Chers jeunes amis,
Dans la situation actuelle de la chrétienté, plusieurs questions se posent :

  • Pourquoi y a-t-il autant de groupements différents de chrétiens ?
  • Où puis-je trouver des chrétiens qui se réunissent selon la pensée de Dieu ?
  • Est-il possible de vivre l’unité selon Dieu autour du Seigneur ?

Notre journal « Toi suis-moi » a pour but de montrer ce que la Parole de Dieu nous enseigne à ce sujet. Car personne, que ce soit ton pasteur, tes parents, tes amis, ne peut t’indiquer la « bonne Église », sauf s’ils se basent sur ce que Dieu dit dans sa Parole.

Lis et étudie attentivement les articles de ce journal avec ta Bible ouverte. Cherche les versets indiqués et demande au Seigneur Jésus qu’il t’aide à comprendre ces vérités. Si tu as encore des questions, adresse-toi aux frères dans les centres bibliques au Cameroun. De la littérature à ce sujet y est aussi disponible.

Si tu es un jeune qui te rassemble avec d’autres frères et sœurs autour du Seigneur Jésus, lis cette brochure avec intérêt pour mieux comprendre la base biblique du rassemblement et pour saisir tes responsabilités dans les réunions. Et ne néglige pas de lire l’interview – il est trop intéressant !!

Si tu n’es pas encore passé par la conversion, sache que c’est le premier pas indispensable à faire. L’église ne te sauve pas. La page 32 te montre comment faire pour être sauvé. N’attends plus ! Bonne lecture.

Tes amis de la rédaction

Quelle église correspond à la pensée de Dieu ?

Pour répondre à cette question, nous devons étudier ce que Dieu dit dans sa Parole, dans la Bible. Car c’est là que les pensées de Dieu se trouvent. Si on regarde les réalités actuelles, on constate qu’il y a beaucoup de confusion et qu’il semble très difficile de trouver une réponse à la question : « Avec qui se rassembler ? » Hier bitte die Grafik von Seite 5 einfügen Pour trouver une réponse à cette question : « Avec qui se rassembler » une autre question est indispensable : Hier bitte den weißen Mann aus der Mitte von Seite 8/9 der Broschüre nehmen mit der Bibel in der Hand und in die Sprechblase schreiben:  QUE DIT LA PAROLE DE DIEU ?

Qu’est-ce que l’Église ?

Le mot « Église » est dérivé du mot grec « ekklesia » qui se traduit littéralement par « appelé au-dehors ». Il est utilisé pour désigner une « assemblée ». L’Église ou l’Assemblée chrétienne est composée de tous ceux qui sont sauvés par le Seigneur Jésus. Hier bitte die Grafik von Seite 8 einfügen nur mit dem Text der direkt zur Haupt-Graphik gehört La Parole de Dieu dit : « Il (le souverain sacrificateur) prophétisa que Jésus allait mourir… pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11, 51-52) et elle parle de « l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre fils. » (Actes 20, 28). Hier unten bitte wieder den weißen Mann mit der Bibel und in die Sprechblase:  DIEU ENVISAGE UNE SEULE ÉGLISE

Qui dirige l’Église ?

La Parole de Dieu dit : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matthieu 18, 20) Hier bitte die Graphik von Seite 10 einfügen, und als Überschrift darüber: Au début, l’Église est appelée la « Maison de Dieu » La Parole de Dieu dit : « Il est le chef du corps, de l’Assemblée, … afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place. (Col. 1, 18) Hier bitte wieder den weißen Mann mit Sprechblase einfügen, in der steht: LE SEIGNEUR JÉSUS SAUVE, RASSEMBLE ET CONDUIT SON ASSEMBLÉE !

Quel est le développement historique ?

  • Au cours des temps, des choses qui ne sont pas selon la doctrine de la Bible se sont introduites et ont alors causé des divisions.
  • En même temps, d’autres formes de mal se sont introduites (mal = iniquité, injustice, péché).
Hier bitte die rechte Graphik von Seite 26 mit Legende einfügen (links unten wegretuschieren) La Parole de Dieu explique : Dans la grande maison, il y a tous ceux qui « prononcent le nom du Seigneur » (2 Timothée 2, 19), tous ceux qui se disent chrétiens. Ils sont composés de croyants qui sont nés de nouveau mais aussi d’incrédules, qui ne sont des chrétiens que de nom. Hier noch den weißen Mann mit Bible einfügen, in die Sprechblase nur das Ausrufezeichen wie auf Seite 25 Que faire face à une telle confusion et un tel mal dans l’Église ? Comment vivre l’unité autour du Seigneur Jésus ? La Parole de Dieu dit :
  • « Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi des vases de bois et de terre ; et certains à honneur, d’autres à déshonneur.
  • Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifiée, utile au maitre, préparé pour toute bonne œuvre. » (2 Timothée 2, 20-21)
Hier bitte Graphik Seite 39 einfügen und als Überschrift: On ne peut vivre l’unité qu’en « se retirant du mal » ! Und hier wieder den weißen Mann mit Bibel mit 2 Sprechblasen: « QU’IL SE RETIRE DE L‘INIQUITÉ, QUELCONQUE PRONONCE LE NOM DU SEIGNEUR. » (2 Tim. 2, 19) « POURSUIS LA JUSTICE, LA FOI, L’AMOUR, LA PAIX, AVEC CEUX QUI INVOQUENT LE SEIGNEUR D’UN CŒUR PUR. » (2 TIM. 2, 22)
ET MAINTENANT : OÙ SUIS-JE ?
Il est encore possible aujourd’hui de vivre l’unité autour du Seigneur Jésus ! Hier bitte Graphik von Seite 42 einfügen mit Legende (Beschreibung der weißen, roten und schwarzen Figuren) Und hier den weißen Mann mit Bibel und 2 Sprechblasen: « LÀ OÙ DEUX OU TROIS SONT ASSEMBLÉS À MON NOM, JE SUIS LÀ AU MILIEU D’EUX. » (Matth. 18, 20) « POURSUIS LA JUSTICE, LA FOI, L’AMOUR, LA PAIX, AVEC CEUX QUI INVOQUENT LE SEIGNEUR D’UN CŒUR PUR. » (2 Tim. 2, 22)

 

Interview : L’église – quelle importance a-t-elle pour vous ?

Bonjour, papa Arend (Remmers), merci de votre disponibilité à participer à cet interview pour notre journal des jeunes « Toi, suis-moi ». Le sujet du numéro actuel est : « L’église (ou l’assemblée) ». Vous êtes un père en Christ et vous vous rassemblez déjà depuis de longues années avec d’autres frères et sœurs autour du Seigneur. Pourriez-vous nous dire pourquoi cela est si important pour vous ?

Reconnaître que nous sommes pécheurs et nous convertir est la chose la plus importante de notre vie. Notre salut éternel en dépend. Après avoir trouvé notre salut en Jésus Christ, deux questions d’une grande importance se posent à nous comme chrétiens :

  1. La vie personnelle de dévouement au Sauveur qui nous a aimés et qui s’est donné pour nous (Gal. 2, 20 ; Eph. 5, 1-2)
  2. La vie commune avec les autres croyants en obéissance à Christ qui a aimé son assemblée et s’est donné pour elle (Eph. 5, 22-32).

Par rapport au premier point, la majorité des chrétiens acceptent que la Parole soit notre guide pour notre vie personnelle de chaque jour. Mais quant au deuxième point, il existe une multitude d’opinions et par conséquent, un nombre presque infini d’« églises » ou de « dénominations ». Pourquoi cela ? Parce que le diable, l’ennemi de Dieu et des siens, hait tout ce qui est à l’honneur de Dieu et de son Fils. Il ne peut pas nous arracher de sa main, mais il essaie de détruire tout ce que nous désirons faire pour sa gloire, et spécialement ce qui concerne l’unité des rachetés dans le seul corps de Christ, l’assemblée. Le triste résultat est la dispersion des croyants en multiples groupements chrétiens.

Cependant, notre Dieu considère son Assemblée comme une perle « de grand prix » (cf. Matth. 13, 45-46 ; Éph. 5, 25-27). Il nous a donné des enseignements à cet égard déjà au début de l’Ancien Testament, dans le livre de l’Exode. Nous y trouvons deux sujets très importants : Le salut dans les 15 premiers chapitres (la Pâque et la délivrance de l’ennemi), et l’Assemblée (la tente d’assignation) dans les chapitres 25-40.

Dans le Nouveau Testament, ces vérités continuent à être dévoilées : Après avoir présenté la Parole comme moyen de notre salut, et comme notre nourriture spirituelle individuelle, l’apôtre Pierre nous parle de la « maison spirituelle », l’Assemblée (1 Pierre 1, 23 – 2, 5). Et l’apôtre Paul nous dit qu’il est devenu « le serviteur de l’Évangile », mais aussi « le serviteur de l’Assemblée » (Col. 1, 23-25). L’Assemblée de Dieu englobe tous ceux qui croient au Seigneur Jésus et qui ont reçu l’Esprit Saint. Ils forment ainsi un seul corps (Éph. 4, 4).

Ayant grandi dans une famille des « frères » et m’étant converti dans mon jeune âge, j’ai connu une « crise » – un moment de doutes et de questions vers vingt ans environ. Mais après des prières et l’étude de la Parole à l’aide d’un petit livre présentant le vrai caractère de l’assemblée de Dieu, le Seigneur m’a fait comprendre une fois pour toutes que sa volonté peut être réalisée à cet égard même aujourd’hui et dans nos circonstances déplorables (cf. 1 Tim. 1, 13-14).

L’Assemblée est composée de tous ceux qui sont sauvés par le Seigneur Jésus. Il n’y a pas de listes de membres, il n’y a pas de pasteur, les femmes se taisent – donc beaucoup de choses sont différentes des autres églises. Comment cela fonctionne-t-il pratiquement ?

Comme je l’ai déjà relevé, la sainte Parole de Dieu est notre seul guide. Là, nous trouvons tout ce qui est nécessaire pour réaliser par la foi et dans l’obéissance quelles sont les pensées parfaites, sages et utiles concernant son Assemblée. Les hommes par contre, ont introduit au cours des siècles de nombreuses « inventions » humaines, qui ont corrompu le vrai caractère de l’Assemblée de Dieu. Ces aberrations sont tellement répandues et acceptées, que ceux qui adhèrent à la Parole sont parfois considérés comme des « sectaires » !

Dans la vie pratique de l’Assemblée selon la Parole, tout se déroule dans l’obéissance à l’Écriture, dans la dépendance du Saint Esprit et pour l’édification des croyants (cf. Jean 16, 12-13 ; Rom. 8, 26 ; 1 Cor. 12, 4-11 ; 14, 26-34).

Bien entendu, ceux qui se réunissent selon la Parole ne sont pas l’Assemblée, mais ils désirent former un témoignage de l’Assemblée de Dieu sur la terre (cf. Psaume 122, 4).

Les conditions importantes sont :

  • la considération de tous les vrais croyants comme membres du Corps du Christ, donc l’Assemblée (cf. Éph. 4, 3-4),
  • la séparation de tout mal que l’homme naturel y a introduit (2 Cor. 7, 1 ; 2 Tim. 2, 19-22),
  • l’exercice de la discipline biblique (cf. 1 Cor. 5).

Mais, dites-nous, papa Arend, chacun peut choisir sa propre église, n’est-ce pas – là où il se sent à l’aise avec d’autres, là où le déroulement des réunions est selon son goût, ou simplement là où ses parents l’ont amené en tant qu’enfant ? Chez nous on dit p.ex. : « Je suis né catholique, je veux aussi mourir catholique ». Qu’en pensez-vous ?

On peut comprendre par ce que j’ai exprimé dans les réponses précédentes que notre volonté propre, nos désirs et la tradition humaine n’ont aucune place dans la vraie Assemblée. Ces pensées viennent de notre « chair » que nous portons tous dans nos corps, mais qui a été jugée par Dieu et qui doit être crucifiée par nous (cf. Rom. 6. 6 ; 8 3 ; Gal. 5. 24). Si nous désirons plaire à notre Sauveur et Seigneur, notre seul « choix » est d’obéir à sa Parole. Christ est le Chef, la « Tête » de son corps, et le Saint Esprit est notre guide, non pas les traditions (cf. Matth. 15, 3,6 ; Col. 2,8 voir note version DBY). Dans la question ci-dessus, la pensée exprimée par le catholique démontre le danger de s’appuyer sur les traditions humaines. Même s’il s’agit d’un vrai croyant qui est sauvé pour l’éternité, ces traditions l’empêcheront de chercher et de trouver la vérité divine au sujet de l’Assemblée. (cf. 1 Cor. 3, 11-15).

Mais concernant les différents églises et groupes, on dit parfois que « nos différences font notre richesse ». D’autres comparent chaque groupe à une fleur et disent que l’ensemble forme un beau bouquet. Ce n’est pas cela ?

C’est une vieille erreur répandue de dire que les différentes « églises » sont un enrichissement. Au contraire, l’existence même de ces divers groupes démontre la pauvreté spirituelle et le rejet de la Parole de Dieu. (cf. 1 Cor. 1, 10-13 ; 11, 18). Sans le dire expressément, l’arrière-pensée qui se cache derrière le besoin d’appartenir à une « église » est qu’il ne suffit pas d’être un membre du vrai Corps de Christ. On a besoin de porter un nom (catholique, luthérien, pentecôtiste, baptiste, etc.). L’existence de toutes ces « églises » est le résultat de l’activité de la chair humaine (parfois même chez de vrais croyants). Dans une grande partie de ces groupes, il existe par ailleurs des doctrines et des pratiques qui ne sont pas bibliques.

L’existence de différentes « églises » contredit la Parole, où nous ne trouvons qu’une seule Église (en grec ekklesia), un seul corps de Christ. Il n’existe pas plusieurs corps de Christ. En se rassemblant selon les enseignements de la Bible, les croyants ne sont rien en eux-mêmes si ce n’est des membres du Corps de Christ (cf. 1 Cor. 12, 13) ; ils ne forment pas une « meilleure église ». Ils désirent seulement mettre en pratique la pensée de la Parole de Dieu en prenant une place, à laquelle chaque membre du Corps de Christ est bienvenu, et où la discipline est exercée de façon scripturaire (p.ex. 1 Cor. 5).

Tous les efforts d’unir les chrétiens d’une manière qui ne se trouve pas dans la Bible sont futiles. Est-ce que cela correspond à la volonté de Dieu de lier des incrédules avec des croyants (cf. 2 Cor. 6, 14-16) ? Quel bénéfice y-at-il à chercher à unir des constructions humaines (c’est-à-dire les « églises ») qui sont jugées par la Parole (cf. 1 Cor. 1, 10-13) ? C’est cela que fait l’Œcuménisme. Pourquoi vouloir réunir temporairement des vrais croyants qui ne sont pas d’accord entre eux sur plusieurs questions doctrinales (l’Alliance évangélique) ?

Le chemin selon l’Écriture est de « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Éph. 4. 3). L’unité de l’Esprit implique que tout doit être en accord avec la Parole de Dieu et dirigé par le Saint Esprit.

Donc vous dites que le chemin pour vivre l’unité n’est pas de faire un effort pour réunir différentes églises ? Car on dit souvent : Soyons un ! Insistons sur ce que nous avons en commun et oublions ce qui nous sépare, montrons un esprit d’amour et de tolérance pour marcher ensemble. Comment faire alors ?

La réponse se trouve déjà dans mes remarques précédentes. Une union ou unité sans la séparation du mal doctrinal et pratique n’est qu’un compromis ; c’est une chose détestable aux yeux du Dieu saint. Comme nous l’avons déjà relevé, la seule vraie unité chrétienne est l’unité de l’Esprit. L’Esprit de Dieu est l’Esprit « Saint ». Cela veut dire que tout ce qui est en contradiction avec le Dieu saint ne peut être toléré. La tolérance est une notion humaine, en contraste avec la grâce, qui est divine. Notre attitude doit être caractérisée par la patience. La patience connait le chemin juste et supporte la faiblesse, mais non pas le péché et le mal. Grâce à Dieu, il y a beaucoup de croyants qui essayent de mener une vie pieuse. Mais leurs connexions avec les dénominations les souillent, même s’ils ne s’en rendent pas compte.

Vous dites que vivre l’unité demande de se retirer du mal ?

C’est juste. La tolérance au mal sous prétexte de vouloir garder l’unité est une déception charnelle et satanique. La sainteté de Dieu et des siens est incompatible avec le monde, la chair et le péché. « Quiconque donc voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » (Jacques 4, 4 ; cf. 1 Jean 2, 15-17 ; Esdras 4, 1-5). Si on se retire du mal, la vraie unité peut être réalisée à la gloire de notre Dieu et Père et pour notre propre bénédiction.

Donc encore aujourd’hui il est possible de vivre l’unité autour du Seigneur Jésus. C’est encourageant de le savoir. Svp, dites-nous encore pourquoi on doit appliquer la discipline dans l’église ?

Le frère connu M. J. N. Darby a écrit à juste titre : « La séparation du mal est la condition préalable à l’unité de l’Assemblée » (voir 1 Cor. 5 ; Eph. 1, 4 ; 2 Tim. 2, 21-22). La discipline est hélas nécessaire pour maintenir la pureté de l’Assemblée (2 Cor. 7, 8-11 ; cf. 2 Tim. 2, 21). L’Assemblée sous l’aspect de la Maison de Dieu est caractérisée par la sainteté, dont la pureté est un élément fondamental (1 Cor. 3, 16 ; 2 Cor. 6, 16-18 ; Éph. 2, 21 ; 1 Jean 3, 3).

Merci beaucoup pour toutes ces explications, papa Arend. On voit que vous avez beaucoup étudié la Parole de Dieu et que vous l’aimez. Vous avez déjà écrit beaucoup de livres sur différents sujets qui se trouvent aussi au Cameroun dans les Centres Bibliques. Nous ne pouvons qu’encourager nos jeunes lecteurs à les étudier.

J’ai juste encore une autre question, papa Arend. On dit que vous avez renoncé à une bonne carrière professionnelle et un bon salaire pour servir le Seigneur à plein temps et pour étudier et expliquer les vérités de la Parole de Dieu. Aimeriez-vous partager avec nous quelques expériences ?

Déjà, comme jeune chrétien, j’ai commencé à comprendre un peu comme c’est important de connaître la Parole de Dieu pour la vie personnelle et commune, c’est à dire dans l’Assemblée. J’ai donc étudié les Écritures à l’aide de la bonne littérature qui était à ma disposition. Au fur et à mesure, les frères locaux m’ont demandé de m’occuper de l’école du dimanche, puis des réunions des jeunes, ce que j’ai fait avec joie. J’ai aussi pu organiser et diriger plusieurs camps pour des jeunes chrétiens. Le Seigneur m’a encouragé à présenter la Parole quand j’avais environ 25 ans. Ensuite, j’ai reçu des invitations de la part des rassemblements environnants, etc.

À un moment donné, quand j’avais environ 40 ans, le Seigneur a placé devant moi la décision de continuer mon travail très intéressant ou d’arrêter et de travailler seulement pour Lui. Et quand le Seigneur nous appelle, il est bon d’obéir ! Mais c’est une décision de plein gré – le Seigneur ne nous force pas. J’ai quitté mon travail lucratif, et ma femme et moi nous n’avons jamais regretté cette décision. Nous avons expérimenté l’amour, la grâce et l’aide du Seigneur chaque jour de notre vie. Au fil du temps, nous avons appris toujours mieux que tout dépend de Lui et pas de nous. Il est vrai que sa grâce nous suffit, car sa puissance s’accomplit dans l’infirmité (2 Cor. 12, 9). Continuons, chacun à sa place, jusqu’à ce qu’Il vienne !

Le service dans les assemblées

Le thème « Service dans l’assemblée » est un vaste sujet qui englobe de nombreux points, tels les services auprès des croyants qui forment l’assemblée de Dieu, ou ceux qui ont lieu pendant les réunions d’assemblées. Il existe de nombreux services, accomplis en privé ou en public, à la maison, à l’école ou au local de réunion…, le dimanche ou n’importe quel jour de la semaine. Cet article ne traite que quelques-uns des aspects les plus importants.

Tout d’abord, il est clair que tout service est fait pour le Seigneur Jésus, le Chef de l’Assemblée ; en même temps, il est souvent accompli à l’égard des Siens, les « membres » du Corps du Christ.

Certains services sont plus cachés ou peu remarqués, comme divers services de charité fraternelle pratique (Jaques 1, 27), les prières pour les autres (Col. 4, 12, 13 ; Jaques 5, 16) ou pour l’avancement de l’Évangile (2 Thess. 3, 1 ; Col. 4, 2-4). On peut aussi citer les services des mères et des pères dans les familles. D’autres sont exercés d’une manière publique, comme l’annonce de l’Évangile ou les services dans les réunions d’assemblée.

Motifs et conditions préalables

L’amour pour le Seigneur Jésus et pour les siens est la base pour tous les services. Il en résulte une obéissance volontaire au « Maître de service ». L’amour doit toujours être le motif premier (1 Cor. 13). L’amour-propre et le besoin de se faire remarquer n’ont aucune place ici. La volonté de servir, la diligence et la persévérance dans la tâche découlent de notre amour pour le Seigneur.

Il existe également d’autres critères importants pour un service authentique et sincère pour le Seigneur. Le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : « L’esclave ne sait pas ce que fait son Maitre, mais je vous ai appelés amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. » et « Vous êtes mes amis si vous faites tout ce que moi je vous commande. » (Jean 15, 15,14). Ce sont des mots émouvants. D’une part, nous sommes ses « esclaves » (Luc 17, 10 ; 1 Pierre 2, 16), qui ont « l’honneur » de travailler pour Lui et de Le servir. Mais nous sommes aussi appelés « amis » par ce grand Seigneur, ses « amis » qui ont le droit de Le connaître et de connaître les pensées de Dieu. Pratiquement, cela signifie que nous recherchons sa proximité, que nous avons communion avec Lui par la lecture de sa Parole et par la prière. Il va sans dire qu’une vie indifférente ou une vie ou l’on recherche ce qui plaît à soi-même, entrave et rend même impossible le service pour le Seigneur.

Pour les services d’aide d’ordre plus pratique (1 Cor. 12, 28), les compétences « professionnelles » que le Seigneur donne aux frères et sœurs sont souvent d’une grande utilité pour le bien-être de l’assemblée, ainsi que pour l’édification personnelle des frères et sœurs.

En dehors de cela, Dieu a donné divers « dons de grâce » et donc différents types de services (1 Cor. 12. 4-11). Dans certains cas, des personnes sont appelées elles-mêmes des « dons » ou des personnes « données » à l’assemblée (Éph. 4. 8-11). Il s’agit de dons spéciaux parce d’un côté leur service n’est pas limité à un seul endroit, mais il est donné « pour le corps » tout entier et de l’autre côté parce qu’elles ont des responsabilités fondamentales pour « l’édification du corps de Christ » (Eph. 4, 12-16).

C’est le Seigneur lui-même qui donne ces dons (voir les « listes » en 1 Cor. 12, 28 et en Romains 12, 6-8). De Lui viennent aussi toutes les « capacités » ; et c’est Lui qui appelle au service (Actes 13, 2 ; Gal. 1, 15-16 ; 1 Cor. 12, 4). À tous égards, les serviteurs dépendent de sa grâce et ont besoin de la direction du Saint Esprit.

Services dans les réunions d’assemblée

Tournons maintenant notre attention vers les services exercés par les frères dans les réunions d’assemblées locales. On dit « frères », car l’Esprit de Dieu précise que les femmes, c’est-à-dire les sœurs, doivent se taire dans les réunions (1 Cor. 14, 34). Lorsqu’on se réunit en assemblée selon les enseignements de la Parole de Dieu, le Seigneur Jésus est au milieu, Il dirige tout par l’Esprit Saint. C’est pourquoi la liberté de l’Esprit, qui a la noble tâche et le but de glorifier le Seigneur Jésus (Jean 16, 14), ne doit pas être entravée par l’activité humaine ou « charnelle ». (Remarque : C’est pour cela qu’il n’y a pas de pasteur ou d’anciens choisis par des hommes qui préparent les réunions). Toutes les personnes présentes doivent suivre la direction du Saint Esprit, soit qu’elles parlent soit qu’elles se taisent. Un frère proposera un chant, un autre offrira une action de grâces ou une requête par la prière, un autre encore lira un passage et l’expliquera, selon le caractère et la direction de la réunion (Actes 2, 42). Il faut une attitude spirituelle pour reconnaitre ce que l’Esprit veut faire, une attitude de cœur qui attend dans la prière et qui n’est pas dominée par des impulsions émotionnelles.

Dans les réunions d’adoration, tous sont impliqués intérieurement et rendent culte. Ils louent et remercient, ils expriment l’adoration en contemplant les souffrances et la mort du Seigneur Jésus, l’amour de Dieu et sa sainteté. Ils désirent « glorifier le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ d’un commun accord, d’une même bouche » (Rom. 15, 6). Les différents frères y contribuent en exprimant les pensées et les sentiments spirituels de ceux qui sont réunis (donc des frères et des sœurs) par des chants et des actions de grâces sous la direction du Saint Esprit. Il n’y a pas de dons de grâce particuliers ici, mais simplement des pensées profondes. C’est le service à Dieu et devant Dieu.

Le service de l’édification a lieu dans des réunions d’assemblée où l’Esprit de Dieu donne ce qui est nécessaire pour édifier l’homme intérieur et le fortifier dans la foi. Cela peut être un encouragement, une exhortation, une instruction pour reconnaitre la volonté de Dieu. Le Seigneur Jésus connaît les besoins de tous les cœurs et la condition spirituelle de l’assemblée locale, et Il sait comment y répondre. Il sait aussi quel frère utiliser et lui donne la liberté de lire un passage de l’Écriture pour exprimer certaines pensées. Un frère a peut-être étudié certains passages de la Bible qui sont devenus précieux pour lui. Le Saint Esprit peut alors l’utiliser dans des occasions appropriées, qu’Il est le seul à connaître. Un serviteur fidèle du Seigneur et de l’assemblée est disposé à accomplir un service, mais il n’est pas préparé comme un professeur se prépare pour donner une leçon particulière ; mais il connaît et maîtrise la matière, et l’enseigne au moment où l’Esprit le pousse.

Dans la dépendance du Saint Esprit un frère dit ce qu’il faut pour atteindre et interpeller les cœurs et les consciences, sans hâte et dans le respect de la Parole de Dieu. Un autre frère peut approfondir une pensée ou apporter une application ou une interprétation pratique à ce sujet. La limitation est : « Que les prophètes parlent, deux ou trois » et « Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14, 29,40).

Ce service prophétique est une grande responsabilité : « Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ. » (1 Pierre 4, 11). Pour y parvenir, nous tous, frères et sœurs, nous devons avoir une humble attitude de prière et de confiance au Seigneur, pour lui demander sa grâce, ainsi que la force et la disponibilité pour le service et son acceptation par les auditeurs.

Le service des femmes

N’y en a-t-il vraiment pas ? Bien sûr que le service des femmes existe, et il est même très important, quoique moins visible, car il ne doit pas être accompli en public (1 Cor 14, 35).

Leur service est de gagner les gens « par leur conduite … sans paroles » et « se parer de bonnes œuvres » (1 Pierre 3, 1 ; 1 Tim. 2, 10) telles qu’élever des enfants, héberger des étrangers, aider les affligés… (1 Tim 5, 10). Les femmes âgées sont encouragées à être des « enseignantes de ce qui est bon » afin qu’elles « instruisent les jeunes femmes… » (Tite 2, 4). Certes, cela semble très démodé, mais c’est toujours valable – et immensément important ! Ces services des sœurs peuvent être très marquants pour une assemblée locale et dans leur manière silencieuse, assurer une influence très bénéfique.

« Mais puisque nous avons des dons de grâce différents… est-ce le service… soyons occupés du service. » (Rom. 12, 6,7).

FOLGE MIR NACH 2.2018

Le choix du conjoint

Les tâches des jeunes dans les réunions

  • Si tu es une jeune sœur, poursuis ta lecture, car cet article s’adresse en grande partie aussi à toi !
  • Si tu es un jeune frère, lis attentivement ces réflexions quant à la responsabilité des frères dans les réunions, puis, avec l’aide du Seigneur, assume un jour cette responsabilité.
  • Mais si tu n’as pas encore accepté le Seigneur Jésus comme ton Sauveur personnel, cet enseignement, comme presque tout le journal, ne s’adresse pas à toi. Étudie l’article de la page 32 pour comprendre ce que tu dois faire pour être sauvé !

Introduction

Le titre de cet article indique déjà son objectif : Pour chacun d’entre nous, assister aux réunions d’assemblée est une responsabilité. En tant que membre du Corps du Christ qui fait partie de son Église, en tant que pierre vivante dans la maison de Dieu, tu n’es pas un simple « spectateur » qui peut simplement s’asseoir et tout laisser se dérouler. Non ! Nous nous réunissons au nom du Seigneur Jésus ; nous sommes là parce qu’Il est là – comment pourrions-nous juste « nous asseoir » et attendre que le temps passe sans nous impliquer et nous responsabiliser ? Néanmoins, une simple habitude et même l’indifférence peuvent s’installer très vite (dans ma vie aussi) et nous faire perdre conscience de notre responsabilité.

Être présent

« Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel. » (Psaume 122, 1)

Dans un pays où la liberté religieuse et de réunion existe, il est facile pour nous d’assister régulièrement aux réunions d’assemblées – à moins que des problèmes de santé ou des obligations professionnelles ou familiales ne nous en empêchent. Si nous réalisons que nous n’allons pas à n’importe quel rendez-vous ou rencontre, mais que nous sommes dans la présence de notre Seigneur et Sauveur, ces « rendez-vous » vont être prioritaires chaque semaine. En fin de compte, c’est une question de cœur : Mes engagements personnels ou familiaux sont-ils plus importants pour moi, ou est-ce la rencontre avec mon Seigneur qui prime ? Mes loisirs privés sont-ils plus importants pour moi ou est-ce le Seigneur Jésus ? Mon « bien-être » (quelle que soit ma définition) est-il important pour moi ou est-ce le Seigneur Jésus ?

Être attentif

Lorsque nous nous rendons aux réunions, une autre question se pose : Quelle attitude de cœur nous caractérise-t-elle, toi et moi ? Une partie des facteurs qui tentent de nous distraire ne sont pas si faciles à éliminer, mais d’autres influences perturbatrices sont faciles à éviter, comme les vibrations du smartphone dans le sac ou la fatigue après une nuit qui était beaucoup trop courte. Mais il se peut que tu sois préoccupé par des soucis et des problèmes qui ne peuvent pas être « réglés » facilement – alors essaie de réaliser dans la prière que tu entres maintenant dans la présence du Seigneur Jésus et que tu es réellement avec Lui. Il te donnera la concentration et sa bénédiction.

Encore une pensée : C’est lorsque nous sommes dans la présence du Seigneur Jésus que nous recevons la plus grande bénédiction – que ce soit lorsque nous sommes réunis pour la fraction du pain, lors de l’édification, ou à l’heure de la prière. C’est donc très bénéfique et précieux de participer aux réunions de tout notre cœur et en étant pleinement concentrés.

Être préparé

Se préparer à la maison par la lecture de la Parole et la prière est la condition indispensable pour l’exercice des différents services spirituels pendant les réunions. On peut dire que la préparation à la maison et la participation active aux réunions dépendent l’une de l’autre. Plus je m’occupe personnellement de l’œuvre du Seigneur Jésus, de la Parole de Dieu, et des sujets de prière pour des autres, plus je vivrai les heures de réunion comme étant vivantes et bénies.

Pour toi, jeune sœur, cela signifie : Lis ta Bible, occupe-toi de la personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus et prie pour tous les sujets que Dieu te montre. Tu découvriras comment les frères, en tant que « bouche de l’assemblée », expriment également tes pensées, tes sentiments et tes intentions, que ce soit par leurs prières, ou en indiquant un cantique. Et si tu es consciente de certaines faiblesses parmi les frères, prie pour eux. Tu auras peut-être la joie de voir le Seigneur exaucer de telles prières.

Pour nous, en tant que frères, cela signifie que nous devons nous occuper de la personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus, de la Parole de Dieu elle-même et du bien des frères et sœurs. À partir de là, des requêtes se « développeront » qui pourront avoir une place dans les réunions. Cela commence à petite échelle : Peut-être que tu as remarqué un matin, en lisant ta Bible, que le Seigneur Jésus a acheté pour Dieu, par son sang, des personnes de toutes les tribus, de toutes les langues, de tous les peuples et de toutes les nations (Apoc. 5. 9) – et que tu auras l’occasion de le remercier pour cela dans une réunion. Ou tu as entendu parler d’une campagne d’évangélisation, tu as prié pour cela à la maison – alors, pourquoi ne pas présenter cette demande devant « le trône de la grâce » à l’heure de la prière ?

Être dépendant

C’est un défi constant pour nous tous, frères et sœurs, de mener notre vie dans la dépendance du Seigneur Jésus. En ce qui concerne les réunions en tant qu’assemblée, nous parlons volontiers de la direction du Saint Esprit qui doit avoir lieu. En fait, partout où le Seigneur Jésus est reconnu comme une autorité (malgré tous nos manquements humains), l’Esprit Saint guide le déroulement des réunions. Mais pour que cette direction de l’Esprit Saint puisse être une réalité dans les réunions, il faut d’abord qu’elle soit une réalité dans la vie personnelle de chacun de nous. En effet, la Parole de Dieu parle de la direction de l’Esprit avant tout en relation avec la vie personnelle des saints (Rom. 8, 14 ; Gal. 5, 18).

Lorsque nous regardons les hommes de la Bible qui se sont laissés conduire par l’Esprit de Dieu, nous remarquons qu’ils attendaient la direction de Dieu. Dans les réunions, c’est donc un bon principe pour nous frères, de nous attendre les uns les autres et surtout d’attendre la direction du Saint Esprit. Il ne s’agit pas de proposer un cantique parce qu’il « me plait bien » ou parce qu’il « convient bien ». Peut-être qu’il convient bien, mais ce n’est pas le bon moment – certains frères ont fait l’expérience que le cantique qu’ils avaient à cœur « convenait encore mieux » après qu’un passage de la Bible a été lu ou après une prière.

Nous devons être conscients qu’il n’y a pas de « recette miracle » pour le déroulement des réunions. Tout doit se passer sous la direction du Seigneur Jésus, pour sa gloire et pour l’édification des frères et sœurs. Néanmoins, en tant que jeunes frères, ne restons pas silencieux, mais soyons conscients de nos responsabilités : « Je veux que les hommes prient maintenant en tout lieu » (1 Tim 2, 8). La participation active commence généralement par la prière lors des réunions. Mais indiquer un verset de cantique, un cantique ou même avec le temps faire une (courte) lecture sont dans notre domaine de responsabilité, à nous les (jeunes) frères. Il peut arriver que nous soyons « à côté de la plaque » et que nos frères aînés nous corrigent (et espérons qu’ils le fassent !). Acceptons volontiers cela. De telles expériences nous rapprochent du Seigneur.

Souvenez-vous (jeunes) sœurs : Sans vos prières et votre communion personnelle avec le Seigneur Jésus, le service public des frères dans les réunions n’est possible qu’avec de grandes restrictions. Si nous voulons nous réunir « en assemblée » autour Seigneur Jésus et nous laisser guider par Lui seul, vous les sœurs, vous êtes indiscutablement inclues.

Conclusion

Comme cet article n’a pu donner que quelques brèves réflexions, reprenons la pensée centrale en conclusion : Tout dépend de l’attitude du cœur ! En tant que jeunes frères et sœurs, nous voulons être de tout cœur là où le Seigneur Jésus a promis sa présence ; en ce lieu, tout doit être soumis à son autorité. C’est dans cette attitude de dépendance et d’humilité, qu’il peut alors utiliser les frères pour sa gloire, comme étant « la bouche de l’assemblée ».

FOLGE MIR NACH 2.2018

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