’aime et j’ai besoin de toi pour satisfaire mes désirs ! ».

– Elle entend : « Je t’aime. » Elle pense : « Il ne veut que moi. » Mais hélas, elle se trompe !

 

Il semble donc que chacun a une compréhension différente, même si les mots sont identiques. Essayons d’expliquer cela un peu plus. Dites-nous d’abord, Papa Alus : L’amour et la sexualité sont-ils des mauvaises choses ?

Bien sûr que non ! Les cadeaux de Dieu sont toujours bons. « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jaques 1,17). C’est notre façon de les gérer qui compte. Si j’utilise un appareil électrique sans lire le mode d’emploi et les avertissements, je ne dois pas m’étonner si l’appareil explose. Ceux qui abusent de la sexualité font cette même expérience. Les dégâts peuvent être importants. Si nous ne parvenons pas à contrôler notre sexualité, surtout à l’adolescence, les conséquences peuvent durer toute la vie. En revanche, si nous exerçons la sexualité dans le cadre prévu par notre Créateur, il y a là une grande bénédiction.

 

Pourquoi Dieu nous a-t-il donné la sexualité ?

Il y a deux réponses à cette question.

  • Réponse 1 : Dieu veut assurer la continuité de la race humaine. Il a donné le commandement suivant : « Fructifiez et multipliez et remplissez la terre » (Gen. 1,28 ; 9,1).
  • Réponse 2 : Dieu veut qu’un couple marié, lié par l’amour, aie du plaisir dans la pratique de la sexualité (Gen. 2,24). « Que ta source (c’est-à-dire ta femme) soit bénie, et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse… que ses seins t’enivrent en tout temps ; sois continuellement épris de son amour » (Prov. 5,18,19). Nous voyons donc que la Bible est sans tabou à ce sujet.

 

Les ressentis sexuels des hommes et des femmes sont-ils les mêmes ?

Non. Il est important que les jeunes comprennent cela très tôt. Un homme « fonctionne » différemment d’une femme et vice versa. Par conséquent, la jeune fille comprend le « Je t’aime » du jeune homme différemment de ce qu’il pense. Dieu a intégré un « logiciel » différent dans les hommes et les femmes. Cela inclut la sexualité.

♦ La sexualité chez les jeunes hommes s’éveille d’elle-même. Chez les femmes, la sexualité est souvent réveillée par un homme.

♦ La sexualité masculine est fortement influencée visuellement. Chez les filles, c’est plutôt l’attention et les paroles douces qui réveillent la sexualité.

♦ La sexualité masculine est comme une lampe qui peut être allumée et éteinte. La lampe « s’allume » d’une seconde à l’autre et « s’éteint » tout aussi soudainement.

♦ Les femmes réagissent plutôt comme un fer à repasser ou un appareil chauffant. Il faut un certain temps pour atteindre la température de fonctionnement, et un certain temps pour refroidir à nouveau.

Savoir ces choses permet d’éviter des erreurs.

 

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

C’est une bonne question !

  1. a) Pour vous les garçons, cela signifie concrètement que vous devez faire attention à ne pas éveiller d’une manière ou d’une autre la sexualité d’une jeune fille. Vous devriez laisser cela à son futur mari. Lui seul aura le droit de le faire. Ne dites jamais à une jeune fille : « Je t’aime », si vous ne voulez pas l’épouser. C’est injuste de le faire. Un verset de la Bible nous instruit à ce sujet : « N’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour jusqu’à ce qu’elle le veuille ! » (Cantique des Cantiques 2,7 ; 3,5 ; 8,4).
  2. b) Pour vous, les filles, cela signifie concrètement que vous ne devez pas « draguer » un garçon. La façon dont vous vous habillez, dont vous marchez et dont vous causez avec un garçon ne doit en aucun cas exciter son imagination sexuelle. C’est jouer avec le feu et cela peut facilement se retourner contre vous.

 

L’amour et la sexualité sont-ils des cadeaux que nous pouvons utiliser pour notre propre plaisir ?

La réponse est clairement non ! Si nous réfléchissons de nouveau à la deuxième question, cela devient immédiatement clair. L’exercice de la sexualité n’appartient qu’au mariage. Pas avant ! Toute pratique égoïste de la sexualité est un abus de la sexualité. Cela s’applique aux relations sexuelles avant le mariage ainsi qu’à la masturbation. La sexualité doit être une expression de l’amour dans le mariage. C’est avant tout pour faire plaisir à mon conjoint, pas à moi-même. Paul écrit que l’homme marié s’occupe de plaire à sa femme (1 Cor. 7,33), pas à lui-même.

 

L’amour et la sexualité sont-ils vraiment réservés au mariage ?

Oui ! Indiscutablement ! Voici ce que dit la Bible : « Car la volonté de Dieu, c’est votre sainteté : Abstenez-vous de la fornication ; que chacun de vous sache posséder son propre corps en sainteté et en honneur » (1 Thess. 4,3-4). La fornication est une sexualité pratiquée en dehors ou avant le mariage. C’est encore plus clair en 1 Corinthiens 7,2 : « À cause de la fornication, que chaque homme ait sa propre femme, et chaque femme son mari à elle ». Cela veut dire que pour ne pas avoir de rapports sexuels hors mariage, il faut se marier, et que ceux qui ne sont pas mariés ne doivent pas avoir de rapports sexuels. La pensée de Dieu à l’égard de la « fornication » est très clairement exprimée en 1 Corinthiens 6,12-20. Veuillez lire le texte dans le calme. Il est important et s’explique de lui-même.

 

Dieu n’est donc pas un trouble-fête ?

Non, il ne l’est pas. Dieu n’est pas un « rabat-joie » comme on l’entend parfois, bien au contraire ! Il sait à quel point les humains sont sensibles. Il sait que la sexualité mal pratiquée ne fait que nuire. C’est pourquoi il nous a donné le « cadre protecteur » du mariage. À l’intérieur de ce « cadre protecteur », nous pouvons vivre l’amour et la sexualité. À l’extérieur, nous ne ferons que blesser et nuire. « Un homme prendra-t-il du feu dans son sein sans que ses vêtements brûlent ? Si un homme marche sur des charbons ardents, ses pieds ne seront-ils pas brûlés ? Ainsi, celui qui entre vers la femme de son prochain… quiconque la touchera ne sera point innocent » (Proverbes 6,27-29). Donc, pas de sexualité avant le mariage !

 

Pourquoi l’amour et la sexualité vont-ils de pair ?

Dieu l’a voulu de cette façon. Il désire que l’homme et la femme soient d’abord une unité d’amour dans l’esprit et l’âme. Lorsque c’est le cas, cette unité est alors couronnée par une unité physique. C’est, pour ainsi dire « la cerise sur le gâteau ». C’est pourquoi il est important que le mariage ne tourne pas uniquement autour de la sexualité. La sexualité n’est qu’un domaine dans le mariage. L’amour est infiniment plus que le fait de s’unir sexuellement. L’unité d’esprit, l’unité spirituelle et l’unité de l’âme sont les éléments essentiels. La sexualité en fait partie, mais elle ne constitue pas l’essence d’un bon mariage. Il faut beaucoup plus que cela.

 

Papa Alus, que dire à un jeune qui pense ne plus pouvoir résister ?

Je lui dirais : « Le problème n’est pas là. Tu peux. Le problème est plutôt que tu ne veux pas résister. La sexualité n’est pas un besoin fondamental comme manger et boire. Si tu ne manges pas et ne bois pas pendant longtemps, tu meurs. C’est garanti que cela n’arrivera pas si quelqu’un s’abstient de rapports sexuels. Le diable peut nous le dire. La société d’aujourd’hui peut te le souffler. Mais ce n’est pas vrai !! »

 

Et quand il te demande comment il peut être gardé ?

Alors je lui donnerais ces quelques conseils :

  • Prends la ferme décision dans ton cœur de faire ce que la Bible dit (Dan. 1,8).
  • Garde tes pensées. Nos pensées déterminent nos actions de demain.
  • Choisis soigneusement tes amis et tes contacts. Une mauvaise compagnie est toujours un risque élevé (1 Cor. 15,33). Reste avec ceux qui veulent suivre le Seigneur (2 Tim. 2,22).
  • Évite les lieux où ta sexualité est stimulée (lis Proverbes 7).
  • Fais un pacte avec tes yeux (Job 31,1). C’est particulièrement important pour les jeunes hommes. Faire un pacte avec tes yeux veut dire prendre la décision de détourner tes yeux dès que tu vois une fille ou une photo/poster/image ou quoi que ce soit d’autre qui réveille en toi de mauvaises pensées.
  • Aie le courage de fuir (1 Cor. 6,18). Pour Joseph, la seule chance d’échapper au danger était une fuite immédiate.

Par-dessus tout, sois occupé de choses positives ‑ de ton Seigneur !

♦ « Revêtez le Seigneur Jésus Christ, et ne prenez pas soin de la chair pour satisfaire ses convoitises » (Rom. 13,14).

♦ « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole » (Ps. 119,9). »

 

Merci, Papa Alus, pour toutes ces explications si utiles. Prions que nos lecteurs prennent les bonnes décisions pour mener une vie heureuse à la gloire de Dieu !

 

 

Interview Jésus Christ Sauveur ou Juge

Bonjour Tonton Bruno, nous avons beaucoup parlé du Seigneur Jésus, de sa naissance, de sa vie, de sa mort et aussi de son travail actuel. Maintenant nous voulons encore aborder l’avenir. Stp, pourrais-tu nous dire d’abord qui est Jésus Christ pour toi ?

Bonjour ! Qui est Jésus Christ pour moi ? Je dirai simplement que Jésus Christ est ma vie. Il est pour moi le merveilleux cadeau que Dieu m’a fait. Ce cadeau est tellement géant que je n’ai pu épuiser son contenu si varié jusqu’à présent ! C’est pourquoi je continue à découvrir et à apprécier jour après jour les différentes surprises que Dieu a empilées dans ce grand cadeau pour moi. Sais-tu quelle était la première merveille que j’ai découverte dans ce cadeau après l’avoir reçu ? Eh bien ! C’est que mes péchés sont pardonnés, et sont tous effacés (1 Jean 2,12) ! Et non seulement cela, mais j’ai encore découvert dans ce cadeau que je suis né de Dieu (Jean 1,13), et que j’ai la vie de Dieu ! Jésus Christ m’a donc ouvert les portes du ciel en effaçant mes péchés et en me donnant une vie nouvelle. C’est pour cela qu’il est mon Sauveur, puisqu’il m’a sauvé de l’enfer en m’ouvrant les portes du ciel.

Sur quelle base fondes-tu ta conviction que Jésus Christ est ton Sauveur ?

Cette conviction provient de Dieu lui-même, de ce qu’il a dit dans sa Parole, Lui qui ne peut mentir. Il est écrit : « Cette parole est certaine …, le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier ». (1 Timothée 1,15). Nous lisons également, parmi bien d’autres passages : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé » (Jean 3,16-18). C’est sur ces écrits que se fonde ma conviction que Jésus Christ est mon Sauveur.

Dis-nous donc précisément comment tu as fait pour accepter Jésus comme ton Sauveur.

C’était un soir, seul dans ma chambre à Yaoundé, où je lui ai dit par la prière que je crois qu’il est mort pour mes péchés, que je le veux dans mon cœur, que je lui ouvre mon cœur. J’ai reçu alors un agréable sentiment de paix. Malheureusement il s’en est suivi une période de doutes. Une période où je me demandais si je l’avais bien reçu, si j’avais bien fait ce que je devais faire pour le recevoir. Il pouvait alors même m’arriver de l’inviter à nouveau….

Mais par la Parole de Dieu, j’ai compris l’erreur qui m’avait conduit à ces doutes. J’ai compris que le fondement de ma relation avec lui, de mon acceptation par Dieu, n’est pas ce que je dis à Jésus, mais plutôt le sang du sacrifice de Christ à la croix, et l’appréciation que Dieu lui-même fait de cela. En sorte que rien n’est de moi, sinon de tenir pour vrai, sûr et certain dans mon cœur ce que Dieu a dit.

Et qu’a-t-il dit ? Qu’avant même que le monde fût, IL avait en vue d’envoyer son Fils dans le monde pour le sauver (1 Pierre 1,20). IL l’a envoyé avant même que je sois né, et il s’est offert en sacrifice pour sauver le monde. Dieu a accepté son sacrifice, et en vertu de ce sacrifice, Dieu qui est juste me sauve, moi le pécheur. J’ai compris que dès l’instant où quelqu’un croit ces choses dans son cœur, il a reçu Jésus, et devient enfant de Dieu. C’est pourquoi Dieu dit dans le livre de l’Exode : « Je (Dieu) verrai le sang et je passerai par-dessus vous … » (Exode 12,13).

Le Seigneur Jésus lui-même dit : « Celui qui entend ma Parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et ne vient pas en jugement » (Jean 5,24). Nous lisons également en Actes 10,44 : « Comme Pierre parlait encore, l’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui entendaient la Parole ». Comment expliquer ce dernier passage, si ce n’est par le fait que pendant qu’ils écoutaient Pierre, ils ont immédiatement cru ce qu’ils entendaient. Certainement, ceux-ci aussi avaient des choses à confesser au Seigneur Jésus, mais c’est seulement après avoir écouté et cru la bonne nouvelle du salut par Jésus Christ que cela allait avoir lieu.

Jésus Christ n’est-il pas le Sauveur du monde, donc le Sauveur de tous et de chacun ?

Bien sûr que si. Nous lisons : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Et aussi : « Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Romains 1,16). Certainement, Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Mais seul « celui qui croit » sera sauvé !

Pour qui Jésus Christ sera-t-il le Juge ?

Dieu nous parle parce qu’il nous aime. S’il y a un danger au-devant de nos pas, il nous avertit parce qu’il ne veut pas que nous y tombions. Dieu a établi un jour où il jugera par Jésus Christ la terre habitée (Actes 17,31). Dieu ne veut pas que quelqu’un vienne à ce tribunal, car tous ceux qui y comparaitront seront certainement condamnés. Un homme peut emmener son prochain en procès et ne pas avoir gain de cause. Mais si Dieu qui est juste fait comparaitre quelqu’un en procès, c’est qu’il a quelque chose contre lui. Aura-t-il gain de cause sur Dieu ? Est-il plus juste que Dieu ?

Dieu qui nous aime et qui nous avertit, nous parle encore par l’Évangile, pour nous préserver du jugement. Il parle une fois et deux fois, et l’on n’y prend pas garde (Job 33,14). Il supplie même les hommes de se réconcilier avec lui (2 Corinthiens 5,20), et il ordonne aussi de se repentir et de croire l’Évangile pour être sauvé de la colère de Dieu et de ce terrible jugement qui vient (Actes 17,30).

Et pourtant certains ne l’écoutent pas et continuent à suivre leur propre chemin. Nous lisons : « Celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement » (Jean 5,34). C’est donc tous ceux qui, durant leur vie, n’ont pas fait attention à ce que Dieu leur disait, qui n’ont pas cru Dieu, qui n’ont pas cru que le sang de Jésus les purifie de tous leurs péchés, qui seront jugés par Jésus Christ, et malheureusement condamnés pour toujours.

Quand ce jugement aura-t-il lieu ? Qu’est-ce que la Bible dit sur l’avenir de ceux qui ont cru et de ceux qui n’ont pas cru ?

Ce jugement est encore futur, mais certain. En effet, nous lisons en Actes 17,30-31 : « IL (Dieu) a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, … ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts ». Ceux qui ont cru au Seigneur Jésus ne viendront pas en jugement. Mais tous ceux qui seront jugés seront jetés dans l’étang de feu et de soufre avec le diable, et ils y seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles (Apocalypse 21,8). Pendant que ceux-ci seront tourmentés, ceux qui ont cru au Seigneur Jésus habiteront avec Dieu pour toujours, là où la mort n’est plus, où il n’y a ni deuil, ni cri, ni peine. Et ils régneront aux siècles des siècles (Apocalypse 22,5).

Mais nos lecteurs sont jeunes. Ils ont encore du temps, non ?

Nos lecteurs sont jeunes, c’est vrai. Mais j’ai souvent entendu des personnes, et même des jeunes, dire que quand on naît, on est déjà assez vieux pour mourir. Qu’ils regardent un peu autour d’eux ; ne se souviennent-ils pas d’un voisin, d’un camarade, d’un plus jeune qu’eux, qui a été emporté brusquement par une maladie ou par un accident ?

C’est vrai qu’ils sont jeunes. Mais sont-ils trop jeunes pour être jugés ? Nous lisons : « Et je vis un grand trône blanc, et celui qui y siégeait… Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône… Et les morts furent jugés… » (Apocalypse 20,11-12). Qu’il soit petit ou grand, jeune ou plus âgé, celui qui meurt sans Jésus sera jugé. C’est donc aujourd’hui et maintenant que chacun doit choisir de se confier en Jésus le Sauveur pour être sûr qu’il ne paraitra pas devant Jésus le Juge après la mort.

Que va-t-il arriver à ceux qui pensent qu’avec les bonnes œuvres et le fait qu’ils ne sont pas pires que les autres, ils vont arriver un jour au ciel ?

S’ils continuent sur cette voie, ils partageront exactement le même sort que ces personnes qu’ils estiment être pires qu’eux, car la Bible dit : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3,23). Une personne qui pense cela doit urgemment comprendre qu’elle fait fausse route, car le chemin qui mène au ciel ne passe pas par nos bonnes œuvres. La Parole nous dit : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2,8). L’entrée au ciel est un don de Dieu, et non un mérite de notre part pour avoir fait plus de bonnes choses que de mauvaises.

Que faut-il faire alors, tonton Bruno ? Stp, explique-nous cela encore une fois.

Il faut croire ce que Dieu dit à propos de nous et de son Fils dans la Bible. Et que dit-il ? Il dit qu’il n’y a point de juste, pas même un seul (Romains 3,10). Crois-tu cela, cher lecteur ? Si tu ne te reconnais pas pécheur, injuste, Jésus Christ ne peut pas être ton Sauveur, car il est venu sauver des pécheurs et non des justes. Dieu dit aussi que les hommes sont sans force en eux-mêmes pour arrêter de pécher (Romains 5,6). Cela veut dire, cher lecteur, que si tu prends la ferme résolution de ne plus pécher, avec toute la sincérité possible, tu continueras quand même toujours à pécher. Crois-tu aussi cela ?

Dieu dit enfin que pour des pécheurs comme toi, qui reconnaissent qu’ils n’ont pas de force en eux-mêmes pour cesser de pécher, il a envoyé son Fils pour les sauver de cette misère en mourant pour eux (Romains 5,6-7). Crois-tu que Jésus Christ est mort pour toi à cause de tes péchés ? Si tu crois cela, et confesses sincèrement tes péchés à Dieu, alors tu seras sauvé, car Dieu a été satisfait de ce que son Fils a fait pour toi (Romains 4,25).

Donc on comprend qu’il faut choisir de se confier en Jésus – et cela aussi tôt que possible. Précisément aujourd’hui !

Cher lecteur, si on te demandait quel membre de ta famille ou quel ami tu aimes le plus dans ce monde, que dirais-tu ? Imagine qu’un jour cette personne tombe entre les mains de brigands qui usent de violence, au point de lui cracher au visage, de faire des sillons sur son dos par le fouet, de s’en moquer, de déchirer ses vêtements, de la défigurer par la violence, etc. Quels sentiments t’habiteraient envers de telles personnes ? Eh bien ! sache que ce que les hommes (toi, et moi y compris) ont fait au Fils de Dieu, est pire que ce que ces brigands auraient fait. Sache qu’à cause de cela, la colère de Dieu est sur toi, sur moi, sur chacun de nous. Le seul moyen pour toi de te faire pardonner ce crime, c’est de croire aujourd’hui en Jésus comme ton Sauveur. Sinon un jour tu devras faire face à la fureur de Dieu contre ceux qui ont mis à mort son Fils bien-aimé, en qui il trouvait tout son plaisir. Supporteras-tu la colère de Dieu ?

 

Qui est Jésus Christ pour toi ?

 

Ton Sauveur aujourd’hui ?

ou

Ton Juge demain ?

Une vie de disciple : perte ou gain ? – Toi suis moi

Une vie de disciple : perte ou gain ?

Interview
Bonjour Papa Erik, Merci pour ta disponibilité à répondre à nos questions sur le sujet « Une vie de disciple » pour le journal « Toi, suis-moi ».

Stp, pourrais-tu d’abord te présenter ?
Je suis un infirmier engagé pour Christ. Marié depuis 24 ans maintenant et père de 4 enfants, j’ai 49 ans. Je suis le 3e né de mes parents qui ont eu 6 enfants au total. J’ai eu la grâce d’avoir des grandsparents qui étaient des disciples
engagés à la suite du Seigneur Jésus Christ. L’exemple de leurs vies et l’évangile que j’ai écouté d’eux ont eu un impact sur moi dès ma tendre
enfance… Quand j’ai atteint l’âge de 10 ans, ma maman (qui était jusquelà une chrétienne de nom, mais qui, avec mon père très ancré dans l’idolâtrie, recherchait de la protection et une meilleure condition de vie auprès des marabouts et devins…) s’est convertie à Christ. La vie complètement différente et très paisible d’une de ses nouvelles collègues disciple du Seigneur l’a frappée ; elle a alors pris à cœur le message évangélique qu’elle avait déjà écouté de ses parents dès son enfance, et qui était le même que lui annonçait sa nouvelle collègue. Tout le changement positif que j’ai observé chez ma maman après sa conversion m’a motivé à vouloir connaître personnellement le Seigneur Jésus Christ. C’est ainsi que, par la fréquentation des réunions d’études bibliques où elle nous amenait désormais, j’ai eu la grâce de réaliser que j’étais un pécheur condamné par ma nature et mes nombreux péchés. En même temps, l’amour de Dieu manifesté par le sacrifice de Son Fils unique à
la croix pour me sauver est devenu si réel pour moi que j’ai ouvert mon cœur au Seigneur Jésus Christ pour le recevoir comme Sauveur personnel. Ma vie a été complètement changée par Lui. Cela fait maintenant plus de 30 ans que j’ai la grâce d’être instruit et guidé par ses soins tendres et fidèles. Il est mon Seigneur, et mon bonheur est tout en Lui !

Pourrais-tu nous dire comment on devient un disciple ? C’est automatique après la conversion ?

On ne peut pas être disciple si l’on n’est pas converti ; cependant, toutes les personnes converties ne sont pas automatiquement des disciples. Nous trouvons dans la Parole des conditions ou des dispositions de cœurs qu’il faut avoir pour le devenir. Le Seigneur a clairement dit à ce propos en Luc 14,27 et 33 : « Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne vient pas après moi, ne peut être mon disciple… De la même façon, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a ne peut pas être mon disciple. » D’ailleurs, j’aime bien les expressions que l’apôtre Paul, un modèle de disciple, utilise à ce sujet en les appliquant à lui-même. Je cite juste deux exemples. Actes 20,24 : « Mais je ne fais aucun cas de ma vie ni ne la tiens pour précieuse à moimême, pourvu que j’achève ma course, et le service que j’ai reçu du Seigneur Jésus ». Philippiens 1,21 : « Car pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir, un gain ». Un disciple dans notre contexte est donc une personne qui, après sa conversion, a
disposé son cœur à écouter et à suivre coûte que coûte son Maître, le Seigneur Jésus. C’est d’ailleurs pour ce but que l’on se fait baptiser après sa conversion.

Donc être disciple signifie suivre le Seigneur Jésus et apprendre de lui pour lui
ressembler. Cela touche tous les domaines de la vie, n’est pas ?

Tout à fait ! Il faut renoncer à soimême et à tout ce qu’on a pour devenir disciple du Seigneur et le suivre chaque jour et à chaque instant. Des circonstances pénibles, des temps difficiles et même douloureux peuvent arriver, mais ils ne détournent pas un disciple de son chemin.

Alors, faut-il quitter la famille, comme les disciples autrefois, pour suivre le Seigneur ? Faut il même haïr ses parents, sa femme et ses enfants, comme il est dit en Luc 14,26 ?

Il ne s’agit pas de quitter physiquement la famille – bien que cela peut arriver, quand on est par exemple persécuté et chassé par les siens à cause de sa foi, ou quand on a reçu un appel du Seigneur pour une tâche particulière dans son œuvre à un endroit éloigné d’eux. Il ne s’agit pas non plus d’avoir des sentiments de haine contre les personnes citées, mais de haïr leur façon de vivre sans crainte de Dieu – ou s’il s’agit de croyants, de les aimer plus que le Seigneur lui-même. En d’autres termes, c’est de ne pas chercher à plaire à ceux-ci au détriment de la soumission et de l’obéissance totale que le disciple
doit constamment avoir envers son Maître ! L’apôtre Paul, une fois de plus un
vrai modèle, dit cela en Galates 1,10 : « Car maintenant, est-ce que je
m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce à des hommes
que je cherche à plaire ? Si je plaisais encore à des hommes, je ne serais
pas esclave de Christ ». Si donc je suis prêt à me laisser détourner de
l’obéissance fidèle au Seigneur par égard à un membre quelconque de
ma famille, je suis inapte à être un disciple.

Comment un disciple agit-il dans le choix du métier ou de la formation ? Selon quels critères choisit-il ?

Face au choix de sa profession ou même lors du choix de sa formation professionnelle, un disciple ne se laissera pas diriger par le désir de s’enrichir (1 Timothée 6,9). Son choix doit au contraire prendre en compte le fait que sa profession lui permettra de mieux servir son Maître. Voici quelques questions
qu’un disciple devrait se poser, dans la prière et avec un cœur soumis à
son Maître pour Le laisser diriger son choix :
� Est-ce que je possède des capacités et des aptitudes naturelles qui me permettront d’être un modèle dans ce métier ? (Car c’est premièrement par ma façon de travailler que ma vie est un témoignage à la gloire de Dieu.)
� L’exercice de cette profession me laissera-t-il suffisamment de temps pour toutes les activités spirituelles, telles que l’étude personnelle de la Parole, la prière, les réunions chrétiennes et mon service dans l’œuvre du Seigneur ?
� Cette profession est-elle compatible avec ma vocation ? (Une vocation est un appel précis que Dieu adresse à chaque disciple en particulier, pour qu’il consacre sa vie à la réalisation d’une tâche précise dans ce monde.)
Le disciple doit prendre en compte sa vocation divine pour se garder de s’engager dans des activités qui seraient des entraves à son témoignage et au service qu’il a reçu de son Maître !

Et dans le choix de l’époux/l’épouse – qu’est-ce qui doit diriger son choix ?

En instituant le mariage, Dieu a voulu donner à l’homme (c’est-àdire à un adulte/responsable) la possibilité de prendre pour épouse une aide qui lui corresponde (Genèse 2,18). Un disciple face à l’exercice du choix du conjoint doit tout d’abord tenir compte de ce divin but du mariage. En tenant donc compte de sa vocation, un disciple choisira un conjoint avec qui il/elle pourra suivre son Maître en ayant un meilleur rendement dans les tâches par une sorte de synergie d’action. Bien que le sentiment amoureux ait toute sa place dans la vie conjugale, ce n’est pas ce qui doit diriger le choix. Car l’amour sentimental ne suffit pas pour avoir un mariage selon Dieu. En ayant une bonne connaissance des pensées de Dieu sur le but du mariage, sur la place et
le rôle de chacun dans la vie conjugale, un disciple demande à Dieu de l’aide dans la prière, pour trouver une personne qui étant également disciple, a une vocation divine qui correspond à la sienne. « Le croyant et l’argent » est aussi toujours un sujet chaud. Un disciple doit-il vivre sans argent comme le Seigneur
quand il marchait sur la terre ? Un disciple, bien qu’ayant choisi de servir Dieu et non l’argent (Luc 16,13), est aussi un bon gérant. C’est-à-dire qu’il/elle est une personne qui administre convenablement l’argent et tous les biens de son Maître. L’ensemble de son administration a un seul but : Faire prospérer les affaires de son Maître, tout en ayant aussi la responsabilité d’en utiliser une
partie avec parcimonie pour ses besoins personnels. Le disciple doit savoir que :
� Son Seigneur est le propriétaire de toutes choses (1 Chronique 29,14), même de l’or et de l’argent (Aggée 2,8). Comme propriétaire, c’est le Seigneur luimême qui décide quelle sorte et quelle quantité de biens il met à la disposition de son disciple.
� Les travaux physiques et intellectuels sont les moyens par lesquels le disciple entre quotidiennement en possession de biens matériels afin de les gérer pour son Maître. Voir par exemple l’instruction donnée en Proverbes 6,6-11. Si donc d’un côté le disciple ne se laisse pas guider par le mauvais désir de devenir riche, il sait qu’il doit suivre l’exemple de l’apôtre Paul qui montrait que c’est en travaillant de nos propres mains que nous aurons l’argent et les biens
dont nous avons besoin pour pourvoir à nos besoins (2 Thessaloniciens 3,8-12).
En Luc 14,27 le Seigneur dit qu’il faut porter sa croix pour le suivre. Qu’est-ce que cela signifie ? Porter sa croix pour suivre le Seigneur Jésus est la conséquence pratique d’avoir renoncé à soi-même pour devenir disciple du Seigneur. Porter sa croix implique la mort à soi-même, c’est-à-dire le rejet
constant de sa volonté propre à cause de notre mort avec Christ ; le résultat sera la liberté et le bonheur de le suivre partout et en toute circonstance (2 Cor. 4,10). Donc, pour finir, donnez-nous la réponse à notre question :Vivre comme disciple – est-ce une perte parce que je renonce à beaucoup de choses ou est-ce un gain ? Qu’est-ce que je peux gagner ? Oui, pour suivre le Seigneur Jésus
comme son disciple je dois renoncer non seulement à beaucoup de choses, mais à toutes choses. Or, ce n’est en rien une perte, mais un double gain car :
� Avoir la grâce de pouvoir renoncer à ce qui n’était que des
obstacles à mon obéissance à Christ est un grand gain, du moment que
ces ordures ne m’encombrent plus et ne font plus obstacle à ma marche à
la suite de mon Maître. � Le deuxième grand gain est qu’ayant renoncé à toutes choses pour suivre mon Seigneur, Dieu me donne toutes choses avec Lui (Romains 8,32) ! Merci beaucoup, Papa Erik. Prions que beaucoup de nos
lecteurs se décident à suivre le Seigneur Jésus de tout leur cœur

Interview : Être différent des autres

Cher Joël, merci de ta disponibilité à participer à l’interview pour notre journal « Toi, suis-moi ».  Le sujet est « Montre ton drapeau » et tout le journal s’occupe de différentes situations où le jeune croyant est différent des autres. Différent parce qu’il veut suivre et honorer son Seigneur. Tu es un jeune croyant. Dis-nous : À quel âge t’es-tu converti ?

 

Ma conversion a eu lieu à l’âge de 13 ans, suite à un travail minutieux du Seigneur dans mon cœur dès l’âge de 6 ans.

 

Donc tu étais encore enfant quand tu as accepté le Seigneur comme ton Sauveur personnel. Quels sentiments avais-tu après ta conversion ?

 

Oui ! Après ma conversion, j’avais un heureux sentiment d’avoir enfin saisi l’essentiel.

 

À quel âge as-tu réalisé que cela peut te coûter quelque chose de suivre le Seigneur ?

 

Ce que ça coûte de suivre le Seigneur s’est dévoilé progressivement. Au départ ayant ce fervent désir de suivre le Seigneur, je n’avais pas réalisé le renoncement de soi que cela implique. C’est vers l’âge de 14 ans que je me suis engagé à désormais témoigner publiquement de ma foi et que j’ai commencé à expérimenter la vie chrétienne. Plus tard encore, je pense que c’était vers 16-17 ans, j’ai commencé à comprendre par la grâce que ça impliquait « Tout de Christ et rien de moi ». 

 

C’était comment à l’école et à l’université ? Tu dis que tu t’es engagé à l’âge de 14 ans à témoigner publiquement de ta foi, à parler de ton Seigneur et à inviter les autres à venir à Jésus Christ ? Comment ont-ils réagi ? Est-ce qu’on s’est moqué de toi ?

Concernant mon témoignage :

Je regrette que cela n’ait pas été quelque chose de permanent, d’ouvrir ma bouche pour parler de mon Seigneur. Mais je me souviens que ma Bible était toujours parmi mes fournitures scolaires, et que je n’hésitais pas à la sortir en classe. C’est souvent à cause de cela que mes camarades me posaient des questions (je me suis rendu compte plus tard que je n’aurai pas dû entrer dans des débats religieux, mais simplement parler de mon Seigneur).

D’autre part j’ai eu la grâce d’avoir accès aux traités bibliques et je recevais des calendriers de poche que je distribuais à toute la salle, et ça marquait très bien mon territoire et ma position. De plus, j’ai eu la très grande grâce de parler oralement à plusieurs du chemin du salut.

 

Concernant leurs réactions :

Il y avait ceux qui écoutaient et questionnaient, il y avait ceux qui écoutaient et déviaient tout vers des discussions religieuses, mais sur le terrain de l’école, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui a refusé d’écouter. Certains de mes camarades avaient décidé de m’appeler « Pasto », mais je n’avais pas pris cela pour de la moquerie et je peux affirmer que mes camarades ne se moquaient pas de moi en face, sauf quand j’oubliais mon identité.

 

Connais-tu des situations où tu avais honte de parler du Seigneur et où tu t’es tu ?

 

Oui, quand j’oubliais mon identité et faisais comme la masse, des moments venaient où des occasions claires se présentaient et je savais au fond de moi qu’il fallait que je parle, mais j’avais honte de le faire, surtout parce qu’il y avait dans ma classe un incrédule qui se donnait une apparence de piété et de religiosité et qui avait un comportement plus exemplaire que le mien. Et même quand désespéré, je parlais, j’étais repris par les autres qui montraient l’incrédule comme référence. Quelle honte n’est-ce pas ?

 

Quand tu étais sur le point de choisir ta formation, y a-t-il eu des métiers que tu n’as pas voulu choisir parce que tu es chrétien ?

 

Oui il y a des métiers que je n’ai pas pu faire, non seulement parce que je suis chrétien, mais parce que j’ai ce désir de suivre le Seigneur et de Lui ressembler.

En 2015, je me suis inscrit dans une école où je devais apprendre à créer des affiches et des vidéos d’animations publicitaires, pour des entreprises et des particuliers. Dès les premières semaines, j’ai réalisé que si je voulais être vrai, il y aurait beaucoup de marchés que je ne gagnerais pas parce qu’il faudrait y ajouter une petite dose de mensonge, pour convaincre les individus d’acheter. À peine commencé, j’ai alors décidé d’arrêter cette formation.

 

Finalement tu as fait une formation pour programmer l’ordinateur. Lors de ta soutenance à la fin de cette formation, tu as eu des difficultés parce que tu as adressé tes premiers remerciements à ton Dieu qui t’a aidé et t’a soutenu. Veux-tu nous raconter cette situation pour encourager d’autres jeunes qui vivent peut-être la même chose ?

 

En fait lorsque je rédigeais mon rapport, J’ai voulu révéler mon identité en remerciant devant tous premièrement mon Dieu. Alors mon encadreur académique a demandé que j’enlève cela. J’ai demandé pourquoi ? Et il m’a répondu « Il pourrait y avoir des athées dans le jury », ensuite il a ajouté qu’il devait même être le premier à être remercié.

À cause de cette dernière phrase, je n’ai pas enlevé mes remerciements à Dieu, même en sachant les conséquences que cela pourrait avoir. Et j’en ai payé le prix, car mon propre encadreur m’a lâché. Mais malgré cela et grâce au Seigneur, je n’ai pas eu une mauvaise note !

Et même si j’avais eu une meilleure note en ayant accepté de me soumettre, une chose est sûre : la note ne donne pas d’emploi, c’est le Seigneur qui veut que nous travaillions et qui nous donne le poste de travail.

 

Waouh – c’est un encouragement pour nous de vraiment montrer notre identité, de montrer notre drapeau de chrétien et de nous confier ensuite au Seigneur pour la suite. Quelles activités fais-tu actuellement pour annoncer l’évangile à ceux qui sont encore perdus ?

 

Cette question me rappelle encore que ce service ne s’arrête pas. J’ai juste remarqué que dans ma vie chrétienne, je n’arrive à saisir toutes les occasions de parler du Seigneur que si je suis en communion avec le Seigneur. Dans le cas contraire, je n’arrive pas à saisir toutes les occasions de parler de lui, que ce soit sur le web, à travers un traité biblique ou face à face.

 

Pour encourager les jeunes à « montrer leur drapeau » quel conseil as-tu à donner ?

 

Pour cette fois je donnerai un conseil que moi-même j’ai reçu de ceux qui ont marché fidèlement, en étant un exemple pour moi.

Ceci n’est possible que si j’aime le Seigneur, et si j’aime le Seigneur, je le cherche dans les Écritures afin de cultiver par la prière cette intimité entre lui et moi.

C’est une joie qu’on ne peut pas facilement décrire, lorsque par la grâce nous montrons véritablement notre drapeau. Cela devient alors évident autour de nous que nous appartenons au Seigneur. C’est une joie, une immense joie lorsqu’on nous méprise pour le nom de Christ, parce qu’on voit cette différence dans notre vie et que les autres se sentent alors repris.

Par-dessus tout, nous savons que témoigner pour le nom du Seigneur réjouit Son cœur.

 

Merci beaucoup, Joël, pour ce témoignage. Nous te souhaitons de rester proche du Seigneur pour Le connaitre de mieux en mieux, pour que ta vie et tes paroles témoignent de LUI. Ceci est également notre désir pour tous les jeunes qui lisent cette interview.

As-tu un petit ami
Interview : As-tu un petit ami ?

Salut Hannah, merci d’avoir accepté cet interview pour notre journal « Toi, suis-moi ». Peux-tu commencer par te présenter, stp ?

Bonjour 😊. Je m’appelle Hannah et j’ai 21 ans. J’étudie les mathématiques et le SVT en vue de l’enseignement primaire. Et je suis chrétienne.

Ok, merci beaucoup, Hannah. Je suppose que ce n’est pas toujours facile de « montrer ton drapeau » comme chrétienne à l’université, non ? As-tu le courage de parler de ta foi ? Si oui, comment tes camarades réagissent-ils ?

Effectivement, ce n’est pas facile. À l’université – comme d’ailleurs avant à l’école – je me sens souvent comme « à côté de la plaque » parce que ma vie a une tout autre direction que celle de la plupart de mes camarades d’étude. En dehors de l’université, je n’ai pas d’activité commune avec eux, mais pendant les pauses et lors de travaux en groupe j’essaie de montrer mon drapeau. Par exemple lorsqu’on parle des activités du weekend, ou par un autocollant avec un message chrétien, ou encore par le verset biblique que je mets habituellement sur mon profil WhatsApp. Mais je dois avouer que, pour quelqu’un qui a le meilleur message du monde à partager, je ne suis pas toujours aussi courageuse qu’il le faudrait. Et malheureusement, si j’arrive à témoigner, la plupart du temps mes camarades acceptent ma foi comme étant quelque chose d’important pour moi, mais n’arrivent pas à comprendre que cette foi est aussi importante pour eux. Pourtant, à l’occasion, cela m’a permis de rencontrer d’autres chrétiennes, et c’était super.

Le journal de ce trimestre a comme sujet : « Amitié et flirt ». Dis-nous, as-tu un petit ami ?

Cool ! C’est un sujet super-important. Chez les jeunes de mon âge on y pense souvent. Non, je n’ai pas de petit ami par conviction.

Non ? Pourquoi pas ? C’est quoi ta conviction ?

En fait il y a plusieurs raisons. Tout d’abord, la Bible ne parle pas d’amitié entre garçons et filles, elle parle juste des fiançailles et du mariage. C’est vrai que la Bible a été écrite à une époque où les habitudes étaient bien différentes, mais ces principes restent valables aujourd’hui. De toute manière la Bible dit clairement que relations sexuelles avant le mariage sont un péché, c’est donc une impasse, un « no go » pour un chrétien. En outre, selon Dieu, une relation avec un incrédule est hors de question ; ça c’est quelque chose que je dois toujours me rappeler ! En ce qui concerne une « simple amitié » avec un garçon croyant, je suis convaincue que ce n’est pas une option pour moi. Même si son objectif n’est pas le mariage, une telle relation éveille quand même les sentiments, et si un jour l’amitié se casse, j’en souffrirai beaucoup et le garçon sera aussi blessé. Et au cas où mon ami me demanderait de l’épouser, ce serait très difficile, voire impossible, de répondre objectivement, sans que mes sentiments me poussent dans une direction ou dans l’autre. Entre nous dit, il y a quand même des gars que je trouve super, et que j’aimerais bien apprendre à mieux connaître…, mais je prie le Seigneur de m’aider à attendre.

C’est comment à l’université ? N’y a-t-il pas des camarades qui t’abordent pour faire ta connaissance ou qui aimeraient sortir avec toi ? Comment gères-tu tu de telles demandes ?

Dans mes études, je n’ai pas beaucoup de contacts avec des garçons. Heureusement, jusqu’à présent personne ne m’a abordé dans ce sens. Je suis consciente que ça pourrait être difficile de dire NON, surtout si je trouve le gars super. J’espère que dans un tel cas je tiendrai bon et que j’aurai la force de dire NON. Mais je crois que la meilleure solution est de garder mes distances et de montrer que je suis différente. Comme ça, les garçons ne me demandent même pas de sortir avec eux.

Et parmi tes frères à l’église, comment gères-tu tes contacts ?

J’ai un contact normal avec les jeunes hommes, en général je les salue et on cause un peu quand on se rencontre. Souvent on a des activités en groupe. Mais j’évite d’avoir des contacts personnels. Je préfère entretenir ce genre de relation avec mes sœurs et mes amies.

Mais aujourd’hui, même si tu ne sors pas avec un garçon, c’est quand même facile d’avoir des échanges par téléphone, par SMS, par contact WhatsApp ou par mél, juste pour partager des nouvelles et causer un peu. Qu’en penses-tu ? ?

C’est vrai qu’avec la communication électronique, les échanges avec les garçons sont devenus très facile. On peut nouer ou maintenir un contact sans se rencontrer personnellement. Moi, mon téléphone je l’utilise beaucoup pour l’organisation. Bien sûr que je réponds aussi à un garçon s’il me demande quelque chose. Mais à mon avis il faut être très prudent dans les contacts avec des personnes du sexe opposé parce que cela peut vite créer des liens qu’on n’aurait pas voulus. Il peut aussi arriver qu’on s’écrive des choses qu’on n’aurait jamais dit de face. On peut aussi créer des malentendus par des smileys ou d’autres abréviations qu’on utilise. En fait, je sais que nous les filles nous interprétons souvent les choses différemment et avec beaucoup plus d’émotions que les garçons. J’essaie toujours de garder en mémoire que le Seigneur voit toutes mes activités téléphoniques. Et en plus je n’aimerais pas avoir honte si quelqu’un d’autre lit mes échanges.

Mais si tu restes si réservée, comment imagines-tu ton avenir ? Ne veux-tu pas te marier un jour ?

Je pense pourtant que je vais me marier un jour – si le Seigneur le veut. Mais j’aimerais bien partager la pensée d’une sœur et amie qui m’a dit : Ce n’est pas un mari qui rend ta vie heureuse, mais c’est le Seigneur Jésus. Un frère a transposé le choix d’Abraham et de Lot en Genèse 13 au choix du conjoint : Lot leva ses yeux… et il choisit. Cela a très mal fini. Cela m’arrive aussi de regarder les jeunes frères autour de moi pour me demander qui entre en ligne de compte. Par contre, Abraham a attendu jusqu’à ce que Dieu lui ait parlé : « Et Dieu dit à Abraham : lève tes yeux et regarde ». Attendre que Dieu nous montre le bon partenaire est ce que nous avons de mieux à faire. C’est mon désir pour nous tous.

Merci beaucoup, Hannah, pour tes réponses honnêtes et franches. Que le Seigneur te bénisse et te garde. A+

Comment as-tu trouvé le bonheur

Interview : Où trouver le bonheur ? 

Bonjour Carsten. Merci beaucoup de participer à cet interview. Tes expériences peuvent aider nos lecteurs à prendre les bonnes décisions dans leur vie. Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Carsten et je suis marié avec Inge, que j’ai connu dans le rassemblement. Je me suis converti vers 1998.

 

Je me souviens encore très bien du jour où je t’ai rencontré. Tu es venu à une rencontre d’évangélisation et en entrant tu as dit : « Je suis le nouveau ». Comment se fait-il que tu sois venu à cette réunion ?

Oui, je m’en souviens bien, même si ça fait presque 20 ans. Dieu avait déjà commencé à travailler dans mon cœur, mais je ne discernais pas encore son plan. Vous m’aviez invité à une soirée d’évangélisation qui avait lieu vis-à-vis de chez moi. J’avais déjà observé plusieurs fois des personnes se rendre aux réunions chrétiennes depuis ma fenêtre, sans oser y aller moi-même. Certaines choses dans ma vie me retenaient. Mais grâce au Seigneur, j’ai quand même osé venir cet après-midi. D’abord juste pour observer quelles sortes de personnes étaient là et ce qu’il s’y passait.

 

Et alors, comment t’es-tu converti ?

Cela avait déjà commencé quelques années plus tôt. Après presque 40 ans de vie sans Dieu, profondément ancré dans le péché et sous l’emprise du diable, j’ai vu un jour que je n’arrivais plus à me sortir de cette vie sans issue. Le poids de mes péchés, la maladie, les dépressions, ainsi que des weekends de débauche et d’alcool m’ont amené au bord du gouffre. À un moment, le désespoir est devenu insupportable, l’anxiété et la peur de la mort se sont changées en pensées suicidaires.

Pour surmonter mes peurs, j’ai essayé beaucoup de méthodes ésotériques, comme par exemple des exercices de méditation. Mes relations avec des femmes se gâtaient toutes après quelque temps. Finalement tout s’est effondré et je passais des nuits horribles, dans lesquelles la pensée de la mort revenait sans cesse. La peur est devenue surpuissante jusqu’au jour où j’ai crié à Dieu : « Si tu existes, sauve-moi ici et maintenant. » Après avoir crié cela, je me suis couché par terre et j’ai pleuré toutes mes misères devant Dieu.

C’était vraiment comme si Dieu était là et écoutait. Ce n’était pas quelque chose que je pouvais voir ou ressentir, mais IL était là. Quand je me suis relevé, j’ai senti une joie et un soulagement inexprimables. Ensuite, j’ai continué à vivre comme avant, mais les peurs avaient cessé.

Puis le jour où j’ai répondu à votre invitation est arrivé. Cela faisait déjà quelque temps que je cherchais d’autres chrétiens. Les grandes églises ne pouvaient pas m’aider. Parfois je me suis rendu à des réunions de chrétiens, comme par exemple une évangélisation ou un « bus-thé-bible ». C’est comme cela que la Parole de Dieu a commencé à agir dans mon cœur. Enfin, lors de cet après-midi d’évangélisation, une sœur m’a dit : « Si tu veux trouver la paix, va dans ton appartement, confesse tes péchés au Seigneur Jésus, remercie-Le d’être mort pour toi sur la croix et remets-Lui ta vie. » Et c’est ce que j’ai fait. Il y avait beaucoup, beaucoup de péchés et ce n’était pas facile.

C’est ainsi que je me suis converti et que j’ai placé ma vie dans la main de Jésus. Lui seul pouvait créer quelque chose de nouveau de moi, un pécheur perdu. Je n’avais plus rien et j’étais vide, mais LUI m’a rempli de son amour inexprimable. Une joie indescriptible était entrée dans ma vie.

 

Que représente le Seigneur Jésus pour toi maintenant ?

Tout. Si je ne l’avais pas LUI, je ne serais plus en vie ou je me trouverais dans un asile de fous. Il nous tient, ma femme et moi, fermement par la main. Il me console et me délivre de situations désespérées, que ce soit au travail, dans l’assemblée ou dans la famille. Il guérit mes péchés et les pardonne, quand mon ancienne vie veut me rattraper.

Sans Lui, il n’y aurait aucun espoir et je serais complètement prisonnier du péché et du monde. Mais grâce au Seigneur, ce n’est pas comme ça. Il m’a aussi donné une femme compréhensive.

 

Avant ta conversion, tu as mené une vie loin de Dieu. Étais-tu heureux ?

Mon enfance a malheureusement été brisée par un séjour dans un orphelinat. J’ai été adopté à deux ans, mais ensuite mes parents adoptifs se sont séparés. Ce n’était donc déjà pas le meilleur départ dans la vie… Malgré cela, ma mère adoptive a essayé de m’élever le mieux possible. Nous habitions dans un village où nous étions une bonne bande et nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Ce qui me manquait, c’était un père, et à cause de cela, je me suis souvent retrouvé en compagnie de gens qui faisaient la fête. Nous nous sentions très forts en groupe. Mais intérieurement j’étais déchiré. Cela s’est toujours manifesté soit par de la résignation, soit de l’agressivité vis-à-vis de ma mère.

Mais j’ai aussi passé par des périodes durant lesquelles j’étais extérieurement heureux. Avec mes amis ou avec ma bande. On s’amusait toujours bien pendant les weekends. Évidemment, presque toujours avec trop d’alcool, ce qui a eu comme conséquences des bagarres violentes ou le retrait du permis de conduire. Je n’étais pas le plus fort, mais lorsqu’on a des amis et assez d’alcool dans le sang, on calcule mal sa force.

J’avais une vie professionnelle normale. D’abord un apprentissage, ensuite un travail sur les chantiers et ensuite comme soldat de la marine. C’était mon métier préféré. De longs voyages en mer. Ensuite je me suis dirigé dans le domaine de la sécurité et je m’occupe encore aujourd’hui de la sécurité des hommes et des biens. Néanmoins, jusqu’à ma conversion, j’étais prisonnier de beaucoup de convoitises dangereuses qui ont commencé à détruire mon âme.

Si tu me le demandes, le bonheur est en fait quelque chose d’autre. Ce que j’avais n’était que superficiel. J’ai le vrai bonheur profond, la paix et une joie inexprimable depuis que je sais que j’appartiens à Dieu pour le temps et l’éternité. Depuis ce moment, j’ai une vraie famille, un Père éternel qui m’aime et un Sauveur merveilleux. Et c’est pour toujours.

 

Comme marin, tu as voyagé quelque temps sur les mers et les océans. Une fois, tu as même fait escale à Douala. Comment était la vie sur les bateaux ?

Comme je l’ai déjà dit, j’ai eu énormément de plaisir à voyager en mer. C’était un réel défi et je pouvais apprendre à travailler et vivre avec une équipe. En plus, j’ai visité beaucoup de parties du monde que je n’aurais jamais vues autrement. Mais le péché m’a suivi sur le bateau. Et là aussi, il y avait beaucoup d’alcool.

Le Seigneur m’a plusieurs fois sauvé d’une mort certaine. Deux fois je me suis presque noyé en mer et il y a eu des tempêtes durant lesquelles j’ai même prié Dieu de nous aider à les traverser.

En 1978, nous avons navigué trois mois sur la mer Méditerranée et passé du temps en Côte d’Ivoire. Oui, nous nous sommes aussi arrêtés à Douala. Mais cela fait déjà longtemps, et je m’en souviens à peine. J’aimais les gens locaux.

 

As-tu aussi consommé des drogues ? Est-ce qu’elles t’ont donné le bonheur que tu cherchais ?

Oui, j’en ai pris ici et là, et j’ai aussi essayé le cannabis. Cependant, je n’y ai trouvé aucun plaisir. Par contre l’alcool était au centre des weekends et il n’y avait aucune fête sans lui. Le problème, c’est que je ne connaissais aucune limite quand j’étais ivre et je faisais souvent la fête jusqu’au matin. J’ai fait beaucoup d’idioties en étant ivre. On se croit tellement libre et courageux, alors qu’en réalité, c’est le contraire. L’alcool a aussi détruit quelques-unes de mes relations. Selon l’état d’esprit, je pouvais être très drôle et social en étant ivre, mais aussi imprévisible et agressif. Non, ce n’est pas là que j’ai trouvé le bonheur.

 

Et après ta conversion, est-ce que c’était facile de tout laisser ?

Lorsque j’ai su que j’étais sauvé pour toujours, je me suis senti en sécurité pour la première fois. Bien sûr, je ne connaissais pas encore beaucoup la Bible. Au début, je suis souvent retombé dans certains péchés et j’ai continué à boire. Au moins à deux reprises, je suis vraiment retombé, pour ensuite retourner honteux et plein de remords au pied de la croix. Oui, le Seigneur a eu beaucoup de patience avec moi et m’a toujours pardonné de nouveau, et m’a aidé à me libérer de ces choses. Mais j’ai aussi trouvé beaucoup d’aide dans la communion avec d’autres chrétiens, et plus tard avec ma femme Inge.

Naturellement, encore aujourd’hui je ne suis pas sans péché, mais je ne vis plus mon ancienne vie. Le Seigneur m’a libéré de beaucoup. Quand je tombe, je peux me relever. Je LUI appartiens et je m’oriente toujours à nouveau sur Lui par la Parole de Dieu. Le Seigneur aide et use de patience. Mais Il peut aussi nous punir. Parce qu’Il nous aime.

 

As-tu gardé contact avec tes anciens amis ?

Petit à petit, ces contacts ont pris fin. Je savais que mes anciens amis se moqueraient si je leur disais que je faisais maintenant route avec Jésus Christ. Ainsi, j’ai eu toujours plus de temps pour lire la Bible et la comprendre, et me rendre aux réunions. J’ai repris contact ces dernières dix années avec certaines connaissances et ma parenté dans le village. Mais cette fois, comme homme nouveau, en leur apportant l’évangile sous forme de calendriers et par mon témoignage personnel.

Au début, ils ont pensé que je venais d’une autre planète. Avant, j’avais été quelqu’un qui allait à toutes les fêtes et qui était malheureusement aussi connu comme blasphémateur. Mais maintenant, je peux parler avec eux et j’espère que le Seigneur produira du fruit. Mes collègues non plus ne pouvaient pas vraiment le croire et m’ont aussi attaqué à cause de ma foi. Mais cela n’a pas dépassé les bornes et ils ont dû accepter qu’il n’y a pour moi aucun retour possible vers mon ancienne vie.

À cela s’ajoute encore le service du stand biblique, où je rencontre toujours à nouveau d’anciennes connaissances, auxquelles je peux annoncer la Bonne Nouvelle.

 

Ta vie après ta conversion est-elle sans problème ?

Je crois que personne ne peut dire que sa vie de chrétien se déroule sans problème. Au contraire. En tant que chrétien, je dois souvent faire face à bien plus de problèmes avec moi-même et mon ancienne nature, avec d’anciennes habitudes qui veulent toujours me faire revenir en arrière. Mais Dieu soit loué, je ne suis plus seul. Le Seigneur dit que nous pouvons venir à Lui avec tous nos problèmes et ainsi toujours retrouver la paix. Si quelqu’un dit qu’il n’a absolument aucun problème, j’ai de la peine à le croire. MAIS : Rejette ton fardeau sur le Seigneur et Il prend soin de toi. Ce n’est vraiment pas une promesse vide. Bien sûr que maintenant, comme chrétien, j’ai beaucoup plus de joie, de vraie joie, et certains de ces problèmes disparaissent aussi. Je ne peux qu’être émerveillé et reconnaissant pour tout cela !

 

Merci Carsten, d’avoir partagé tant d’expériences et de pensées avec nous. Après tout ce que tu as vécu, quels conseils aimerais-tu encore donner aux lecteurs et lectrices de ce magazine ?

Tu ne peux que gagner, si tu te tournes vers le Seigneur Jésus Christ. IL t’attend. C’est pour toi qu’IL a sacrifié sa propre vie merveilleuse, sans péché à Golgotha. Mais Il est ressuscité et t’accueille avec amour si tu lui remets ta vie.

 

N’ATTENDS PAS PARCE QUE TU CROIS QUE TU VAS LOUPER QUELQUE CHOSE DANS TA VIE. SINON UN JOUR TU PASSERAS VRAIMENT À CÔTÉ DE TA VIE. Et alors ce sera pour toujours trop tard. Dieu est saint et nous sommes entièrement pécheurs. Mais IL nous aime tellement qu’Il nous a donné son Fils unique, pour que nous ayons en LUI la paix et la vie en abondance. Qu’est-ce que le monde peut vraiment te donner ? Vu de l’extérieur, beaucoup de choses semblent bien. Mais elles détruisent ton âme.

 

Déjà à vous, les jeunes, je veux vous dire : N’attendez pas, mais quand vous entendez son appel, faites ce pas décisif. Confessez-Lui vos péchés et remettez le gouvernail de votre vie dans sa main. Vous recevrez quelque chose de plus sûr. LA VIE EST TROP COURTE ET TROP PRÉCIEUSE POUR LA GASPILLER DANS CE MONDE PÉCHEUR. Après vient l’éternité. Dieu n’aimerait pas qu’un seul d’entre vous soit perdu. Il vous aime.

 

Et vous, jeunes chrétiens : Tenez-vous près de Lui. Il sera pour vous un bon Seigneur et un fidèle Guide. Quelle que soit la décision à prendre, tenez compte de Lui. C’est la seule chose qui compte vraiment. Tout le reste disparaît. Et si vous êtes sauvés, remerciez-Le chaque jour pour sa délivrance. Même quand il y a des temps difficiles. Il a promis de rester avec vous. IL DONNE LA VIE QUI VAUT VRAIMENT LA PEINE.

 

P.S. : Avec ma femme et les frères et sœurs dans le Seigneur, notre désir et notre prière sont d’être toujours plus disponible pendant le temps qui nous reste. Et de connaître toujours mieux son amour.

 

Merci beaucoup Carsten. Nous te souhaitons la bénédiction de Dieu pour ta vie, et surtout courage et joie pour continuer à apporter aux hommes la meilleure nouvelle de ce monde, à savoir « que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Timothée 1,15), qu’IL peut libérer de tout lien au péché, et que LUI seul donne le vrai bonheur.

Comment geres tu les NTIC

Interview

Comment gères-tu personnellement les NTIC ?

 

Cher Manuel, merci de ta disponibilité à participer à notre interview sur les NTIC. Après avoir fait connaître à nos lecteurs les avantages, les effets indésirables et les dangers de ces Nouvelles Technologies d’Information et de Communication, nous aimerions connaitre ton opinion personnelle à ce sujet et surtout ta façon de gérer ces technologies. Pourrais-tu d’abord te présenter, stp ?

Par la grâce de Dieu, je suis marié depuis presque 25 ans. Dieu nous a accordé 8 enfants qui ont aujourd’hui entre 6 et 22 ans. Depuis 10 ans j’ai échangé mon travail à la banque (dans la communication) contre un service à plein temps à l’œuvre du Seigneur, principalement pour les prédications, la rédaction (articles sur internet, dans des journaux et des livres) et les soins pastoraux.

Sur quels thèmes écris-tu ? Quel est ton groupe cible de lecteurs ?

J’explique des versets ou des passages bibliques, mais j’écris surtout aussi sur des sujets qui touchent la vie pratique du croyant, la vie conjugale et la vie de famille. Un autre point important est les sujets pastoraux.

Selon toi, est-il préférable de lire sur un écran ou sur papier ? As-tu une idée si l’information est aussi bien retenue lorsqu’on lit sur un écran plutôt que dans un livre ou un journal imprimé ? Et surtout pour la Bible, a-t-on déjà fait des études pour comparer comment on retient à long terme ce qu’on lit par le biais de ces différents supports ?

Aujourd’hui, on entend souvent que la lecture digitale est plus superficielle et qu’on retient moins ce qu’on lit. Fondamentalement c’est peut-être vrai, mais nous ne pouvons pas revenir en arrière en ce qui concerne les médias. Il me semble plus sage de s’adapter à la nouvelle situation au lieu de la combattre. Moi-même, je lis presque tout en numérique et cela me convient très bien, parce que je peux facilement le transformer en un document à sauvegarder durablement. Les habitudes de lecture changent, et je suis sûr que Dieu nous a donné un cerveau qui peut s’adapter à ces changements.

Quels sont pour toi les grands avantages d’un smartphone ?

La possibilité d’entrer rapidement en contact avec quelqu’un et de se concerter sans perdre de temps. La rapidité à trouver des informations (bibliques), indépendamment de l’endroit où je me trouve. Les recherches sur toutes sortes de sujets bibliques ou non sont devenues plus faciles.

Et quels sont les dangers les plus importants ?

Un des grands dangers est de confondre la communication avec un WhatsApp. Il est facile d’écrire sur WhatsApp au lieu de chercher la vraie communication. Spécialement, quand il s’agit de discussions personnelles ou de concertations, la communication face à face dépasse largement l’échange technique.

On trouve beaucoup de choses mauvaises et sales sur le net. Elles ne sont éloignées que d’un clic. En plus des sites au contenu malsain, la pornographie est malheureusement largement répandue et présente un grand danger, non seulement pour les célibataires, mais aussi pour ceux qui sont mariés. Certains succombent à la passion des jeux qui sont offerts par une multitude d’Apps sur le net.

Il existe malheureusement aussi un grand nombre d’articles au sujet de la foi auxquels on accède très rapidement et qui ne sont pas dignes de confiance.

Enfin, le smartphone invite au gaspillage de temps, car souvent on ne remarque même plus combien le temps passe vite quand on est avec cet appareil.

Quelles règles t’es-tu fixées pour toi-même, pour ne pas être victime des dangers de ton smartphone ?

Personnellement, je travaille beaucoup plus à l’ordinateur qu’avec le smartphone. Je ne suis pas tenté de jouer, ça ne m’intéresse pas. Si je me rendais compte que je courais le danger de visiter des pages immorales, je partagerais mon accès internet avec un frère croyant, à travers un service comme www.covenanteyes.com.

Tu as dit que tu as 8 enfants entre 6-22 ans ? Selon toi, à quel âge peut-on donner un smartphone à un jeune ?

Comme souvent, il n‘y a pas de réponse standard à cette question. Généralement, les aînés entrent plus tard en contact avec ces appareils que les plus jeunes. Ceux-ci voient les appareils chez leurs frères et sœurs et commencent déjà à les utiliser. Selon moi, il n’est pas nécessaire qu’un enfant possède un smartphone avant d’avoir 12 ou 13 ans.

Quelles règles avez-vous établies pour vos enfants concernant l’utilisation de leurs smartphones ?

Aujourd’hui il est possible d’installer sur internet des barrières de sécurité qu’un enfant ne peut pas contourner, comme par exemple la protection des contenus sexuels et violents. On peut fixer ces barrières individuellement, en fonction de l’âge, pour internet, les jeux, YouTube, etc. En plus, il est possible de déterminer sur le routeur combien de temps l’enfant peut passer sur internet et p.ex. l’empêcher de se connecter pendant la nuit. Enfin, on peut convenir que l’installation de nouvelles Apps doit être approuvée par les parents.

Que penses-tu des contacts sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, etc…) ?

Dans beaucoup de pays, Facebook est devenu un réseau social pour les plus âgés. Les jeunes en sortent de plus en plus. Comme partout, il y a des avantages et des risques. En tout cas, il est devenu clair qu’il n’y a pas de sécurité au niveau des informations sur ce réseau social. Chacun doit en tenir compte. Bien sûr, il y a des possibilités d’utiliser ces pages pour l’évangélisation.

Un risque est de maintenir des contacts qu’il faudrait mieux éviter. Un autre risque est qu’il est très facile de contacter des personnes de l’autre sexe. Aborder une personne en direct est plutôt difficile, mais par WhatsApp c’est facile d’envoyer des messages au contenu douteux. C’est aussi dangereux pour les célibataires que pour les personnes mariées. Mais malgré tous les dangers, il y a l’avantage d’une communication rapide.

Les NTIC sont-elles alors une aide ou une entrave pour la croissance spirituelle de nos jeunes ?

Les deux. Si on utilise les médias d’une façon responsable, on peut profiter de ses avantages. Mais si on se laisse diriger par sa chair de péché et qu’on ne met pas tout de suite un « Stop » quand quelque chose part dans une fausse direction, on peut commettre de graves péchés.

De l’autre côté, il existe de bons écrits, par exemple sur « www.bibliquest.net » auxquels il n’est pas possible d’accéder sans NTIC. Comme en toutes choses, nous portons la responsabilité de leur utilisation – les NTIC sont moralement « neutres ».

Veux-tu donner encore un conseil personnel pour les lecteurs de notre journal « Toi, suis-moi » ?

Si nous mettons comme bannière sur notre vie : « Comment puis-je honorer aujourd’hui le Seigneur Jésus ? » nous allons utiliser ces nouvelles technologies d’une bonne manière. C’est chaque jour et pour chaque décision un nouveau défi. Demandons-nous comment nous pouvons honorer et suivre notre Seigneur. Ainsi nous allons mener une vie riche et heureuse. Cela vaut la peine !

Merci beaucoup pour tes réponses, Manuel. Que le Seigneur te fortifie et te bénisse dans ton service pour Lui.

L’argent dans la vie d’un croyant

Interview : L’argent dans la vie d’un croyant

Bonjour Papa Hansruedi, merci beaucoup de votre disposition à répondre à nos questions au sujet de l’argent. Nous avons appris que vous avez longtemps eu un poste à responsabilité dans une banque suisse et que vous avez même écrit un livre qui a pour titre « L’argent dans la vie du chrétien ». S’il vous plaît, pourriez-vous nous dire si l’argent est une bonne ou une mauvaise chose ?

 

En soi, l’argent est neutre, donc ni bon ni mauvais. C’est notre relation avec l’argent qui peut être bonne ou mauvaise. En 1 Timothée 6,10, il est écrit : « C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : Pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs ». Luc 16,11 parle de « richesses injustes » (ou Mammon selon certaines traductions, une personnification de la puissance de l’argent). Dieu nous montre que l’argent (Mammon) fait beaucoup de mal dans le monde. C’est pour cela qu’Il dit aussi : « Personne ne peut servir deux maîtres […] vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses (Mammon) » (Matthieu 6,24).

 

Pourquoi ces différents niveaux sociaux ? Pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres, c’est injuste, non ?

 

Les écarts sociaux entre pauvres et riches sont une conséquence générale du péché. Nous devons simplement l’accepter ! En Proverbes 22,2 nous trouvons un principe important : « Le riche et le pauvre se rencontrent : l’Éternel les a tous faits ». Dieu, dans Sa souveraineté décide qui est riche et qui est pauvre, même si les termes de « riche » et de « pauvre » sont relatifs. Tout appartient à Dieu, le Créateur. Il peut faire ce qu’Il veut. « Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui m’appartient ? » (Matthieu 20,15). Il donne un peu plus à l’un, et moins à un autre, selon Sa sagesse. De notre côté, nous sommes chacun personnellement responsables de ce qu’Il nous a confié. Il désire que nous soyons de bons administrateurs, que nous ayons peu ou beaucoup.

 

Est-ce faux si je travaille durement pour avoir plus d’argent ?

 

Le Seigneur Jésus désire que nous travaillions. Le travail existait déjà pour Adam après la chute (Genèse 2,15 et 20). Il s’agissait de travail corporel (v. 15) mais aussi intellectuel (v. 20). Le travail est sain pour les hommes. Dieu veut que nous gagnions notre pain. Le danger, c’est que nous voulions gagner toujours plus d’argent et que nous ne soyons pas satisfaits de ce que Dieu veut nous donner. Prenons garde aux paroles de 1 Timothée 6,9 : « Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ». C’est un sérieux avertissement pour ceux qui travaillent dans le but de gagner toujours plus d’argent.

 

Combien dois-je mettre dans la collecte le dimanche ? Dois-je donner la dime ?

 

Dans l’Ancien Testament, les Israélites devaient donner le 10 % de leur revenu ou de leur bénéfice. C’était le temps « de la loi ». Maintenant, nous vivons dans le temps de la grâce : Nous n’avons pas de règles, mais nos cœurs doivent être exercés à donner. Nous pouvons donner 10 % ou même plus. La pauvre veuve en Marc 12,42 n’avait que deux pites. Elle aurait pu en donner une seule. Cela aurait déjà été le 50 % de ses biens ! Mais elle a donné ses deux pites, tout ce qu’elle possédait et le Seigneur Jésus l’a vu. Il aime le cœur qui donne joyeusement. Cette veuve n’est sûrement pas morte de faim, car le Seigneur a pris soin d’elle et l’a bénie pour son don. Dieu n’est le débiteur de personne ! Le Seigneur l’a dit Lui-même en Actes 20,35 : « Il est plus heureux de donner que de recevoir ».

 

Dites-nous, quand vous avez travaillé dans une banque, c’était certainement intéressant de gérer beaucoup d’argent !

 

Je n’ai jamais vu d’argent à la banque et je n’ai jamais dû travailler directement avec de l’argent. J’étais responsable du développement du système informatique de la banque.

 

Vous avez abandonné ce bon poste au bon salaire pour un autre travail, moins rémunéré. Pourtant, vous aviez une grande charge familiale. Qu’est-ce qui vous a motivé à agir ainsi ?

 

Ce n’était pas facile de quitter mon poste bien payé et intéressant après 26 ans ! mais le Seigneur me l’a montré petit à petit. Alors que je travaillais encore aux États-Unis pour cette banque, un jour normal de travail commençait et finissait par un trajet de 1h45. Nous avions alors cinq enfants. Je ne les voyais jamais pendant la semaine, même si je rentrais tous les soirs. Ils dormaient encore quand je partais de la maison le matin et ils étaient déjà couchés quand je rentrais le soir. Ce n’était pas une vie de famille !

Nous sommes rentrés en Suisse, mais ce n’était pas beaucoup mieux : Des voyages d’affaires, de longues journées de travail, et beaucoup de stress ! La direction de la banque me disait souvent : « Oublie ta famille, oublie ta vie privée, oublie tes propres intérêts. Tu dois être 100 % présent pour la banque, et c’est pour cela qu’on te paie un beau salaire et un bonus (de l’argent) ! » J’ai dû choisir entre le travail et l’argent, ou du temps pour le Seigneur, son Assemblée et ma famille.

C’était clair pour moi : Je ne pouvais pas servir deux maîtres ! Je devais décider ! Et le Seigneur a ouvert une porte à l’endroit où j’habite. Une annonce a paru dans le journal, pour un gestionnaire financier dans la commune. Je n’étais pas tout de suite prêt à changer. Mais le Seigneur a gardé le poste vacant pour moi durant des mois. Ils avaient même engagé une personne pour trouver quelqu’un, sans succès !

Lorsque j’ai finalement posé ma candidature, le poste m’a directement été donné. J’ai travaillé là pendant les 17 années suivantes. Et cette fois, j’ai beaucoup eu affaire avec l’argent ! Notre budget annuel tournait autour de 45 millions de francs suisses ! Mais je gagnais un tiers de moins qu’à la banque et nous avions maintenant huit enfants. Le Seigneur a béni cette décision et nous avons toujours eu assez pour vivre.

 

Quels conseils concernant l’argent, (pour le peu qu’ils en possèdent !) avez-vous à donner à nos jeunes lecteurs qui sont encore à l’école ou aux études ?

 

Nous devons déjà apprendre à gérer correctement notre argent lorsque nous en avons peu. La Parole de Dieu dit en Luc 16,10 : « Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit, est injuste aussi dans ce qui est grand ». Il faut apprendre trois principes concernant l’argent : En anglais, il s’agit des 3 « S » : « Save, Spend and Share », que l’on peut traduire par : Économiser, Dépenser et Partager. Par exemple, lorsque tu désires quelque chose, c’est une bonne chose de d’abord économiser de l’argent puis de l’acheter. Aujourd’hui, la tendance est souvent : « J’achète maintenant et je paierai plus tard ! ». Mais c’est comme cela qu’on accumule des dettes, ce qui est contraire à la Parole de Dieu. Nous devons aussi apprendre à : Économiser (que ce soit pour un achat futur ou pour un imprévu) ; Dépenser raisonnablement (c’est-à-dire ne pas satisfaire chaque désir, mais acheter ce dont on a besoin, et non pas tout ce qui nous fait envie) ; Ne pas n’oublier qu’un petit cadeau peut procurer une grande joie, parce qu’il est plus heureux de donner que de recevoir.

 

Est-ce que l’on peut déjà trouver au Cameroun ce livre que vous avez écrit ?

 

 

Auteur : Hansruedi Graf

L’argent dans la vie du chrétien

Dettes, épargne, dépenses, qu’est-ce que Dieu en dit ? La Bible donne des nombreuses réponses à cette question. Tout commence en fait dans notre cœur : utilisons-nous l’argent d’une manière égoïste ou le gérons-nous pour Christ ? Être satisfait de ce que nous avons est la clé d’une vie heureuse.

 

Oui, il a été publié en français il y a quelques mois, sous le titre « L’argent dans la vie du chrétien » (Éditions Bibles et Littérature Chrétienne). Là tu trouveras les principes de la Parole de Dieu quant à l’argent, mais aussi beaucoup de conseils pratiques concernant la relation à l’argent. Que le Seigneur puisse ainsi t’aider et te bénir et permettre que tu sois une bénédiction pour d’autres !

Le jour de mariage

Interview :

Le jour de mariage – la plus belle journée de la vie !?

Papa Albert, pour notre journal au thème spécial « Célibat – fiançailles – mariage », j’aimerais vous poser quelques questions. Merci de votre disponibilité à nous aider à comprendre les principes bibliques quant à ce sujet. Dites-nous, votre jour de mariage, était-il la plus belle journée de votre vie ?

Il y a de belles journées dans ma vie. Je pense à ma rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, et effectivement au jour de mon mariage avec Florence qui était une journée particulièrement belle. Débuter une vie à deux est une circonstance très marquante. Elle procure de la joie et est si belle. Il est vrai que la beauté de vivre ensemble est entretenue jour après jour et ainsi, elle s’accroit au fil des années au travers des joies et des peines de la vie.

OK, je vois. Mais ce jour de mariage est quand même important et spécial, n’est-ce pas ? Et c’est naturel que chaque mariée veuille être la plus belle personne du monde pour son mari, non ?

Évidemment ! Le jour de mariage est une occasion particulière de fête, et de joie et c’est normal. Aussi chacun se veut spécial lui-même en cette célébration. Mais le jeune chrétien ne doit pas oublier que son désir d’être beau doit tenir compte de la pensée de Dieu qui nous demande de ne pas nous conformer à ce siècle mauvais, duquel nous avons été retirés (Rom. 12, 1-2, Gal. 1, 4). Ce n’est donc pas le jour où la mondanité doit prendre le dessus et s’étaler comme c’est malheureusement parfois le cas. La jeune mariée doit éviter de se laisser ensorceler par le standard de la beauté selon le monde, qui n’est en réalité qu’une caricature de beauté : Faire le « make up » (se maquiller), s’habiller de manière indécente en portant des robes décolletées et moulantes pour être honteusement qualifiée de sexy, comme si elle exposait une marchandise à n’importe qui. Est-ce cela se rendre belle pour son mari ? Je crains bien que non.

Le jour du mariage est un jour unique dans la vie. Dites-nous, qu’est-ce que vous proposez pour le cadre extérieur d’un tel jour : Choix de la salle, financement, voiture… c’est coûteux, mais pour montrer à sa future femme qu’on l’aime, il faut dépenser, non ? Et même pour montrer à la belle-famille qu’on la respecte, il faut choisir un cadre qui présente quelque chose, non ?

Il faut se garder de faire semblant, de vouloir paraître au lieu d’être, de se livrer à l’hypocrisie. Nous devons tenir compte de notre niveau de vie pour l’organisation de notre mariage. Les uns et les autres disposent de moyens différents. Apprenons à être contents dans nos circonstances (Phil. 4, 11-12). Le jeune chrétien doit éviter de s’endetter pour montrer à la belle-famille ou à d’autres personnes ce qu’il n’est pas en réalité : « Ne devez rien à personne » (Rom. 13, 8). Il a besoin de l’aide de sa fiancée pour une planification de la cérémonie basée sur leurs moyens réels. Ceci est utile pour commencer la vie à deux en étant vrais, réalistes, et aussi pour toujours agir selon ce qu’ils ont (voir 2 Cor. 8, 12). Cela ne sert à rien de jouer au « m’as-tu-vu », ou pire encore de s’endetter.

Mais si le Seigneur a fait prospérer les affaires du mari et qu’il possède assez d’argent pour organiser un grand mariage sans faire de dettes – là, il n’y a pas de problème, n’est-ce pas ?

Est-ce que nous n’avons pas la responsabilité de bien gérer tout ce que Dieu nous donne, tout ce qui en réalité Lui appartient ? Avoir beaucoup de moyens ne signifie pas étaler un luxe insolent pendant le mariage. Nous devons gérer comme économe de Dieu ce qu’il nous donne. La Bible ne nous appelle-t-elle pas à manifester l’humilité, la sobriété et la modestie ? Le Seigneur ordonne aux riches ne pas être hautains, mais plutôt à utiliser l’argent qu’Il leur donne pour faire de bonnes œuvres, être généreux (lire 1 Tim. 6, 17-19). Ceux qui ont plus d’argent sentent-ils plus la responsabilité de soutenir financièrement l’œuvre du Seigneur ? Dépenser aveuglément de l’argent pour une cérémonie alors qu’il y a divers besoins pour l’œuvre du Seigneur, qu’il y a des pauvres à aider au milieu de nous, et que des âmes peinent à joindre les deux bouts… n’est certainement pas pour la gloire de Dieu.

Beaucoup pensent que c’est ce cadre extérieur et aussi la quantité de nourriture qui déterminent la réussite d’un jour de mariage ? Qu’en pensez-vous ?

Pour le monde c’est bien cela le critère de réussite du jour de mariage. Quant à nous, nous ne sommes pas du monde. Le croyant a d’autres pensées et recherche les vraies valeurs. Son plus grand désir doit être d’honorer son Seigneur, et de Lui plaire. La réussite de son jour de mariage est liée au fait que le Seigneur Jésus a été convié et a finalement été celui qui reçoit, comme lors de la noce à Cana (Jean 2, 1-11). C’est très important et même sérieux !

Par exemple, la conception et le déroulement du programme de la fête ont-ils été à la gloire de Dieu ? Comme mariés, étions-nous habillés décemment ? L’Évangile a-t-il été annoncé dans un cadre authentique ? Les chants entonnés et la musique jouée ont-ils été à la gloire du Seigneur ou est-ce que c’était plutôt une occasion de jouer des musiques religieuses pour des danses endiablées ?

Merci beaucoup, papa Albert, pour ces explications importantes qui font vraiment réfléchir. Voulez-vous encore donner un conseil à nos jeunes lecteurs qui ont ce jour important encore devant eux ?

Le conseil que je leur donne est de se fixer pour objectif d’honorer le Seigneur en ce jour important du mariage. Il est alors nécessaire de faire une programmation à genoux, en tenant compte des principes bibliques tels que l’humilité, la modestie, la sobriété. Il faut se garder des dettes, et aussi avoir en tête et à cœur qu’il y a bien d’autres besoins à côté de cette journée. Le jeune lecteur de ce journal veillera aussi à prendre en considération les conseils des frères et sœurs expérimentés et matures. Tout ceci l’aidera certainement à avoir une belle journée de mariage.

Merci beaucoup Papa Albert. Que le Seigneur nous aide tous à l’honorer en toutes choses.

Mariés ! Comment faire pour choisir la bonne personne ?

Interview :
Mariés ! Comment faire pour choisir la bonne personne ?

 

Bonjour Bruno et Prisca. Un grand merci de votre disponibilité à faire cet interview pour notre journal : « Toi, suis-moi“. Vous vous êtes mariés l’année passée et nos lecteurs brûlent d’envie de savoir comment vous étiez sûrs d’avoir trouvé la bonne personne. Bruno, pourrais-tu nous donner les trois critères qui étaient les plus importants pour faire ton choix ?

Bruno : Bonjour. Merci de cette opportunité de partager avec nos chers lecteurs les principes bibliques qui nous ont guidés dans ce choix délicat. Mes trois plus importants critères ? Les voici :

 

« Quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » demande la Bible1. Pour moi la réponse à cette question est : Aucune. C’est pourquoi mon premier critère était qu’elle soit croyante.

 

Mais de nos jours, on trouve tellement de personnes qui se disent croyantes et qui ont des pensées divergentes sur beaucoup de choses, en particulier en ce qui concerne les réunions chrétiennes. Et comment deux personnes peuvent-elles marcher ensemble si elles ne sont pas d’accord sur la manière de se réunir le dimanche? Mon second critère était donc que cette personne aie compris les vérités bibliques quant au lieu du rassemblement, et qu’elle les vive. Elle devait faire partie de ceux qui se réunissent autour du Seigneur.

 

Le troisième était « avoir fait ses preuves » dans les choses spirituelles et les choses ordinaires de la vie. C’est ce que j’avais lu dans l’un des livres qui parle du choix du conjoint. Ici il était question de la vie de cette personne dans l’ensemble ; il fallait donc l’observer le plus discrètement possible3.

 

Je vois que ton premier critère était que Prisca soit une croyante. Mais est-ce qu’il n’y a pas aussi des femmes belles et nobles parmi les incrédules qui peuvent accepter le Seigneur plus tard dans le mariage ?

Bruno : Des femmes belles et nobles ? Il ne s’agit pas d’être guidé par la vue ; ce serait laisser Dieu de côté (et là on en supporte toujours les conséquences). Quant à la noblesse, elle doit être selon Dieu. Et comment une personne non croyante, qui est morte aux yeux de Dieu, peut-elle être noble selon Dieu ?

Une conjointe qui accepterait le Seigneur plus tard ? Wow ! Comme cela paraît pieux ! J’ai eu la grâce d’apprendre que le mariage n’est pas « une méthode d’évangélisation » et que procéder ainsi serait « faire du mal afin qu’il arrive du bien ». C’est une caractéristique des faux croyants4. Cette pensée était donc très loin de moi.

 

Prisca est très belle. Est-ce cette beauté qui t’a attiré d’abord vers elle ?

Prisca est très belle …  Oui, c’est vrai. Mais au départ elle n’avait selon moi rien d’une personne avec qui je pourrais me lier un jour ! Une telle pensée envers elle n’effleurait même pas mon esprit. À ce moment, sa féminité était plutôt masquée par le défi de la vie quotidienne. Mais un jour, j’ai remarqué que Prisca avait un cœur sensible à la Parole de Dieu et cela m’a attiré vers elle. En fait, j’ai vu qu’elle prenait au sérieux certains conseils d’un aîné, conseils qui étaient basés sur la Parole de Dieu, et leur mise en pratique a fait jaillir sa féminité.

 

OK, tournons-nous maintenant vers Prisca. Comment as-tu fait la connaissance de Bruno ?

Prisca : Dans les lieux de réunion. Bruno était l’un des frères avec qui on se réunissait autour de la Parole et lors de certaines activités entre jeunes.

 

Et quand il a demandé ta main, étais-tu tout de suite d’accord ou as-tu encore dû réfléchir ? Comment as-tu fait pour savoir et être sûre qu’il était le bon mari pour toi ?

Prisca : Bien sûr que non ! Lorsqu’il a demandé ma main, je n’étais pas tout de suite d’accord. En fait, l’idée du mariage ne m’effleurait même pas encore l’esprit. Je me suis donc mise à prier pour demander de l’aide au Seigneur en ce qui concerne le choix de celui avec qui j’allais passer le reste de mes jours. Je me suis confiée à un père (dans la foi) à ce sujet. Voici le conseil qu’il m’a donné : « La seule chose que je peux te dire c’est de prier pour connaître la volonté de Dieu. Moi de mon côté je prierai aussi pour toi. Je suis disponible de répondre à tes questions pour t’aider à voir plus clair et pour parvenir à tes propres convictions. Car la décision, c’est toi et toi seule qui dois la prendre. Prie et attends jusqu’à ce que tu sois sûre ».

En priant, j’ai commencé à voir en Bruno des correspondances sur le plan spirituel, et intellectuel… et je n’avais aucune raison de dire non, puisqu’au plus profond de moi j’avais la conviction qu’il était celui que le Seigneur me destinait.

 

Vous dites que Dieu vous a montré la bonne personne par la prière. Mais la plupart de jeunes aujourd’hui vivent d’abord un temps ensemble avant de se marier, pour voir si ils s’accordent. Qu’en pensez-vous ?

Bruno : Oui, c’est ce qui arrive si on est conduit par la sagesse terrestre (une sagesse qui vient du Diable). Mais la Parole n’encourage pas de telles pratiques, bien au contraire, elle les condamne fermement.

 

Qu’est-ce que vous pensez si quelqu’un dit : Je ne peux pas savoir si mon partenaire changera après le mariage. Je ne peux donc pas promettre de rester avec lui toute la vie. Si ça ne va pas, on peut toujours divorcer.

Bruno : Celui qui dit une telle chose ne parle certainement pas du mariage dont parle la Bible. Le mariage institué par Dieu dure aussi longtemps que les deux sont en vie, et ceci quelles que soient les métamorphoses de l’un ou l’autre5. C’est pour cela que plus haut, nous avons qualifié ce choix de délicat. C’est une chose qu’on ne peut pas faire seul sans l’aide de Celui qui connait la fin d’une chose avant son commencement.

 

OK, nous sommes presque arrivés à la fin de notre interview. Avez-vous encore un conseil spécial à donner à nos jeunes amis qui lisent ce journal ?

Bruno : Si nous avons quelque chose à partager avec nos lecteurs, ce serait de cesser de se nourrir d’idées imaginaires et reçues au sujet du mariage, et plutôt de s’armer de la vérité en lisant la Bible et des écrits recommandables qui traitent de ce sujet ; de ne pas compter seulement sur la connaissance reçue, ni uniquement sur la prière pour faire le bon choix, mais de joindre la connaissance à la prière, étant assuré que si nous demandons une bonne chose au Père il nous la donnera6.

 

Merci beaucoup Prisca et Bruno. Que Dieu vous bénisse dans votre union.

Références bibliques : 12 Corinthiens 6,15 ; 2Amos 3,3 ; 3Genèse 24,21 ; 4Romains 3,8 ; 5Romains 7,2 et 1 Corinthiens 7,39 ; 6Matthieu 7,7-12.

Nous recommandons à ceux qui veulent en savoir davantage de lire la brochure « Le choix du conjoint »

Parle nous de ta vie de prière

Interview : Parle nous de la prière !

 

Bonjour Philippe, merci beaucoup de participer à cet entretien sur la prière. Je te présente à nos lecteurs : Tu as 36 ans, tu es marié depuis 13 ans avec Mona et tu es père de sept enfants entre 0 et 11 ans. Vous êtes ensemble missionnaires en Inde depuis 5 ans.

Qu’est-ce qui vous a amené à prendre la décision d’aller en Inde ? Après tout Philippe, tu as renoncé à un bon poste de travail et un avenir « certain » …

Nous nous souvenons toujours du 12 avril 2012. C’est le jour où, avec ma femme, nous avons pris la décision et dit à notre Seigneur, comme Pierre : « Sur ta Parole nous lâcherons le filet » (Luc 5,5). Cette décision découle d’un exercice long et intense, accompagné de beaucoup de prières.

En 2010, j’ai voyagé avec Luc Alt à Madagascar. À la fin du voyage, je me suis soudain posé la question : « Que se passerait-il si le Seigneur t’appelait à vivre dans un endroit comme Madagascar pour Le servir ? » Au début, c’était comme un choc. Mais la question ne nous a plus lâchée. Après quelques mois, nous avons prié : « Éternel ! enseigne-nous ton chemin » (Ps. 27,11). Nous avons essayé de nous détacher des plans de vie que nous nous étions imaginés, pour être ouverts aux plans du Seigneur. Après avoir prié, nous avons vu de quelle façon Dieu a donné des réponses concrètes à nos doutes et nos craintes, par des versets de la Parole, pas après pas. Nous avons appelé ces versets « paroles de rocher », des paroles sur lesquelles notre foi a pu se fonder. Ces « paroles de rocher » nous ont surtout donné le feu vert pour prendre la décision.

 

Nous comprenons bien que pour une telle décision, il a fallu passer beaucoup de moments intenses en prières, sûrement aussi avec ta femme. Peux-tu donner un exemple de quelle manière le Seigneur vous a donné une de ces « paroles de rocher » ?

C’est bien sûr très important pour un couple de prendre une telle décision ensemble. Une fois, il m’est venu à l’idée de lire Luc 1 (habituellement, je lis chaque matin la Bible en continu, mais je fais aussi des exceptions, comme ce matin-là). Par un verset, le Seigneur a parlé directement à mon cœur : « Bienheureuse est celle qui a cru : car il y aura un accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur » (Luc 1,45). Ça m’a encouragé à croire aux promesses que le Seigneur a en vue pour ceux qu’Il a appelé.

Après ma lecture, j’ai été vers Mona et j’ai dit : « Regarde le verset que j’ai reçu ce matin… » Elle m’a regardé et a répondu : « J’ai lu exactement le même dans ma lecture. »

 

Tout le monde sait que les (jeunes) chrétiens prient (ou devraient prier), mais cela peut rapidement devenir une routine qui manque de vraie vie. On prie rapidement le soir en s’endormant, et le matin le père remet la famille dans les mains de Dieu. Ce n’est pas vraiment le top… Qu’est-ce que tu en penses ? Que signifie la prière pour toi ?

Ça me rappelle vraiment mon enfance, quand je m’agenouillais devant mon lit et que je « priais » rapidement. Certains soirs, je m’endormais à moitié. Mais une fois, mon grand-père m’a donné un conseil très important. Il m’a demandé si je priais à haute voix (de manière à ce qu’on puisse entendre sa propre voix). Dans le Cantique des Cantiques, il est écrit : « Fais-moi entendre ta voix » (ch. 2,14). Je ne l’avais encore jamais fait. Comme Anne, j’avais toujours prié dans mon cœur, mais j’ai donc essayé. Au début, c’était très bizarre.

Puis un jour, j’ai remarqué que c’était très utile pour me concentrer sur la prière et être conscient que je parlais à Dieu. Avec le temps, la prière m’est devenue toujours plus précieuse. Nous en avons autant besoin pour notre vie de foi que notre corps a besoin d’air pour respirer. Pour moi, prier signifie ébranler le cœur de Dieu, simplement tout Lui dire, tout ce qui me touche. « Peuple, confiez-vous en Lui en tout temps, répandez votre cœur devant Lui : Dieu est notre refuge. » (Ps. 62,8) C’est aussi intéressant de voir quand les hommes ont commencé à prier. C’est quand Énoch est né en Genèse 4,26. Énoch signifie « homme, mortel ». N’est-ce pas ce que nous sommes ? Des hommes faibles. Nous avons besoin de force et de grâce d’en haut. Et nous les recevons en priant.

 

Sais-tu ce que signifie la prière pour ta femme, Mona ?

La prière donne la paix à Mona (regarde Philippiens 4,6-7). Quand des fois quelque chose ne va pas dans la vie de prière, elle remarque que la journée ne se passe pas aussi bien que d’habitude. La prière a aussi une valeur particulière pour Mona quand je suis en voyage.

Elle a alors véritablement besoin de l’aide du Seigneur pour chaque pas. Sa liste de prière est une autre aide utile. Sur cette liste, il y a plusieurs catégories, comme famille, conversions, amis qui sont partis dans le monde, etc.

 

Comment Mona arrive-t-elle à avoir du temps ? Sept enfants en Inde, les plus petits qui ne marchent pas encore, c’est sans aucun doute énormément de travail pour cette maman qui ne doit pas avoir une minute de répit !

C’est définitivement un défi. Naturellement, vivre avec discipline est important, par exemple ne pas se coucher trop tard le soir pour pouvoir se lever tôt le matin. En cela, le Seigneur Jésus est un exemple édifiant : « Levé le matin, longtemps avant le jour, il se rendit dans un lieu désert et il priait là » (Marc 1,35). C’est surtout intéressant et important d’étudier la vie de prière du Seigneur Jésus. Il avait aussi des habitudes. Il est allé, par exemple, régulièrement dans un jardin pour prier. Nous devrions aussi avoir de bonnes habitudes de prière. En tant que mère de jeunes enfants, c’est évidemment particulièrement difficile. Comme maris, nous sommes encouragés à aider notre femme, pour qu’elle puisse aussi avoir des instants de tranquillité. Mona a besoin de moments tranquilles pour prier. Et s’il arrive qu’on n’ait vraiment pas de temps, le Seigneur le sait et répond aussi à nos prières-flèches. Ces jours-là, chanter un chant ou se souvenir d’un seul verset dans la journée aide aussi.

 

Peux-tu nous raconter une réponse aux prières particulière que vous avez vécue ?

Lorsque nous avons construit notre station de mission en Inde, il nous manquait de l’argent. Les besoins nous amènent à prier ! Et un élément important de la prière, c’est la persévérance. À cette époque, nous avons lu dans 1 Rois 18, le récit d’Élie qui va sur la montagne pour prier pour de la pluie. Ensuite, il envoie son serviteur surveiller l’arrivée de la pluie. « Et il monta, et regarda, et il dit : Il n’y a rien. Et il dit : Retournes-y sept fois. Et il arriva qu’à la septième fois, il dit : Voici un petit nuage, comme la main d’un homme, qui s’élève de la mer. » Peu de temps après, le ciel se couvrait de gros nuages noirs, le vent s’est levé et une forte pluie s’est abattue. Nous avons alors prié plus ou moins de la manière suivante : « Seigneur, donne-nous aussi un petit nuage et affermis ainsi notre foi. » Peu de temps après, nous avons reçu d’une chère sœur âgée un petit don. C’était notre « petit nuage ». Nous avons alors eu la certitude que le reste suivrait bientôt. Et c’est ce qui est arrivé !

 

Par rapport à la prière, y a-t-il aussi certains dangers à signaler ?

Je désire répondre à cette question par une petite illustration : imagine-toi que tu es assis dans une barque avec deux rames dans les mains. Tu aimerais juste aller rapidement d’une rive à l’autre du lac. Que se passe-t-il si tu n’utilises qu’une rame ? Évidemment, tu vas tourner en rond.

Et si tu utilises surtout une rame, et l’autre que de temps en temps ? Alors, tu n’iras pas tout droit sur le lac et tu dévieras souvent. Dieu nous a mis une rame dans chaque main pour avancer dans notre vie de foi : L’une est la Parole de Dieu et l’autre, la prière. Je me rappelle d’une période de ma vie où je prenais plus de temps pour la prière, mais où j’ai négligé la Parole de Dieu. C’est dangereux : Nous avons besoin des deux.

 

Merci beaucoup, Philippe d’avoir partagé avec nous ces expériences encourageantes. As-tu encore un conseil à donner à nos lecteurs avant de nous séparer ?

Peut-être que quelqu’un s’interroge : Comment est-ce que je dois commencer ? Fais comme les disciples qui ont demandé : « Seigneur, enseigne-nous à prier » (Luc 11,1). Nous devons apprendre à prier. Et nous avons pour cela un Maître merveilleux !

 

Merci beaucoup. Que le Seigneur Jésus vous bénisse richement en famille et aussi dans votre service pour Lui.

Pourquoi avez vous choisi etre infirmier

Interview :

Bonjour Papa Sedar, merci de participer à notre interview au sujet de la profession « Infirmier/Infirmière » pour le journal des jeunes « Toi, suis-moi ». Vous travaillez comme infirmer depuis 26 ans. Dites-nous, pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

J’ai choisi ce métier pour être aux côtés de ceux qui souffrent et pour les servir. Et parce que j’ai réalisé que c’est une occasion de manifester l’amour de Dieu aux malades et à leurs familles.

Donc vous dites que vous aimez aider des personnes qui souffrent. Mais cela doit être difficile de se trouver parfois devant des personnes malades sans toutefois pouvoir les guérir ?

Effectivement cela est bien gênant, mais d’autre part cela m’amène toujours à réaliser que c’est Dieu qui guérit le corps et l’âme. 

Quelles caractéristiques et aptitudes doivent posséder un infirmier ?

Tout bon infirmier doit savoir faire le don de soi, savoir être à l’écoute de ses patients, avoir de l’empathie ; il doit savoir garder le secret professionnel, être éveillé, savoir reconnaitre ses limites…  

Un infirmier doit aimer apprendre toute sa vie, car le domaine de la médecine est vaste et la formation ne finit jamais. Il doit être persévérant, organisé, et habile de ses mains, p. ex, pour faire de la petite chirurgie.

Un contact facile avec les personnes l’aidera à bien effectuer son métier. Selon son poste de travail, il a aussi besoin de connaissances dans le domaine de la gestion du matériel et de l’argent.

Avec les années de service, certainement que le travail devient une routine, non ?

La routine est un très grand danger, mais lorsqu’on fait le travail avec le cœur, on est préservé de tomber dans la routine. Chaque malade est unique, une même maladie se manifeste de manière différente d’une personne à une autre, ainsi que la conduite à tenir. Avec l’évolution de la médecine, on apprend chaque jour quelque chose de nouveau. En fait, le métier d’infirmier est tellement intéressant et captivant que même après de longues années de service on ne s’ennuie pas. Je peux témoigner que c’est tout le contraire, avec la connaissance et l’expérience qui augmentent et avec les tâches qui s’ajoutent, le travail devient de plus en plus intéressant.

Vous avez déjà pu aider énormément de malades. Certainement ils sont toujours très reconnaissants pour votre aide ?

Oui quelques fois les malades montrent de la reconnaissance, d’autres sont reconnaissants mais ne le disent pas. Mais pour un infirmier la reconnaissance des malades ne doit pas être le mobile de bien faire son travail. La première récompense c’est la satisfaction morale, ce sentiment d’avoir été utile, et la meilleure récompense est celle qui vient du Seigneur, car en fait c’est Lui que nous servons.

Quel conseil avez-vous à donner aux jeunes qui sont devant le choix d’un métier ?

Chers jeunes, être infirmier est une noble tâche. Je vous encourage à faire ce choix et à y mettre tout votre cœur. Recherchez premièrement le bien des malades en vous appuyant sur le Seigneur et ne mettez pas l’argent au premier plan. Ce travail est une grande porte ouverte pour l’annonce de l’évangile.

Mais en dehors de ce métier d’infirmier, il y a encore d’autres métiers très intéressants dans le domaine de la médecine, comme p.ex. technicien de laboratoire. Je vous conseille de bien vous informer avant de choisir votre profession, et même de chercher à faire des stages.

Merci, Papa Sedar, pour vos réponses. Nous comprenons que ce métier est très intéressant et qu’il faut encourager les jeunes à s’y engager ! Que Dieu vous bénisse abondamment dans votre service et qu’IL vous donne la sagesse et la force nécessaire pour continuer cette tâche qu’IL vous a confiée.

Qu’est ce que la Bible pour vous

Interview : Qu’est-ce que la Bible pour vous ?

 

Bonjour, papa Alus, merci d‘être disponible pour cet interview destiné à notre journal « Toi, suis-moi » ! Ce numéro parle de la Parole de Dieu et de son importance pour chaque jeune chrétien qui veut suivre le Seigneur. Vous êtes un père dans la foi. Peut-être que vous pouvez d’abord nous dire ce que la Bible est pour vous ?

Bonjour mes amis. C’est avec plaisir que je réponds à vos questions. On appelle aussi la Parole de Dieu « la Bible » et c’est juste, car « la Bible » signifie « le Livre ». Pour moi et pour beaucoup de chrétiens, ce livre est vraiment « le Livre des livres ». J’ai lu qu’un frère âgé possédait chez lui une immense bibliothèque. Peu avant sa mort, alors que son fils lui rendait une dernière visite, il lui a demandé : « Apporte-moi le livre ». De quel livre parlait-il, parmi tous les livres de sa bibliothèque ? Le fils connaissait son père. Il n’a pas posé de question, et sans hésiter lui a donné la Bible.

La Bible est le livre le plus important du monde. Elle est ancienne, mais toujours actuelle. Elle m’a montré le chemin du ciel. Par la Bible j’ai appris que Dieu est un Dieu saint et que je suis un pauvre pécheur. Mais la Bible me dit aussi que Dieu est amour et que son Fils – le Seigneur Jésus – est mort pour moi. La Bible est devenue la lumière qui éclaire ma route. Elle m’aide à prendre des décisions et à trouver le bon chemin. Elle est aussi la nourriture pour alimenter la nouvelle nature que Dieu m’a donnée. Bref : Pour moi il n’est pas possible de vivre sans la Parole de Dieu.

En effet, on peut bien comprendre que vous parlez ainsi, alors que vous avez déjà atteint un certain âge. Est-ce que c’était la même chose quand vous étiez jeune ?

La Bible est vraiment magnifique et unique. Elle parle à chacun qui la lit – aux femmes, aux hommes, aux adultes, aux jeunes, aux enfants, que ce soit en Afrique, en Europe ou ailleurs. C’est Dieu lui-même qui s’adresse à nous et qui a un message pour nous. Chacun peut lire ce livre divin et chacun devrait le lire. Mais il est vrai que notre appétit n’est pas toujours là. Personnellement, je suis très reconnaissant parce que Dieu m’a donné des parents qui m’ont encouragé à lire la Bible chaque jour. Et j’ai remarqué et appris une chose qui est toujours vraie : L’appétit vient en mangeant. Même si tu n’as peut-être pas tellement envie de lire la Bible j’aimerais t’encourager à le faire. Cela vaut la peine !

Mais cela fait presque 2000 ans que la Bible a été écrite ! À cette époque, la culture et les habitudes étaient tout à fait différentes de celles d’aujourd’hui. Comment peut-on dire qu’on doit appliquer dans nos vies tout ce que l’on trouve dans la Bible ? N’y a-t-il pas des passages qu’on doit adapter à notre temps ?

C’est vrai. La manière de vivre à l’époque où la Bible a été écrite était tout à fait différente et il est donc impossible de transcrire chaque verset point par point (surtout en ce qui concerne l’Ancien Testament). Mais la Parole de Dieu nous dit expressément qu’elle est « vivante » (1 Pierre 1,23). Bien que la Bible soit un livre très ancien, elle est en même temps très actuelle. Dans sa Parole, Dieu s’adresse personnellement à toi et à moi aujourd’hui. Il nous dit : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3,16-17). Voilà le but central : La vie pratique de l’homme de Dieu (ce sont nous, les chrétiens) doit être à la gloire de notre Dieu.

Toutefois, il y a des passages de la Bible qui sont difficiles à comprendre, spécialement pour les jeunes. En les lisant, ils peuvent vite se décourager. Comment lire la Bible avec profit ? Quels conseils pouvez-vous leur donner ?

La Bible est un livre pour tout le monde. Chacun de nous peut la lire avec profit. Mais c’est vrai : Il y a des passages qui sont plus difficiles à comprendre que d’autres. Comme jeune croyant, tu peux commencer par exemple par la lecture des évangiles. Tu peux aussi lire les livres historiques de l’Ancien Testament, qui sont pleins d’instructions pratiques. Nous y trouvons des modèles à suivre ou aussi des mauvais exemples à ne pas suivre. Après avoir un peu progressé, tu devrais lire et étudier l’épitre aux Romains. Cette épitre nous explique la base de notre position devant Dieu. J’aimerais te donner ce conseil : Quand tu lis la Bible, fais-le toujours avec un crayon et une règle à la main. Souligne les mots ou les phrases qui te semblent importants. Tu peux aussi utiliser des couleurs différentes. Cette méthode t’aidera ensuite à retrouver des versets. Si en plus, tu disposes d’un commentaire écrit (ou que tu en cherches sur Internet, par exemple sur BIBLIQUEST) cela t’aidera à progresser.

Aujourd’hui, les exigences scolaires sont si énormes que nos jeunes disent qu’ils trouvent difficilement le temps d’étudier voire de lire leur Bible. Il y a des étudiants qui se lèvent même la nuit pour étudier. Qu’en pensez-vous ?

La Lecture de la Bible est aussi essentielle pour notre vie spirituelle que la nourriture quotidienne l’est pour notre corps. Normalement, nous mangeons au moins deux fois par jour (souvent même trois fois), car notre corps en a besoin. N’oublions pas que notre âme doit être nourrie également, sinon, nous vivons dans la pauvreté spirituelle. Pour cette raison, nous devons régulièrement nourrir notre âme (qui est l’homme intérieur). C’est vraiment indispensable pour la vie du chrétien. Si tu n’as que peu de temps à disposition, lève-toi un peu plus tôt le matin. Cela vaut la peine ! La meilleure chose est de se fixer soi-même une règle que l’on suit avec discipline. Personnellement, cette discipline m’a toujours aidée.

Et j’aimerais encore partager une autre pensée. Nous lisons en Psaume 119, versets 98 et 99 : « Tes commandements m’ont rendu plus sage que mes ennemis, car ils sont toujours avec moi. J’ai plus d’intelligence que tous ceux qui m’enseignent, parce que je médite tes préceptes. » La lecture et la méditation de la Parole de Dieu rendent sage et intelligent. Même si on pense ici d’abord à une intelligence spirituelle, il est aussi vrai que le Seigneur t’aidera dans tes devoirs scolaires si tu consacres un peu de ton temps pour méditer sa Parole.

Les jeunes disent aussi qu’ils ont besoin de temps pour se détendre, par exemple en regardant la télé. Souvent des séries télévisées sont si captivantes qu’ils négligent ensuite leur Bible. Selon vous, est-il nécessaire de se détendre de temps en temps ?

Une certaine détente n’est pas mauvaise. En effet, nous avons besoin de relâchement de temps en temps. Le Seigneur Jésus lui-même a encouragé ses disciples à se reposer un peu (Marc 6,31). Mais la question qui se pose est : Comment peut-on se détendre ? Et je doute que la télé soit réellement un moyen de détente. En réalité, on se fait assommer par ce que l’on voit et entend, ou on gaspille du temps que Dieu nous a donné. Il est vrai que les séries télévisées sont parfois captivantes et intéressantes. Mais intéressantes pour qui ? C’est de la nourriture pour la chair (la vieille nature) et en même temps cela nous enlève l’appétit pour la vraie nourriture spirituelle. La télé et la Bible ne vont pas ensemble. Si tu veux te détendre, je te conseille par exemple de faire du sport ou de lire un bon livre.

Merci pour tous ces conseils qui semblent vraiment importants. Nous espérons que beaucoup de jeunes les lisent et les mettent en pratique. Désirez-vous encore ajouter quelque chose ?

Oui, j’ai encore un conseil à donner. Nous avons parlé de la nécessité de lire la Bible. Dans la Bible, Dieu nous parle. Mais il est aussi important que nous parlions à Dieu. La Parole de Dieu et la prière vont ensemble. Nous ne pouvons pas les dissocier. Pour cette raison, je vous propose de lire la Bible avec prière et de prier avec la Bible.

Merci beaucoup, papa Alus. Que Dieu vous bénisse.

Merci à vous. Je vous souhaite une riche bénédiction en lisant la Bible régulièrement.

Interview : L’église – quelle importance a-t-elle pour vous ?

Interview : L’église – quelle importance a-t-elle pour vous ?

Bonjour, papa Arend (Remmers), merci de votre disponibilité à participer à cet interview pour notre journal des jeunes « Toi, suis-moi ». Le sujet du numéro actuel est : « L’église (ou l’assemblée) ». Vous êtes un père en Christ et vous vous rassemblez déjà depuis de longues années avec d’autres frères et sœurs autour du Seigneur. Pourriez-vous nous dire pourquoi cela est si important pour vous ?

Reconnaître que nous sommes pécheurs et nous convertir est la chose la plus importante de notre vie. Notre salut éternel en dépend. Après avoir trouvé notre salut en Jésus Christ, deux questions d’une grande importance se posent à nous comme chrétiens :

  1. La vie personnelle de dévouement au Sauveur qui nous a aimés et qui s’est donné pour nous (Gal. 2, 20 ; Eph. 5, 1-2)
  2. La vie commune avec les autres croyants en obéissance à Christ qui a aimé son assemblée et s’est donné pour elle (Eph. 5, 22-32).

Par rapport au premier point, la majorité des chrétiens acceptent que la Parole soit notre guide pour notre vie personnelle de chaque jour. Mais quant au deuxième point, il existe une multitude d’opinions et par conséquent, un nombre presque infini d’« églises » ou de « dénominations ». Pourquoi cela ? Parce que le diable, l’ennemi de Dieu et des siens, hait tout ce qui est à l’honneur de Dieu et de son Fils. Il ne peut pas nous arracher de sa main, mais il essaie de détruire tout ce que nous désirons faire pour sa gloire, et spécialement ce qui concerne l’unité des rachetés dans le seul corps de Christ, l’assemblée. Le triste résultat est la dispersion des croyants en multiples groupements chrétiens.

Cependant, notre Dieu considère son Assemblée comme une perle « de grand prix » (cf. Matth. 13, 45-46 ; Éph. 5, 25-27). Il nous a donné des enseignements à cet égard déjà au début de l’Ancien Testament, dans le livre de l’Exode. Nous y trouvons deux sujets très importants : Le salut dans les 15 premiers chapitres (la Pâque et la délivrance de l’ennemi), et l’Assemblée (la tente d’assignation) dans les chapitres 25-40.

Dans le Nouveau Testament, ces vérités continuent à être dévoilées : Après avoir présenté la Parole comme moyen de notre salut, et comme notre nourriture spirituelle individuelle, l’apôtre Pierre nous parle de la « maison spirituelle », l’Assemblée (1 Pierre 1, 23 – 2, 5). Et l’apôtre Paul nous dit qu’il est devenu « le serviteur de l’Évangile », mais aussi « le serviteur de l’Assemblée » (Col. 1, 23-25). L’Assemblée de Dieu englobe tous ceux qui croient au Seigneur Jésus et qui ont reçu l’Esprit Saint. Ils forment ainsi un seul corps (Éph. 4, 4).

Ayant grandi dans une famille des « frères » et m’étant converti dans mon jeune âge, j’ai connu une « crise » – un moment de doutes et de questions vers vingt ans environ. Mais après des prières et l’étude de la Parole à l’aide d’un petit livre présentant le vrai caractère de l’assemblée de Dieu, le Seigneur m’a fait comprendre une fois pour toutes que sa volonté peut être réalisée à cet égard même aujourd’hui et dans nos circonstances déplorables (cf. 1 Tim. 1, 13-14).

L’Assemblée est composée de tous ceux qui sont sauvés par le Seigneur Jésus. Il n’y a pas de listes de membres, il n’y a pas de pasteur, les femmes se taisent – donc beaucoup de choses sont différentes des autres églises. Comment cela fonctionne-t-il pratiquement ?

Comme je l’ai déjà relevé, la sainte Parole de Dieu est notre seul guide. Là, nous trouvons tout ce qui est nécessaire pour réaliser par la foi et dans l’obéissance quelles sont les pensées parfaites, sages et utiles concernant son Assemblée. Les hommes par contre, ont introduit au cours des siècles de nombreuses « inventions » humaines, qui ont corrompu le vrai caractère de l’Assemblée de Dieu. Ces aberrations sont tellement répandues et acceptées, que ceux qui adhèrent à la Parole sont parfois considérés comme des « sectaires » !

Dans la vie pratique de l’Assemblée selon la Parole, tout se déroule dans l’obéissance à l’Écriture, dans la dépendance du Saint Esprit et pour l’édification des croyants (cf. Jean 16, 12-13 ; Rom. 8, 26 ; 1 Cor. 12, 4-11 ; 14, 26-34).

Bien entendu, ceux qui se réunissent selon la Parole ne sont pas l’Assemblée, mais ils désirent former un témoignage de l’Assemblée de Dieu sur la terre (cf. Psaume 122, 4).

Les conditions importantes sont :

  • la considération de tous les vrais croyants comme membres du Corps du Christ, donc l’Assemblée (cf. Éph. 4, 3-4),
  • la séparation de tout mal que l’homme naturel y a introduit (2 Cor. 7, 1 ; 2 Tim. 2, 19-22),
  • l’exercice de la discipline biblique (cf. 1 Cor. 5).

Mais, dites-nous, papa Arend, chacun peut choisir sa propre église, n’est-ce pas – là où il se sent à l’aise avec d’autres, là où le déroulement des réunions est selon son goût, ou simplement là où ses parents l’ont amené en tant qu’enfant ? Chez nous on dit p.ex. : « Je suis né catholique, je veux aussi mourir catholique ». Qu’en pensez-vous ?

On peut comprendre par ce que j’ai exprimé dans les réponses précédentes que notre volonté propre, nos désirs et la tradition humaine n’ont aucune place dans la vraie Assemblée. Ces pensées viennent de notre « chair » que nous portons tous dans nos corps, mais qui a été jugée par Dieu et qui doit être crucifiée par nous (cf. Rom. 6. 6 ; 8 3 ; Gal. 5. 24). Si nous désirons plaire à notre Sauveur et Seigneur, notre seul « choix » est d’obéir à sa Parole. Christ est le Chef, la « Tête » de son corps, et le Saint Esprit est notre guide, non pas les traditions (cf. Matth. 15, 3,6 ; Col. 2,8 voir note version DBY). Dans la question ci-dessus, la pensée exprimée par le catholique démontre le danger de s’appuyer sur les traditions humaines. Même s’il s’agit d’un vrai croyant qui est sauvé pour l’éternité, ces traditions l’empêcheront de chercher et de trouver la vérité divine au sujet de l’Assemblée. (cf. 1 Cor. 3, 11-15).

Mais concernant les différents églises et groupes, on dit parfois que « nos différences font notre richesse ». D’autres comparent chaque groupe à une fleur et disent que l’ensemble forme un beau bouquet. Ce n’est pas cela ?

C’est une vieille erreur répandue de dire que les différentes « églises » sont un enrichissement. Au contraire, l’existence même de ces divers groupes démontre la pauvreté spirituelle et le rejet de la Parole de Dieu. (cf. 1 Cor. 1, 10-13 ; 11, 18). Sans le dire expressément, l’arrière-pensée qui se cache derrière le besoin d’appartenir à une « église » est qu’il ne suffit pas d’être un membre du vrai Corps de Christ. On a besoin de porter un nom (catholique, luthérien, pentecôtiste, baptiste, etc.). L’existence de toutes ces « églises » est le résultat de l’activité de la chair humaine (parfois même chez de vrais croyants). Dans une grande partie de ces groupes, il existe par ailleurs des doctrines et des pratiques qui ne sont pas bibliques.

L’existence de différentes « églises » contredit la Parole, où nous ne trouvons qu’une seule Église (en grec ekklesia), un seul corps de Christ. Il n’existe pas plusieurs corps de Christ. En se rassemblant selon les enseignements de la Bible, les croyants ne sont rien en eux-mêmes si ce n’est des membres du Corps de Christ (cf. 1 Cor. 12, 13) ; ils ne forment pas une « meilleure église ». Ils désirent seulement mettre en pratique la pensée de la Parole de Dieu en prenant une place, à laquelle chaque membre du Corps de Christ est bienvenu, et où la discipline est exercée de façon scripturaire (p.ex. 1 Cor. 5).

Tous les efforts d’unir les chrétiens d’une manière qui ne se trouve pas dans la Bible sont futiles. Est-ce que cela correspond à la volonté de Dieu de lier des incrédules avec des croyants (cf. 2 Cor. 6, 14-16) ? Quel bénéfice y-at-il à chercher à unir des constructions humaines (c’est-à-dire les « églises ») qui sont jugées par la Parole (cf. 1 Cor. 1, 10-13) ? C’est cela que fait l’Œcuménisme. Pourquoi vouloir réunir temporairement des vrais croyants qui ne sont pas d’accord entre eux sur plusieurs questions doctrinales (l’Alliance évangélique) ?

Le chemin selon l’Écriture est de « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Éph. 4. 3). L’unité de l’Esprit implique que tout doit être en accord avec la Parole de Dieu et dirigé par le Saint Esprit.

Donc vous dites que le chemin pour vivre l’unité n’est pas de faire un effort pour réunir différentes églises ? Car on dit souvent : Soyons un ! Insistons sur ce que nous avons en commun et oublions ce qui nous sépare, montrons un esprit d’amour et de tolérance pour marcher ensemble. Comment faire alors ?

La réponse se trouve déjà dans mes remarques précédentes. Une union ou unité sans la séparation du mal doctrinal et pratique n’est qu’un compromis ; c’est une chose détestable aux yeux du Dieu saint. Comme nous l’avons déjà relevé, la seule vraie unité chrétienne est l’unité de l’Esprit. L’Esprit de Dieu est l’Esprit « Saint ». Cela veut dire que tout ce qui est en contradiction avec le Dieu saint ne peut être toléré. La tolérance est une notion humaine, en contraste avec la grâce, qui est divine. Notre attitude doit être caractérisée par la patience. La patience connait le chemin juste et supporte la faiblesse, mais non pas le péché et le mal. Grâce à Dieu, il y a beaucoup de croyants qui essayent de mener une vie pieuse. Mais leurs connexions avec les dénominations les souillent, même s’ils ne s’en rendent pas compte.

Vous dites que vivre l’unité demande de se retirer du mal ?

C’est juste. La tolérance au mal sous prétexte de vouloir garder l’unité est une déception charnelle et satanique. La sainteté de Dieu et des siens est incompatible avec le monde, la chair et le péché. « Quiconque donc voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » (Jacques 4, 4 ; cf. 1 Jean 2, 15-17 ; Esdras 4, 1-5). Si on se retire du mal, la vraie unité peut être réalisée à la gloire de notre Dieu et Père et pour notre propre bénédiction.

Donc encore aujourd’hui il est possible de vivre l’unité autour du Seigneur Jésus. C’est encourageant de le savoir. Svp, dites-nous encore pourquoi on doit appliquer la discipline dans l’église ?

Le frère connu M. J. N. Darby a écrit à juste titre : « La séparation du mal est la condition préalable à l’unité de l’Assemblée » (voir 1 Cor. 5 ; Eph. 1, 4 ; 2 Tim. 2, 21-22). La discipline est hélas nécessaire pour maintenir la pureté de l’Assemblée (2 Cor. 7, 8-11 ; cf. 2 Tim. 2, 21). L’Assemblée sous l’aspect de la Maison de Dieu est caractérisée par la sainteté, dont la pureté est un élément fondamental (1 Cor. 3, 16 ; 2 Cor. 6, 16-18 ; Éph. 2, 21 ; 1 Jean 3, 3).

Merci beaucoup pour toutes ces explications, papa Arend. On voit que vous avez beaucoup étudié la Parole de Dieu et que vous l’aimez. Vous avez déjà écrit beaucoup de livres sur différents sujets qui se trouvent aussi au Cameroun dans les Centres Bibliques. Nous ne pouvons qu’encourager nos jeunes lecteurs à les étudier.

J’ai juste encore une autre question, papa Arend. On dit que vous avez renoncé à une bonne carrière professionnelle et un bon salaire pour servir le Seigneur à plein temps et pour étudier et expliquer les vérités de la Parole de Dieu. Aimeriez-vous partager avec nous quelques expériences ?

Déjà, comme jeune chrétien, j’ai commencé à comprendre un peu comme c’est important de connaître la Parole de Dieu pour la vie personnelle et commune, c’est à dire dans l’Assemblée. J’ai donc étudié les Écritures à l’aide de la bonne littérature qui était à ma disposition. Au fur et à mesure, les frères locaux m’ont demandé de m’occuper de l’école du dimanche, puis des réunions des jeunes, ce que j’ai fait avec joie. J’ai aussi pu organiser et diriger plusieurs camps pour des jeunes chrétiens. Le Seigneur m’a encouragé à présenter la Parole quand j’avais environ 25 ans. Ensuite, j’ai reçu des invitations de la part des rassemblements environnants, etc.

À un moment donné, quand j’avais environ 40 ans, le Seigneur a placé devant moi la décision de continuer mon travail très intéressant ou d’arrêter et de travailler seulement pour Lui. Et quand le Seigneur nous appelle, il est bon d’obéir ! Mais c’est une décision de plein gré – le Seigneur ne nous force pas. J’ai quitté mon travail lucratif, et ma femme et moi nous n’avons jamais regretté cette décision. Nous avons expérimenté l’amour, la grâce et l’aide du Seigneur chaque jour de notre vie. Au fil du temps, nous avons appris toujours mieux que tout dépend de Lui et pas de nous. Il est vrai que sa grâce nous suffit, car sa puissance s’accomplit dans l’infirmité (2 Cor. 12, 9). Continuons, chacun à sa place, jusqu’à ce qu’Il vienne !

Interview Qu’est-ce que le CORONAVIRUS vous a enseigné

Qu’est-ce que le CORONAVIRUS vous a enseigné ?

Bonjour Dr. Franke. Vous travaillez au Cameroun comme médecin missionnaire depuis une trentaine d’années. Merci de votre disponibilité à répondre à certaines questions au sujet du CORONAVIRUS.

Avec plaisir. Mais tout d’abord, j’aimerais préciser qu’actuellement nous sommes en juillet 2020 et que l’interview sera probablement publié en janvier 2021, c’est-à-dire dans six mois environ. Quelle sera la situation ? Seul Dieu le sait. Mais on peut maintenant faire un point et se demander ce qu’on a appris durant ces premiers mois de pandémie, une circonstance qui était nouvelle pour nous tous.

Pourriez-vous nous expliquer comment ce petit virus a pu bouleverser le monde entier ?

Même si la famille des « Coronavirus » existait déjà avant, ce virus qui cause la maladie « COVID 19 » était nouveau et inconnu. Personne n’avait donc d’anticorps pour se défendre, aucun médicament n’était disponible pour le traitement, aucun vaccin n’existait. Les médecins étaient dans l’embarras, ne sachant pas comment traiter les malades correctement. Le virus s’est avéré très contagieux et il s’est répandu à une vitesse inimaginable. Cela nous a rappelé que malgré les progrès de la médecine, une nouvelle maladie peut apparaitre d’un moment à l’autre et perturber le monde entier.

Pourquoi certaines personnes ont-elles affirmé qu’il s’agissait « d’une simple grippe » et d’autres « d’une maladie grave qu’il fallait éviter à tout prix » ? Qui avait raison ?

La plupart des personnes atteintes de ce virus n’ont que des symptômes légers, d’autres n’ont même pas du tout de symptômes. Mais il y a un groupe de personnes qu’on appelle « des personnes à risques », celles qui, pour des raisons qui ne sont toujours pas complètement connues, sont gravement malades ou qui meurent même, si elles attrapent le virus.

Beaucoup de personnes sont décédées suite au COVID 19. La mort n’a pas fait de distinction entre riches et pauvres, entre les bien instruits et les moins instruits, et même des jeunes personnes ont succombés.

Cela montre une fois de plus que le lendemain ne nous appartient pas. Cher lecteur, es-tu prêt à rencontrer Dieu ?

Dans la lutte contre ce virus, on a souvent parlé de la « solidarité » et dit que « l’égoïsme n’a pas de place ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Du fait que des traitements contre cette nouvelle maladie n’existaient pas, la lutte contre le virus s’est basée sur les mesures préventives comme l’hygiène des mains, la distance sociale, le port des masques, et le confinement. Ces mesures se sont avérées hyper-importantes pour barrer le chemin au virus et protéger les individus faibles, ceux qui tomberaient gravement malades s’ils étaient contaminés.

Les personnes qui appliquent ces mesures barrières se montrent alors solidaires avec les plus faibles. Celles qui les négligent montrent un certain égoïsme, en ne se souciant pas de la santé des personnes à risque, qui sont souvent les plus âgées, comme nos parents, ou les personnes atteintes d’autres maladies.

C’est difficile pour tout le monde d’appliquer de telles mesures barrières, car toutes les activités et habitudes sont bouleversées par cela. J’ai compris que plusieurs appliquent les mesures par ordre du gouvernement, d’autres par peur d’être contaminés, d’autres encore ne les respectent pas. Et j’ai vu que c’est le Seigneur Jésus qui donne la force de le faire par solidarité envers les plus faibles.

Mais ne faut-il pas plutôt se confier en Dieu dans de telles circonstances ? Comme le Psaume 91 qui nous montre que Dieu nous gardera partout ?

Absolument. Il faut premièrement se confier en Dieu en tout lieu et en tout temps. Mais il ne faut pas confondre la grâce de Dieu et notre responsabilité. Les deux vont en parallèle comme des rails. Dieu peut me garder et IL va le faire si c’est sa volonté que je sois épargné. Mais ma responsabilité demeure, comme p.ex. je ne bois pas de l’eau sale car je sais que cela me donnerait la diarrhée. Nous ne voulons pas avoir « une foi » qui tente Dieu.

Dans ma situation de responsable de deux Centres de Santé, la prière et la pensée que Dieu gardera mes collaborateurs m’ont donné la paix, mais en même temps c’était ma responsabilité de trouver aussi vite que possible le matériel de protection pour eux.

Sur le plan personnel, qu’est-ce que cette crise vous a appris ou rappelé ?

Beaucoup de choses dont je ne peux citer que quelques-unes ici ! Tout peut changer d’une seconde à l’autre. Cette pandémie et le Lockdown a fait trembler l’économie du monde entier. Qui aurait pu imaginer cela ? Les choses de ce monde sont éphémères. Une fois de plus j’ai vu qu’il faut investir dans les valeurs éternelles.

En plus, cela m’a rappelé l’importance et l’urgence de parler du Seigneur à ceux qui sont perdus. Toi-même, as-tu l’assurance de salut ? Ta voisine, ton camarade, ton professeur – vivront-ils encore demain ? Et quel sort terrible attend ceux qui ne se sont pas encore réconciliés avec Dieu !

Quel conseil aimeriez-vous partager avec les lecteurs ?

Je te conseille de revoir le but et les objectifs de ta vie. Prends conscience de la vanité des choses matérielles. Et surtout, assure-toi d’être sauvé pour l’éternité. Si tu n’es pas sûr, relis attentivement ce journal et fais appel à un frère ou une sœur qui pourrait t’aider. Si tu ne connais pas d’enfants de Dieu de confiance, adresse-toi à la rédaction (adresse mel ou numéro WhatsApp sur la page 2 de ce journal) pour poser tes questions.

Mais si tu as compris ce qu’il faut faire pour te convertir, fais-le ! N’hésite pas, car demain ne t’appartient pas. Vivras-tu encore demain ? Sois réconcilié avec Dieu aujourd’hui. L’histoire du COVID 19 montre à quel point il est urgent de se convertir !

Merci beaucoup, docteur, pour votre disponibilité. Que le Seigneur continue à vous accorder courage, force et sagesse dans le service qu’IL vous a confié.