3/2020

Chers jeunes amis, Dis OUI à la mise en pratique de la Parole de Dieu, qui veut te donner la direction et l’orientation aussi pour ces sujets importants : « Célibat, fiançailles, mariage ». Pour t’aider à connaitre les principes bibliques, nous avons rédigé ce « TOI SUIS-MOI SPÉCIAL » comme « matière à réflexion », comme « antidote » à la noirceur quotidienne du monde qui t’entoure, comme motivation pour ceux qui veulent suivre leur Seigneur. La mise en pratique de ces conseils peut t’apporter un sourire moqueur ou même la persécution de ton entourage. Mais obtenir l’approbation du Maître vaut mieux et conduit au bonheur au lieu du malheur, à la joie plutôt qu’à la tristesse. Le journal commence par un article sur le choix de la pureté, écrit par l’un de vous, un choix tellement important pour une vie épanouie. Comme beaucoup de lecteurs de « Toi, suis-moi », tu es (encore) célibataire ? Découvre comment on peut être célibataire et heureux. Et comprends que selon la Bible, se marier est bien, mais ne pas se marier est mieux. Tu te demandes si les fiançailles ont encore leur place dans notre société moderne ? Tu attends le ciel sur la terre dans le mariage ? Tu trouveras dans ce journal des articles sur les fiançailles, sur des fausses raisons de se marier, mais aussi sur l’amour dans le mariage – et sur le but du mariage, à savoir rendre heureux son conjoint et servir Dieu à deux. Et si le jour du mariage arrive, comment organiser la cérémonie ? Ce journal te donne des conseils hyper-importants pour que cette journée soit à la gloire du Seigneur. Bonne lecture ! Tes amis de la rédaction

VOTRE COURRIEL

La pureté d’un jeune croyant – C’est quoi selon toi ?

Nous vivons dans un monde en perpétuel changement, les choses évoluent, les mentalités changent, ce qui fait qu’en tant que jeunes, nous oublions souvent et facilement ce qui est pur.
  • DÉFINITION
Selon la compréhension de beaucoup de jeunes, la pureté est égale à la chasteté qui signifie de s’abstenir des rapports sexuels avant le mariage. Mais est-ce vraiment cela, la pureté aux yeux de Dieu ? Réduire la pureté à cette définition pour un croyant qui désire vivre pour le Seigneur, serait lui enlever son sens véritable et véridique. Pour Dieu, la pureté, c’est garder son cœur pur. « Garde ton cœur plus que toute autre chose » (Prov. 4, 23). Cela signifie garder ses pensées et ses actes purs et marcher dans une voie de pureté. Oui, la pureté selon le cœur de Dieu ne se résume pas à s’abstenir des rapports sexuels jusqu’au jour du mariage, mais la pureté pour Lui est un style de vie qui commence dans le cœur.
  • IMPURETÉ
Un bon nombre de chrétiens croient que c’est en commettant l’acte sexuel hors mariage qu’on devient impur, que l’on perd sa pureté. Mais malheureusement, c’est une façon floue de voir les choses. L’impureté commence dans le cœur et se traduit en acte. Si un chrétien commet la fornication, ce n’est pas ce jour-là qu’il est devenu impur, mais dans la plupart des cas il l’était depuis longtemps. Il a juste effectué ce qu’il avait dans son cœur. Nous voyons dans la Bible que l’impureté est une chose qui habite dans le cœur, puis devient manifeste. En 2 Sam. 13, 1-22, l’histoire d’Amnon et Tamar le montre : Amnon aimait Tamar sa demi-sœur depuis bien longtemps, tel était l’état de son cœur, puis il a abusé d’elle. Est-ce que c’est le jour où il a accompli l’acte qu’il est devenu impur ? NON ! Il l’était depuis, car son cœur était perverti, et il réfléchissait comment faire avec Tamar.
  • LA PURETÉ
Comme nous l’avons déjà dit, la pureté commence dans le cœur, influence et forme les pensées, puis dirige la voie que nous prenons. Comment donc mener une vie de pureté ? « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde car de lui sont les issues de la vie » Prov. 43, 23. Garder son cœur, c’est le préserver de toute chose mauvaise, de toute souillure… Le cœur est le centre de notre vie, et la Bible parle de lui en tant que siège de nos motivations, nos aspirations et nos émotions… C’est dans le cœur que nous prenons nos décisions. Les mauvaises choses que tu laisses entrer dans ton cœur te souillent, te pervertissent et corrompent tes pensées. Pose-toi les questions suivantes :
  • Qu’est-ce que je regarde ?
Pour se garder pur, il faut fermer les portes d’entrée. Sérieux et honnête : Ce sont souvent les mauvaises choses que nous avons regardées qui restent gravées dans la tête. Et c’est ainsi que les mauvaises idées commencent, les mauvaises pensées viennent habiter en nous et si nous ne prenons pas garde, nous allons manifester cela en acte. La Bible dit en Matthieu 18, 9 : « Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ». Oui, si tu vois qu’il y a certains films, séries… qui ne t’aident pas, ne les regarde pas. Car ce que tu laisses pénétrer dans ton cœur par ton œil y restera gravé. SOIS HONNÊTE AVEC TOI-MÊME.
  • Qu’est-ce que j’écoute ?
« Tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable… que cela occupe vos pensées » Philippiens 4, 8. Je vous recommande de lire dans le « TOI SUIS-MOI » 1.2019 l’article qui traite des musiques mondaines. À quoi est-ce que tu prêtes l’oreille quand tu es à l’école ?
  • Qu’est-ce que je dis ?
Ce que tu dis dépend de ce qui est dans ton cœur. La Bible ne dit-elle pas que de l’abondance du cœur la bouche parle (Matth. 12, 34) ? Si tu es à l’aise avec les incrédules et que tu parles légèrement avec eux, ne sois pas étonné que parfois, quand tu es avec les chrétiens tu dis des choses, et ensuite tu t’excuses en disant « que ta bouche a glissé ». Ta bouche exprime juste de quoi ton cœur est rempli.
  • Qui sont mes amis ?
« Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » 1 Cor. 15, 33. Si tu veux te garder pur, regarde qui est dans ton cercle d’amis et enlève ceux qui ne te sont pas en aide. Même si tes amis sont tous des enfants de Dieu et ont par conséquent le même Esprit, tous ne le laissent pas agir de la même façon. Entoure-toi d’amis qui pourront t’aider dans ta marche chrétienne. N’aie pas peur de changer ceux avec qui tu passes ton temps si cela ne t’apporte rien de bon.
  • Qu’est-ce que je lis ?
Est-ce que ce sont des histoires édifiantes de la BIBLE ? Ou alors des histoires d’amour sur Facebook ? « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » Ps. 119, 9. Ce verset est tellement clair. Si tu veux marcher sur des sentiers purs, applique-toi surtout à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu et choisis des livres qui sont une aide pour ta croissance spirituelle. C’est seulement ainsi que tu pourras marcher dans une voie de pureté, une voie qui honore Dieu.
  • SOLUTIONS POUR MENER UNE VIE DE PURETÉ EN JÉSUS
Comme le titre le dit, la solution est le Seigneur Jésus. Il y a des gens qui disent : « Je suis déjà allé trop loin sur cette voie de l’impureté, il n’y a plus rien à faire pour moi », mais c’est faux ! Il y a tout à faire pour toi ; le Seigneur est capable et veut te délivrer de cette vie. Lui-même dit en Ezéchiel 36, 29 : « Je vous délivrerai de toutes vos impuretés ». Crie vers Lui et Il te délivrera, car Il l’a promis. Fais confiance à sa Parole, comme cet homme qui, sans connaitre Jésus, a dit : « Si tu veux, tu peux me rendre net » et en réponse à sa foi, le Seigneur lui a dit : « Je veux, sois net ». Le psalmiste a demandé : « Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit » (Ps. 51, 10). Oui, Dieu veut que tu fasses honnêtement cette prière, car il veut te purifier. La question est de savoir si toi-même tu veux cela. N’oublie pas que lorsqu’on est dans une vie d’impureté, la communion pratique avec le Père est interrompue, car il ne tolère jamais le mal.
  • UN MOT POUR LES FIANCÉS
Le fait d’être fiancé ne t’enlève pas ton statut d’enfant de Dieu. Je voudrais dire ceci : Tous les enfants de Dieu sont appelés à avoir une vie de pureté, que tu sois fiancé ou pas. Il y a des fiancés qui disent : C’est mon fiancé/ma fiancée, je peux me permettre de faire ceci ou cela. Tant que nous ne franchissons pas la ligne rouge (rapport sexuel), il n’y a pas de problème. Mais c’est faux !  Vous devez tous deux garder vos pensées pures et vous préserver de tout mal. Le livre du Cantiques des Cantiques 8, 4 dit : « Je vous adjure, filles de Jérusalem, pourquoi éveilleriez-vous et pourquoi réveilleriez-vous mon amour, avant qu’elle le veuille ? » Le jour où l’amour doit être complètement réveillé, c’est après le mariage et pas avant. Une caresse par ci, un bisou par là… ne vous aide pas pendant vos fiançailles, ils réveillent juste en vous les désirs sexuels qui finiront par se traduire en acte. Il y a beaucoup de couples chrétiens qui ont fini par céder à l’acte sexuel avant leur union. Et pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas gardé leurs cœurs, ils n’ont pas su être des aides dans leur couple, ils n’ont pas veillé à leurs mains, leurs regards… Ils n’ont pas su s’arrêter. Parfois les fiancés oublient qu’ils sont juste des fiancés et pas des mariés. Les fiançailles sont la préparation au mariage et non pas le mariage. POUR CONCLURE : Mener une vie de pureté n’est pas facile. Mais ce n’est pas non plus difficile quand on décide laisser le Seigneur être Maitre et Seigneur de nos vies, car il veut nous aider et nous donner la force de nager à contre-courant.

Célibataire – peut-être à long terme ?

Se marier ou ne pas se marier ? L’apôtre Paul traite ce sujet en 1 Corinthiens 7. Il décrit des personnes qui estiment qu’il est préférable de se marier et d’autres qui décident de ne pas se marier. Et finalement, il arrive à la conclusion que celui qui se marie fait bien et celui qui ne se marie pas fait mieux parce qu’il est libre de servir le Seigneur. Aujourd’hui nous ne voulons pas parler de ce cas particulier d’un renoncement volontaire au mariage pour l’amour du Seigneur et parce qu’on a le don nécessaire, mais du cas du « célibat involontaire », un célibat qu’on n’aurait pas choisi soi-même. Certains doivent attendre le mariage plus longtemps que souhaité, tandis que d’autres font l’expérience que le mariage n’est pas le chemin que Dieu a prévu pour eux. Dans cet article, nous abordons quelques problèmes liés à une telle situation. LES MENSONGES DE SATAN CONCERNANT LE CÉLIBAT : C’est justement lorsque tu te retrouves dans une situation où tu souffres de ton « célibat involontaire », que l’ennemi va profiter pour te souffler des pensées telles que : Mensonge 1 : Tu es célibataire parce que ….
  • …tu n’es pas assez joli(e)
  • …tu n’es pas assez intelligent(e)
  • …tu n’es pas assez spirituel(le)
  • …tu es trop spirituel(le) (!) (Les « non spirituels » ont tous un conjoint)
  • …tu es trop introverti(e) / extraverti(e)
  • …et tu peux allonger la liste à l’infini.
Non ! Le fait de ne pas être marié n’est lié à la personnalité que dans de très rares cas. Cela donnerait l’illusion : « Si je change, demain, je serai marié ». Non, ce n’est pas cela. Le fait que quelqu’un soit marié, célibataire ou veuf dépend de Dieu qui est souverain dans ses voies. « Comme tu ne sais point quel est le chemin de l’esprit, ni comment se forment les os dans le ventre de celle qui est enceinte, ainsi tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Eccl. 11, 5). Mensonge 2 : Si tu es (encore) célibataire, c’est parce que Dieu ne t’aime pas. Bien sûr, tu sais que ce n’est pas vrai. Dieu est amour. Il a donné son Fils sur la croix pour toi. Oui, tu sais que Dieu t’aime. Mais crois-tu vraiment cela au plus profond de ton être intérieur ? Ce monde est marqué par les conséquences du péché. La maladie, les tragédies, la misère, la mort ‑ il y a de nombreuses raisons de douter de l’amour de Dieu, si on considère seulement les circonstances. L’amour de Dieu est devenu visible à Golgotha. Là, Il a donné son propre Fils dans des souffrances et une mort terrible pour te sauver et entretenir avec toi une relation de Père avec son enfant. Il n’y a pas de plus grande preuve de l’amour de Dieu que la croix de Golgotha. Même un conjoint ne serait pas une plus grande preuve d’amour. L’ennemi veut utiliser ton chagrin pour semer des doutes sur l’amour de Dieu dans ton cœur (« les flèches enflammées du méchant »). Regarde à Golgotha et prends « le bouclier de la foi » (Éph. 6, 16), c’est à dire crois que Dieu a de bons plans pour ta vie. Mensonge 3 : Puisque tu n’es pas (encore) marié, tu n’as pas de valeur. L’ennemi pourrait te souffler : « Personne ne s’intéresse à toi en tant que conjoint parce que tu n’as pas de valeur. Tu n’as rien à offrir. ». Peut-être que d’autres croyants te suggèrent directement ou indirectement que seuls les personnes mariées « comptent » dans la communauté. Ce mensonge est basé sur l’idée que la valeur d’une personne dépend de son statut matrimonial. Cette pensée est fausse ! Il y a de nombreux frères et sœurs non mariés dont la foi et le service sont inestimables. Tu ne dois pas devenir précieux par quelque chose que tu fais (ou par le fait de te marier), non, tu es déjà précieux aux yeux de Dieu parce qu’Il t’a créé (Ps. 139, 12-16). Mensonge 4 : Mieux vaut épouser un incrédule que de rester célibataire toute sa vie. Le fait de ne pas avoir de conjoint peut être douloureux et la solitude accablante. Le mariage avec un incrédule peut sembler une issue. Mais il ne l’est pas ! Selon les Écriture, le « joug mal assorti » (le mariage d’une personne croyante avec une personne incrédule) est un péché. Penses-tu vraiment qu’une telle liaison pourrait satisfaire ton désir le plus profond ? Même si le conjoint est humainement parlant exemplaire et qu’il accepte ta foi, tu risques d’aller seul aux réunions et de lire la Bible seul. Tu ne pourras pas parler des choses les plus importantes de ta vie avec ton conjoint. Et à la venue du Seigneur, tu partiras seul. Le chemin sur lequel ton conjoint se trouve a une autre destination. Quelle pensée insupportable ! Dans sa grâce, Dieu peut aussi sauver ton conjoint mais il n’y a pas de promesse à ce sujet dans la Bible. LE CHRÉTIEN NON MARIÉ ET LA SEXUALITÉ C’est un problème que seuls les célibataires vivent sous cette forme ‑ une vie d’abstinence sexuelle absolue. Si tous les chrétiens sont appelés à une vie de pureté (sexuelle), pour la personne mariée, cela signifie rester fidèle à son conjoint et n’avoir des rapports sexuels qu’avec son conjoint. Mais pour les célibataires, cela signifie une vie d’abstinence sexuelle constante. Cela peut être difficile dans un environnement aussi sexualisé que notre société actuelle. Dans cette société, renoncer à quelque chose est considéré comme négatif. On dit qu’on doit satisfaire ses désirs. Mais le célibat permet d’apprendre à maîtriser ses désirs. Cet apprentissage sera très utile plus tard si on se marie, car dans le mariage on doit aussi savoir renoncer à ses propres désirs pour le bien de son conjoint. Pourtant, si le célibat dure, le désir sexuel peut devenir assez fort et rendre ta vie difficile. Dans ce cas, il est bon que tu te confies à un chrétien plus âgé du même sexe que toi, ou à un couple, pour y trouver de l’aide et un soutien par la prière. Dans tous les cas, évite les « solutions de substitution » (masturbation, pornographie, films, etc.) qui ne vont que te rendre malheureux, alourdir ton fardeau et te tirer spirituellement dans « une spirale descendante ». « SI DIEU VEUT QUE JE RESTE CÉLIBATAIRE, POURQUOI NE M’ENLÈVE-T-IL PAS LE DÉSIR DE ME MARIER ? » Normalement, comme créatures, nous n’avons pas le droit de poser une telle question, de demander pourquoi Dieu fait ou ne fait pas quelque chose. Souvent nous ne recevons même pas de réponse. Derrière cette question, il y a l’idée que je devrais me marier pour avoir une vie épanouie, sinon le Seigneur devrait m’enlever le désir de me marier. Mais on peut apprendre à avoir une vie épanouie avec le Seigneur sans l’accomplissement de tous nos désirs. Le désir de se marier est normal et bon ‑ même si Dieu n’y répond pas toujours ‑ ou pas encore. Paul écrit : « J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve… Je peux tout en celui qui me fortifie. » (Phil. 4, 11,13). L’apôtre aussi a dû apprendre certaines choses qui sont difficiles pour nous par nature. Une grande partie de la vie de foi est un processus d’apprentissage. Peut-être as-tu du mal à être satisfait dans l’état de célibataire. Pourtant, le Seigneur veut te donner une vie épanouie et heureuse dans les circonstances qu’il t’offre. CHAGRIN OU AMERTUME ‑ COMMENT LES GÉRER ? Le fait de rester célibataire peut être une forme de souffrance, de perte ou de renonciation. C’est pourquoi il est naturel ‑ et non un signe de mauvais état spirituel ‑ de le ressentir et de le pleurer. Mais chaque chose à son temps ‑ le deuil aussi. Le moment doit venir où tu acceptes la situation de la part du Seigneur, sinon tu cours le risque « que quelque racine d’amertume ne te trouble et que par elle un grand nombre ne soient souillés » (Hébr. 12, 15). Si tu n’arrives pas à accepter ta situation de la main de Dieu, tu risques de faire des reproches à Dieu, ce qui le déshonore et qui nuit à ta vie de foi. « MES TEMPS SONT ENTRE TES MAINS » Une phrase qui peut encourager tout chrétien, qu’il soit célibataire ou non : JE NE SAIS PAS CE QUE MON AVENIR ME RÉSERVE, MAIS JE SAIS QUI LE TIENT ENTRE SES MAINS. Et Dieu tient aussi ton présent dans ses mains. De même que tes années de célibataire. Tu n’es pas assis dans une salle d’attente, tu n’attends pas que la vie commence. La vie pour Christ se passe maintenant. Prends le temps et les occasions pour vivre à sa gloire. En fin de compte, seul Christ peut donner un sens et un accomplissement à ta vie – que ce soit une vie de marié ou une vie de célibataire. FOLGE MIR NACH 8.2016

Le choix du conjoint

10 conseils pour les jeunes chrétiens qui rêvent d’un bon mariage

Avant tout, il est clairement dit dans la Parole de Dieu : Un chrétien ne doit jamais épouser un incrédule (lis 2 Cor. 6, 14-18)

  1. Prépare-toi à être un homme ♂ ou une femme ♀ selon le cœur de Dieu. Ne lis pas seulement ta Bible, étudie-la. Contemple la personne du Seigneur Jésus, ce qui te rendra semblable à LUI.
  2. Prie le Seigneur longtemps avant que le moment d’agir arrive, pour savoir si et quand tu dois te marier. Demande-LUI de préparer la bonne personne pour toi.
  3. Sois fidèle aux réunions des chrétiens qui se rassemblent autour du Seigneur et profite aussi des activités en groupe pour les jeunes. Sois attentif et mets en pratique ce que tu as compris. Ne cherche pas de conjoint ailleurs.
  4. Profite de la période de célibat. C’est une phase de vie importante et pas une salle d’attente du mariage.
  5. Prépare-toi à être capable de prendre soin d’une famille. Fais une formation qui est à ta portée. Apprends à servir les autres, à t’occuper des enfants, à cuisinier, mais aussi p.ex. à coudre, à travailler dans l’agriculture, la menuiserie, l’électricité, l’informatique… La jeunesse est la période où il faut acquérir des connaissances diverses.
  6. Sers le Seigneur comme célibataire, là où il t’a placé. Aide à la maison. Sois travailleur. Lave le sol du local avec joie et sans être supplié. Raconte p.ex. les histoires bibliques à tes petits frères et sœurs et voisins. Aide dans les clubs d’enfants. Distribue des traités et témoigne de ton Seigneur. Sois discipliné dans l’utilisation de ton téléphone.
  7. Refuse catégoriquement le flirt ! Applique-toi à développer ta beauté intérieure au lieu de mettre trop d’accent sur ta beauté extérieure. Si tu ne sais pas ce que cela signifie, adresse-toi à la rédaction 😊.
  8. Quand enfin ton regard tombe sur la personne que tu penses être celle que le Seigneur a préparée pour toi, reste calme et observe. Prie davantage. ♀ Attends. ♂ N’agis pas en hâte par peur qu’une autre personne ne soit plus rapide que toi.
  9. ♂ Rassemble les informations nécessaires : Son témoignage spirituel, sa situation de vie, son âge, sa façon d’être et d’agir… – pour discerner si elle peut être ton épouse, l’aide qui te correspond, celle que tu aimeras toute ta vie et qui sera la mère de tes enfants.
  10. ♂ Confie-toi à un couple plus âgé, mature et spirituel qui vous connait tous les deux. Parle avec tes parents. Va vers eux avec un cœur disposé à accepter les conseils. Sache que tu n’es plus objectif et que tu cours le danger que tes sentiments t’emportent. Tu as besoin de conseillers objectifs !
♂ Si tous ces points convergent vers la personne en question et que le Seigneur te donne la paix, avance. Pose « la question » et laisse-lui tout le temps nécessaire de prier et d’attendre la direction du Seigneur avant de répondre. N’exerce aucune pression sur elle. ♀ Attends patiemment qu’il s’approche de toi. Quand il te pose « la question », prends le temps nécessaire pour voir clair devant le Seigneur. Rassemble des informations et demande conseil à un couple (voir point 10) pour savoir : Est-il celui que le Seigneur a choisi pour moi, la personne à qui je peux me soumettre toute ma vie, celui qui sera le père de mes enfants ? S’il ne vient pas pour te demander, continue ta vie dans la confiance au Seigneur et mets en pratique les points 1-7. Et n’oublie jamais : L’objectif principal du mariage n’est pas d’être heureux, mais de rendre heureux son conjoint ! Si tu veux connaitre davantage sur ce sujet, demande la brochure : « Le choix du conjoint » dans nos Centres Bibliques au Cameroun.

Les fiançailles – quel est leur sens ?

« Les fiançailles ? De quoi s’agit-il ? Pourquoi en a-t-on besoin ? Autrefois, quand tout était encore plus coincé, un temps de fiançailles était habituel – mais aujourd’hui ? Si on s’aime, on peut vivre ensemble ! Si cela fonctionne, alors c’est bien. Peut-être qu’on se marie plus tard. Et si cela ne fonctionne pas, il existe d’autres partenaires attrayants. Pourquoi devrait-on se lier d’une manière ou d’une autre ? C’est trop risqué. » On peut entendre de telles pensées ou d’autres semblables dans la cour de l’école ou pendant une pause au travail. Mais que dit la Bible à ce sujet ?

Les fiançailles dans la Bible

À l’époque de l’Ancien Testament, les fiançailles ressemblaient à un contrat dans lequel l’homme s’engageait à payer une dot (Ex. 22, 16), ce qui lui donnait un droit sur la femme. David, lorsqu’il s’est fiancé à Mical, en est un exemple (2 Sam 3, 14). Aujourd’hui, ce n’est plus comme cela. Néanmoins, les fiançailles sont toujours importantes et utiles en tant que promesse de mariage. En 2 Corinthiens 11, 2, Paul compare la relation entre le Seigneur Jésus et les croyants avec une relation de fiançailles : « Oui, je vous ai fiancés à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste. »  Ce verset illustre plusieurs points :
  • « Fiancé » : Les fiançailles sont voulues par Dieu.
  • « Présenter au Christ » : Il s’agit d’un engagement entre un homme et une femme dans le but d’une union durable (voir Osée 2, 19,20).
  • « Chaste » : Les fiançailles ne sont pas encore le mariage, les fiancées ne sont pas intimes à ce moment-là (« chaste » signifie « pur », également sur le plan sexuel).
La Bible nous montre comme modèle deux fiancés ‑ Joseph et Marie. Leur relation était caractérisée par l’amour, car Joseph n’a pas voulu exposer publiquement Marie (Matth. 1, 19). Elle était également marquée par la crainte de Dieu, car Joseph et Marie voulaient tous deux faire la volonté de Dieu. Et elle était également empreinte de pureté, car Joseph était certain que Marie n’était pas enceinte de lui. Nous pouvons apprendre beaucoup de leur attitude.

Préparation au mariage

Le temps des fiançailles est surtout un temps de préparation au mariage. Il commence par une promesse de mariage et se termine le jour du mariage.

Quitter père et mère

Un mariage est caractérisé par le fait que le mari quitte son père et sa mère. Ce processus a déjà commencé avant les fiançailles. L’homme doit devenir indépendant, tant sur le plan matériel, que sur le plan mental et spirituel. Il doit être capable de suivre son propre chemin en communion avec le Seigneur et d’assumer ses responsabilités. Durant les fiançailles, ce processus se poursuit et l’homme apprend à assumer des responsabilités non seulement pour lui-même, mais également pour sa fiancée. Elle peut lui être d’une grande aide en occupant la place que Dieu lui a donnée.

Être attaché à sa femme

Une autre caractéristique importante du mariage est que le mari s’attache à sa femme. Cette relation étroite, qui ne peut pas être rompue, se prépare dans la période des fiançailles. On se pose des questions : Comment pense le partenaire ? Comment se sent-il ? Quelles sont ses émotions et comment les montre-t-il ? Petit à petit on trouve des réponses à ces questions, ce qui est important pour s’attacher l’un à l’autre.

La femme se prépare

La période des fiançailles est également importante pour la femme. Elle fait la connaissance de l’homme et lui parle de divers sujets importants. Ensemble, ils recherchent la volonté du Seigneur Jésus pour la suite du chemin. Ainsi, la femme se prépare à ses tâches dans le mariage.

Homme et femme sont différents

Dieu a créé l’homme et la femme différemment. C’était son intention sage et bonne. Ces différences se voient déjà durant les fiançailles. L’homme apprend comment la femme pense et qu’elle ressent les choses différemment à bien des égards. La femme expérimente la même chose concernant l’homme. Ceci peut apporter des surprises ! Mais cette période des fiançailles est une excellente occasion d’acquérir une certaine expérience. Cela aidera beaucoup au début du mariage !

Premières décisions communes

L’acte de se fiancer aura sans aucun doute été accompagné de beaucoup de prières. L’homme a demandé au Seigneur Jésus : Dois-je maintenant demander à cette sœur si elle veut être ma femme ? La femme a demandé au Seigneur : Dois-je répondre à ce frère par « oui » ? Chacun a personnellement prié. Mais maintenant, les premières décisions doivent être prises ensemble. Il y a beaucoup de questions et c’est un grand plaisir d’en parler et de prier ensemble. On se connait de mieux en mieux et on apprécie la dépendance du Seigneur Jésus que l’autre manifeste. C’est une préparation très importante pour le mariage !

Premiers pas avec le Seigneur

Un point important dans les fiançailles est de commencer à prier et lire la Bible ensemble. Ainsi, les premiers pas seront faits avec le Seigneur Jésus. Cette communion dans les choses spirituelles et avec le Seigneur est le lien le plus fort entre deux personnes ayant la vie de Dieu. Aller de pair et avec le Seigneur ‑ c’est essentiel pour un mariage chrétien heureux et cette communion ne commence pas seulement à la mairie !

Le temps des fiançailles ‑ un temps d’attente

Le temps des fiançailles est un temps d’attente. Être fiancé n’est pas encore « être marié ». Il y a un domaine que Dieu a gardé uniquement pour le mariage. C’est la sexualité. Les relations sexuelles n’ont pas de place dans les fiançailles. Joseph et Marie se sont gardés purs durant leurs fiançailles. La Bible est très claire sur ce point et on se fait beaucoup de mal si on ne respecte pas ces principes. Mais celui qui sait attendre, dans la communion avec le Seigneur, en récoltera une bénédiction tout au long de son mariage. Par conséquent, il est important de se fixer des limites pour la période des fiançailles : Limiter le temps d’être les deux seuls ensembles, et se rencontrer seulement dans les lieux publics. Ensuite, chaque couple de fiancés cherchera quelle est la durée adéquate des fiançailles – pas trop courte pour avoir le temps de bien se préparer au mariage, mais pas trop longue non plus, pour ne pas rendre l’attente inutilement difficile.

Les fiançailles – un engagement

Enfin, rappelons-nous que les fiançailles sont une promesse qui ne devrait jamais être annulée à la légère. Néanmoins, les fiançailles ne sont pas encore le mariage et peuvent être rompues pour des raisons importantes, contrairement au mariage qui est définitif. Cela causera toujours des blessures et laissera des cicatrices. Mais s’il est clair qu’un chemin commun ne fonctionnera pas, il est préférable de rompre les fiançailles. Malgré cette possibilité, il devrait être clair pour l’homme comme pour la femme que les fiançailles sont un engagement ayant pour objectif de se marier. Sur le chemin du mariage, le temps des fiançailles est un temps de préparation heureux et béni, si les fiancées le vivent en communion avec le Seigneur Jésus. Mais un mariage heureux est encore plus beau que la période des fiançailles. Résumé : Les fiançailles ont encore leur bien-fondé au 21e siècle. C’est un engagement basé sur la Bible et toujours aussi important. Un tel engagement ne signifie pas se réserver un partenaire, mais c’est une promesse mutuelle de se marier. La période des fiançailles diffère considérablement du mariage et est particulièrement utilisée pour s’y préparer. FOLGE MIR NACH 8.2016

Sept mauvaises raisons de se marier

Pourquoi veux-tu te marier ? Quelle est la raison qui te pousse à aspirer au mariage ? Il y a plusieurs raisons, me réponds-tu, mais si on ne devait en garder qu’une seule, laquelle garderais-tu ? Sois franc. Quelle est LA raison ultime pour laquelle toi, tu aimerais te marier ? Voici sept réponses, sept mauvaises raisons qui ne doivent pas être la raison ultime d’un jeune chrétien de se marier.
  1. Pour avoir du sexe légalement
« La Bible interdit le sexe hors mariage, alors je me marie pour jouir de la sexualité légalement ». OK. Compris. L’apôtre Paul lui-même précise qu’il vaut mieux se marier que de brûler (c.-à-d. de souffrir de la pression des pulsions sexuelles). Le mariage peut donc aider à la satisfaction sexuelle. Néanmoins, le mariage ne supprime pas les tentations. Même marié, tu auras toujours affaire à ta chair. Tu devras toujours lutter pour maîtriser tes pulsions sexuelles et chasser la convoitise (envers les autres femmes ou hommes). Si donc « combler le désir sexuel » est le but ultime pour lequel tu désires te marier, alors tu as raté le coche.
  1. Pour combler la solitude
« Je me sens seul(e) et je veux avoir quelqu’un à mes côtés. » C’est une raison légitime. La Bible dit que deux valent mieux qu’un (Eccl. 4, 9). Il est naturel de rechercher un compagnon pour partager ses joies et ses peines. Néanmoins, si « rompre avec la solitude » est le but ultime pour lequel tu désires te marier, alors tu as certainement raté le coche. Le mariage n’est pas le remède miracle à la solitude. Beaucoup de personnes mariées se sentent profondément seules, et aucun conjoint n’est en mesure de combler parfaitement ton désir d’être entouré et accompagné. Dans ce cas, ce n’est pas d’un mari ou d’une femme dont tu as besoin, mais du Seigneur Jésus. Lui seul peut te combler totalement.
  1. Pour combler les besoins affectifs
Certaines personnes émotionnellement blessées ou délaissées ont juste envie de se marier pour qu’on leur accorde l’affection qu’elles n’ont jamais eue. Certes, il n’y a rien de mal à souhaiter avoir une personne qui t’aime. Mais si « combler tes besoins affectifs » est le but ultime pour lequel tu désires te marier, alors tu as de nouveau raté le coche. Entrer dans une relation avec cet état d’esprit est égocentrique et nocif pour le couple. D’ailleurs, aucun conjoint n’est en mesure de te donner toute l’affection nécessaire. Tu as besoin de Jésus comme ton ami de cœur. Lui seul peut réellement t’aider à bâtir ta vie affective. Lui seul peut véritablement guérir tes blessures émotionnelles.
  1. Pour échapper aux difficultés
Certaines personnes voient le mariage comme un eldorado, un exutoire, un havre de paix, une patrie de bonheur, où les difficultés et l’adversité n’existent plus. Ou du moins, ils essaient de se persuader que l’amour les fera surpasser toutes les difficultés. Laisse-moi te dire que le mariage ne résoudra aucunement tes problèmes. Même si ton conjoint est là pour t’épauler ou t’encourager, tu auras toujours certains défis auxquels tu devras faire face seule. Si « échapper à tes problèmes » est le but ultime pour lequel tu désires te marier, alors … (termine la phrase) … tu as certainement raté le coche !
  1. Pour le plaisir d’avoir des enfants
« Je veux avoir des enfants, être une mère, un père ». C’est naturel. Dieu a créé la femme avec le désir de la maternité. Il nous a ordonné de nous multiplier. C’est donc une bonne chose de désirer avoir des enfants. Néanmoins, si « concevoir un enfant » est le but ultime pour le mariage, tu as certainement raté le coche. Le but pour lequel Dieu nous donne des enfants n’est pas de satisfaire nos petits plaisirs égoïstes, mais plutôt d’en faire des disciples. Regarde Anne (1 Samuel 1). Ce n’est qu’à partir du moment où elle a compris qu’elle devait consacrer son enfant à Dieu que Dieu lui a donné Samuel. Le but ultime pour lequel Dieu nous donne des enfants n’est pas notre satisfaction personnelle.
  1. Par peur de finir vieille fille
« Mon âge avance et je n’ai toujours personne. Aujourd’hui, je suis prête à accepter n’importe qui, même s’il n’est pas chrétien, pourvu que je ne finisse pas vieille fille. » Chère sœur, ne brade jamais tes standards à cause de la peur de finir seule. Dieu nous réserve bien des surprises lorsqu’on lui est fidèle jusqu’au bout. Il est capable de nous rendre heureux. Il a de bons projets pour nous. Il saura nous conduire vers la bonne personne au moment opportun ; ou même nous faire vivre un bonheur indescriptible s’Il nous laisse seuls. Apprenons à Lui faire confiance, et à offrir nos vies comme des sacrifices vivants pour Lui.
  1. Parce que tous les amis se sont déjà casés
Certaines filles pleurent à chaudes larmes aux mariages de leurs meilleures amies. Quelques-unes d’entre elles ne pleurent pas à cause de l’émotion, mais parce qu’elles sont tristes de voir leurs amies les abandonner ! Elles sourient des lèvres, mais leur cœur est rempli de tristesse et de murmures : « Seigneur, quand est-ce que ce sera mon tour ? » Tous ces points ne doivent pas être LA raison ultime pour laquelle tu souhaites te marier. Il ne faut pas rechercher le mariage principalement pour jouir du sexe, ou avoir des enfants. Se marier ne résoudra pas tous tes problèmes de solitude ou d’affection. On ne se marie pas non plus pour ne pas finir vieille fille, ou parce que tous ses amis se sont casés. Mais le but ultime du mariage dans le plan de Dieu est de nous emmener à ressembler davantage à Christ ! Oui, c’est cela : Ressembler à Christ ! Le mariage est à l’image de l’union entre Christ et l’Église. Dieu veut, au travers du mariage, nous amener à ressembler à Christ. Si Dieu nous donne la sexualité, c’est pour que nous puissions comprendre et apprécier le plaisir qui réside dans l’intimité avec le Père. S’il nous donne des enfants, c’est pour en faire des disciples, comme Christ a fait des disciples. Au travers du mariage, Dieu nous donne un partenaire qui va nous aider à aiguiser notre caractère. Un partenaire qui sera pour nous une aide dans notre service pour Dieu. Le but ultime du mariage ce n’est pas nous-même ; le but ultime du mariage c’est Dieu.

L’amour dans le mariage

Étant célibataire, comment imagines-tu l’amour entre des conjoints ? Qu’est-ce que le vrai amour dans le mariage implique ? Est-ce que cet amour signifie (exclusivement) d’avoir des rapports sexuels ? Si nous regardons ces questions dans la Bible, nous serons surpris que ce sujet soit traité dans de nombreux passages. Et nous constaterons qu’il comporte de nombreux aspects.   Ce que l’amour dans le mariage n’est pas Pour répondre à la question de savoir ce qu’est l’amour dans le mariage, il est utile de commencer par dire ce que l’amour n’est pas. L’amour n’est pas un synonyme de rapports sexuels. Les relations sexuelles en font parties, mais l’amour conjugal ne se limite pas à cela. S’il en était autrement, il n’y aurait pas d’amour chez les couples, qui doivent renoncer temporairement ou définitivement à avoir des relations sexuelles à cause de problèmes de santé, par exemple. L’amour n’est pas non plus simplement un sentiment agréable, car nos émotions fluctuent. Parfois on se sent bien, parfois pas très bien. Est-ce que j’aime seulement mon épouse quand je me sens bien ? N’est-ce pas aussi dans les mauvais jours ? Il est vrai que les sentiments ne peuvent pas être “commandés”. Mais je peux prendre la décision d’aimer. L’amour, ce n’est pas penser, agir ou ressentir la même chose dans toutes les situations. Deux personnes qui s’aiment sont et resteront deux personnes avec une histoire différente. Essayons de comprendre ce qu’est vraiment l’amour dans le mariage. L’amour – L’unité « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. » Gen. 2, 24. La plus belle chose dans le mariage est l’unité entre l’homme et la femme. Cette unité s’exprime dans le fait que les époux ont une communion spirituelle, qu’ils prient ensemble, lisent la Bible, et qu’ils partagent les événements de leur vie. « Être une seule chair » signifie l’unité d’esprit, d’âme et de corps. L’amour – L’affection Bien que le père de Mical ait considéré David comme son rival, elle aimait David (1 Sam. 18, 20,28). Elle ressentait quelque chose dans son cœur pour cet homme. On ne peut pas expliquer ce phénomène qui fait qu’une personne ressente quelque chose dans son cœur, quelque chose qui dépasse la sympathie normale, pour une autre personne. « Trois choses sont trop merveilleuses pour moi et il en est quatre que je ne puis connaitre : le chemin de l’aigle dans les cieux, le chemin du serpent sur le rocher, le chemin d’un navire au cœur de la mer, et le chemin de l’homme vers la jeune fille » (Proverbes 30, 18,19). Les sentiments ne durent pas. L’amour demande toujours de l’énergie et de l’engagement. À plusieurs reprises, la Parole de Dieu invite l’homme et la femme à aimer son conjoint (Eph. 5, 25 ; Col. 3, 19 ; Tite 2, 4). L’amour – Être là l’un pour l’autre dans les situations difficiles Isaac et Rebecca forment le premier couple dont la Bible dit qu’ils s’aimaient. L’un était là pour l’autre. Quand Isaac pleura sa mère, sa femme le consola (Gen. 24, 67). C’est surtout dans les situations difficiles que le vrai amour se montre. Un conjoint reste à côté de l’autre, le soutient, le réconforte. Cela commence dans les situations de tous les jours. Si par exemple la femme est malade, l’homme prendra en charge les tâches ménagères (habituellement c’est la responsabilité de la femme, voir Tite 2, 5). Si l’homme subit des pressions à son lieu de travail, sa femme fera tout pour qu’il puisse se reposer à la maison. Mais cela ne s’arrête pas lorsque des situations extrêmes surviennent, par exemple une maladie très grave ou une autre situation exceptionnelle. Le conjoint le moins touché ‑ si l’on peut parler comme cela ‑ soutiendra le plus possible l’autre. L’amour – Surmonter les obstacles Nous lisons de Jacob qu’il aimait Rebecca et qu’il a travaillé pendant 14 ans pour elle (Gen. 29). Après les sept premières années, quand il a été trompé par son beau-père, il aurait pu abandonner. Mais l’amour l’a aidé à continuer encore sept ans. L’homme ou la femme ont peut-être déjà prouvé avant le mariage qu’ils étaient disposés à surmonter les obstacles par amour pour l’autre, s’ils ont traversé des difficultés avant ou pendant les fiançailles. Dans le mariage, il peut arriver que des difficultés surgissent à cause des familles respectives. Normalement, il faut soutenir le conjoint, même s’il est nécessaire de prendre position contre sa “propre” famille (parents ou frères et sœurs). Ce n’est pas facile, mais l’amour envers le conjoint en donne la force. L’amour – Ne pas chercher son propre intérêt En Israël, lorsqu’un esclave avait servi sept ans, il pouvait être libéré. S’il s’était marié pendant ce temps, il pouvait s’en aller ‑ mais lui uniquement. Sa femme et ses enfants devaient rester auprès de leur maître. Cependant, il pouvait aussi renoncer à son droit personnel de liberté par amour pour sa femme (Ex. 21, 2-6). Cela nous montre que celui qui se marie doit être conscient que maintenant tout est à partager. Et cela signifie considérer et prendre soin de l’autre. Droits et devoirs : Un mariage apporte des droits et des obligations aux deux partenaires. Il est bon de toujours veiller à ce que l’autre obtienne son droit. Quelquefois, on va renoncer à son droit par amour. Je pense à la « gestion du temps ». Je peux réaliser mes propres projets (même peut-être des choses d’ordre spirituel) mais je peux aussi abandonner pour un jour mon propre programme, pour passer du temps avec ma femme. Temps pour le partenaire : Un défi particulier dans ce contexte est la profession. Il est indiscutable que nous devons être travailleurs. Et c’est bien d’avoir un travail intéressant. Si nous sommes connus comme de bons employés, il se peut que nous recevions plus de responsabilités. Pour un bon mari et peut-être un père, il est important de pourvoir aux besoins de sa famille. Si on m’offre alors un poste avec un meilleur salaire, cela peut être utile ‑ mais c’est souvent associé à un engagement plus important en temps, avec plus de travail ou de déplacements. Ce n’est pas fondamentalement faux de saisir une telle opportunité. Mais est-ce que je ne peux pas aussi y renoncer par amour pour le Seigneur et ma famille, sachant que j’aurai moins de temps pour eux si je l’accepte ? Parce que je sais que le travail m’épuisera tellement que le soir je ne pourrais plus rien faire ? L’amour – Prendre soin les uns des autres Une partie de l’amour conjugal est que les époux prennent soin l’un de l’autre. Le mari exerce sa profession aussi par amour pour sa femme, afin de pouvoir la nourrir, et quelquefois lui offrir un cadeau. La femme s’occupe du ménage par amour pour son mari. Elle cuisine par amour ses plats préférés. On dit : « L’amour passe par l’estomac ». Un repas préparé avec amour plaît à l’homme et lui montre que sa femme l’aime ‑ et il va la remercier régulièrement. La femme garde la maison en ordre par amour. Elle s’occupe des tâches ménagères pour soutenir son mari dans son travail et ses tâches spirituelles. C’est ainsi que l’homme et la femme peuvent être « occupés des choses du monde », pour se plaire mutuellement (1 Cor. 7, 32-34). L’amour – Prendre soin de son propre corps La Parole de Dieu nous dit que dans le mariage, son propre corps appartient au conjoint (1 Cor. 7, 4 ; Eph. 5, 28-29). Par conséquent, par amour pour notre conjoint, nous ferons attention à notre santé, à notre hygiène personnelle et à notre apparence, sans exagérer. La femme se rendra belle pour plaire à son mari, l’homme s’efforce de plaire à sa femme (1 Cor. 7, 33-34), ce qui peut les protéger de la tentation. L’amour – Exercer la sexualité La vie sexuelle fait impérativement partie de l’amour dans le mariage. Avoir des rapports sexuels dans le mariage est la plus haute expression du côté physique de l’amour. Dieu nous donne de nombreuses précisions dans sa Parole quant à la joie (Prov. 5, 19 b, Cant. 1, 2 ; 4, 10) et aux devoirs (1 Cor. 7, 3,5,7) qui y sont associés. Dieu voit aussi toujours dans ce contexte l’unité « esprit-âme-corps ». Si ces instructions sont respectées, cela conduit à un amour sincère entre les époux. Nous avons vu que l’amour dans le mariage a beaucoup d’aspects différents. Par le mariage, Dieu nous a gardé quelque chose du paradis. Et si nous suivons les indications de sa Parole à ce sujet, cela signifie bonheur et joie pour nous. L’amour dans le mariage est un défi pour les deux époux. En même temps, c’est aussi un grand plaisir et peut conduire à un grand bonheur.                                                                                FOLGE MIR NACH 8.2016
Interview :

Le jour de mariage – la plus belle journée de la vie !?

Papa Albert, pour notre journal au thème spécial « Célibat – fiançailles – mariage », j’aimerais vous poser quelques questions. Merci de votre disponibilité à nous aider à comprendre les principes bibliques quant à ce sujet. Dites-nous, votre jour de mariage, était-il la plus belle journée de votre vie ? Il y a de belles journées dans ma vie. Je pense à ma rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, et effectivement au jour de mon mariage avec Florence qui était une journée particulièrement belle. Débuter une vie à deux est une circonstance très marquante. Elle procure de la joie et est si belle. Il est vrai que la beauté de vivre ensemble est entretenue jour après jour et ainsi, elle s’accroit au fil des années au travers des joies et des peines de la vie. OK, je vois. Mais ce jour de mariage est quand même important et spécial, n’est-ce pas ? Et c’est naturel que chaque mariée veuille être la plus belle personne du monde pour son mari, non ? Évidemment ! Le jour de mariage est une occasion particulière de fête, et de joie et c’est normal. Aussi chacun se veut spécial lui-même en cette célébration. Mais le jeune chrétien ne doit pas oublier que son désir d’être beau doit tenir compte de la pensée de Dieu qui nous demande de ne pas nous conformer à ce siècle mauvais, duquel nous avons été retirés (Rom. 12, 1-2, Gal. 1, 4). Ce n’est donc pas le jour où la mondanité doit prendre le dessus et s’étaler comme c’est malheureusement parfois le cas. La jeune mariée doit éviter de se laisser ensorceler par le standard de la beauté selon le monde, qui n’est en réalité qu’une caricature de beauté : Faire le « make up » (se maquiller), s’habiller de manière indécente en portant des robes décolletées et moulantes pour être honteusement qualifiée de sexy, comme si elle exposait une marchandise à n’importe qui. Est-ce cela se rendre belle pour son mari ? Je crains bien que non. Le jour du mariage est un jour unique dans la vie. Dites-nous, qu’est-ce que vous proposez pour le cadre extérieur d’un tel jour : Choix de la salle, financement, voiture… c’est coûteux, mais pour montrer à sa future femme qu’on l’aime, il faut dépenser, non ? Et même pour montrer à la belle-famille qu’on la respecte, il faut choisir un cadre qui présente quelque chose, non ? Il faut se garder de faire semblant, de vouloir paraître au lieu d’être, de se livrer à l’hypocrisie. Nous devons tenir compte de notre niveau de vie pour l’organisation de notre mariage. Les uns et les autres disposent de moyens différents. Apprenons à être contents dans nos circonstances (Phil. 4, 11-12). Le jeune chrétien doit éviter de s’endetter pour montrer à la belle-famille ou à d’autres personnes ce qu’il n’est pas en réalité : « Ne devez rien à personne » (Rom. 13, 8). Il a besoin de l’aide de sa fiancée pour une planification de la cérémonie basée sur leurs moyens réels. Ceci est utile pour commencer la vie à deux en étant vrais, réalistes, et aussi pour toujours agir selon ce qu’ils ont (voir 2 Cor. 8, 12). Cela ne sert à rien de jouer au « m’as-tu-vu », ou pire encore de s’endetter. Mais si le Seigneur a fait prospérer les affaires du mari et qu’il possède assez d’argent pour organiser un grand mariage sans faire de dettes – là, il n’y a pas de problème, n’est-ce pas ? Est-ce que nous n’avons pas la responsabilité de bien gérer tout ce que Dieu nous donne, tout ce qui en réalité Lui appartient ? Avoir beaucoup de moyens ne signifie pas étaler un luxe insolent pendant le mariage. Nous devons gérer comme économe de Dieu ce qu’il nous donne. La Bible ne nous appelle-t-elle pas à manifester l’humilité, la sobriété et la modestie ? Le Seigneur ordonne aux riches ne pas être hautains, mais plutôt à utiliser l’argent qu’Il leur donne pour faire de bonnes œuvres, être généreux (lire 1 Tim. 6, 17-19). Ceux qui ont plus d’argent sentent-ils plus la responsabilité de soutenir financièrement l’œuvre du Seigneur ? Dépenser aveuglément de l’argent pour une cérémonie alors qu’il y a divers besoins pour l’œuvre du Seigneur, qu’il y a des pauvres à aider au milieu de nous, et que des âmes peinent à joindre les deux bouts… n’est certainement pas pour la gloire de Dieu. Beaucoup pensent que c’est ce cadre extérieur et aussi la quantité de nourriture qui déterminent la réussite d’un jour de mariage ? Qu’en pensez-vous ? Pour le monde c’est bien cela le critère de réussite du jour de mariage. Quant à nous, nous ne sommes pas du monde. Le croyant a d’autres pensées et recherche les vraies valeurs. Son plus grand désir doit être d’honorer son Seigneur, et de Lui plaire. La réussite de son jour de mariage est liée au fait que le Seigneur Jésus a été convié et a finalement été celui qui reçoit, comme lors de la noce à Cana (Jean 2, 1-11). C’est très important et même sérieux ! Par exemple, la conception et le déroulement du programme de la fête ont-ils été à la gloire de Dieu ? Comme mariés, étions-nous habillés décemment ? L’Évangile a-t-il été annoncé dans un cadre authentique ? Les chants entonnés et la musique jouée ont-ils été à la gloire du Seigneur ou est-ce que c’était plutôt une occasion de jouer des musiques religieuses pour des danses endiablées ? Merci beaucoup, papa Albert, pour ces explications importantes qui font vraiment réfléchir. Voulez-vous encore donner un conseil à nos jeunes lecteurs qui ont ce jour important encore devant eux ? Le conseil que je leur donne est de se fixer pour objectif d’honorer le Seigneur en ce jour important du mariage. Il est alors nécessaire de faire une programmation à genoux, en tenant compte des principes bibliques tels que l’humilité, la modestie, la sobriété. Il faut se garder des dettes, et aussi avoir en tête et à cœur qu’il y a bien d’autres besoins à côté de cette journée. Le jeune lecteur de ce journal veillera aussi à prendre en considération les conseils des frères et sœurs expérimentés et matures. Tout ceci l’aidera certainement à avoir une belle journée de mariage. Merci beaucoup Papa Albert. Que le Seigneur nous aide tous à l’honorer en toutes choses.

Embrasse-moi chérie

Pour Céline tout a changé. Elle a commencé les visites prénatales. À l’école, elle a l’impression que personne ne la comprend plus. Pendant les cours de M. Sanka, les élèves ne font rien que murmurer, faire circuler des notes et rire, Il ne remarque jamais rien. D’une voix sèche, il parle sans interruption. Je pense qu’il se dit que nous l’écoutons vraiment. Toutes mes amies étaient surprises de voir que je ne me mêlais plus à leur pitrerie. Je restais plutôt calme, cachant avec mon pull mon ventre qui grossissait. Pendant que M Sanka parlait des fleurs et des grenouilles, j’ai mon esprit ailleurs. A quoi pensais-je ? Au bébé. Je pensais toujours au bébé. Il y a deux semaines, je le sentais faire ses premiers mouvements. Depuis lors, le bébé occupe toute ma pensée. La nuit, avant de m’endormir, je me sens particulièrement proche de lui (ou d’elle). Souvent je me demande : À qui ressemblera-t-il ? Comment vais-je prendre soin de lui ? Maman laissera-t-elle son travail pour s’occuper de mon bébé ? Ben changera-t-il l’idée et viendra-t-il nous prendre, mon bébé… et moi ? Quand arrêterai-je l’école ? Ce changera de ne plus avoir affaire à des enseignants aussi nuls que M. Sanka ! Mais que ferais-je ai la maison toute la journée ? – Céline ! Soudain, je réalisai que M. Sanka m’avait appelée plusieurs fois. Tout le monde dans la classe me regardait ! – Céline, écoute-moi, quand je te pose une question. Sais-tu au moins quelle question je t’ai posée ? S’il te plait, raconte à la classe ce qui te préoccupe tant ! C’était la première fois que je voyais M. Sanka en colère. Et en plus contre moi ! Sans me laisser répondre, il ajouta : – Tu resteras en classe pendant la pause et tu apprendras le chapitre sur les fleurs ? Je répondis oui de la tête et émis un soupir de soulagement lorsque tous les regards me quittèrent pour se porter sur M. Sanka. A midi, Sylvie savait tout. – J’ai appris que tu as eu des problèmes avec M. Sanka, dit-elle en riant. Je n’avais pas envie d’en parler, ainsi tout ce que je pouvais dire, c’est : – Ouais, c’était vraiment gênant ! Heureusement qu’elle changea de sujet. – Écoute, Céline. Tu t’en rends compte, ça va faire bientôt un mois que tu ne m’as pas rendu visite à la maison. Pourquoi ne viendrais-tu pas ce soir ? On préparera les hamburgers, comme on faisait auparavant. La pauvre Sylvie essayait toujours d’être gentille avec moi. Alors, que pouvais-je faire ? – Bien sûr, je viendrai avec plaisir. – Les hamburgers, ça te va ? dit-elle en posant sa main sur son ventre. – Oui Sylvie. Les hamburgers me font plaisir, répondis-je, impatiente. Je suis si fatiguée d’être différente des autres filles. Je salivais au moment ou Sylvie et moi répandions la sauce tomate sur nos hamburgers. – J’espère que le bébé se délectera de ce hamburger, déclarai-je en tapotant le petit ventre rond sous ma robe. Je regrettai d’avoir parlé de bébé parce que cela amena Sylvie à poser des questions… toutes les questions auxquelles j’étais fatiguée de penser. – Qui s’occupera de ton bébé ? interrogea-t-elle en prenant la première bouchée. – Je peux m’en occuper moi-même ! J’aime les bébés. Ils sont doux et faciles à supporter. De plus le bébé sera quelqu’un qui va m’aimer. – Céline, tu penses vraiment que la vie sera merveilleuse avec un bébé ? Je veux dire à ton âge… – Non, je ne dis pas que tout sera merveilleux. C’est la vie, avec ses hauts et ses bas. Mais, je suis sûre qu’un enfant m’aidera… il rendra ma vie intéressante. Sylvie remua la tête. – Céline, les bébés ne rendent pas la vie intéressante. Ils vous mettent sur la voie de solitude. Les garçons s’intéressent peu aux filles qui ont des enfants. – Comment le sais-tu ? Elle ne prêta pas attention à ma question et poursuivit. – Si tu dois toi-même t’occuper de ton bébé, tu ne termineras jamais les cours et n’iras pas à l’université. Non, Céline, il faut que tu trouves quelqu’un qui s’occupera de lui. – Qui ? Je doute que Maman veuille quitter son travail pour s’occuper de mon bébé. La meilleure chose que je puisse faire, c’est de me trouver un emploi et payer une femme pour qu’elle le garde pendant la journée. – Sans qualification, quel genre de boulot peux-tu obtenir ? demanda Sylvie en avalant un autre morceau. Et puis, as-tu vraiment envie qu’une bonne vienne s’occuper de ton enfant ? – Oh arrête de prêcher ! Je vois ton problème… tu détestes les enfants ! – Pas du tout ! Je veux seulement ne pas y penser pour le moment. Maintenant, je veux avoir des amies de mon âge. Lorsque je me marierai, ce sera le moment d’avoir des enfants. – Alors, c’est pour cela que tu es fâchée. Tu es jalouse parce que j’ai commencé avant toi. – Ah, je ne suis pas jalouse. J’ai dit que je veux avoir des enfants quand je serai mariée. Ce que veux dire lorsque j’aurai un mari. – Qui dit que je n’aurai jamais de mari ? – Tu penses que les garçons s’intéressent à une fille qui a déjà un enfant d’un autre ? Mes yeux crachaient du feu. – Qu’est-ce qui te rend si experte en la matière ? Sylvie baissa les yeux. Sa voix s’adoucit. – Mon frère aimait Priscille. Il l’aime toujours, mais il se dit : « Elle a eu un enfant avec un autre homme. » À présent, il réfléchit s’il veut l’épouser ou pas… – Oh ! dis-je calmement. Écoute, Sylvie. Pourquoi doutes-tu que Ben veuille se marier avec moi ? C’est son fils. Sylvie était silencieuse. Son visage semblait dire qu’elle était désolée pour moi. – Tu sais, poursuivis-je, quelque chose au fond de moi me dit que Ben viendra demander ma main. Nous ferons un beau mariage, aménagerons dans un petit appartement et mènerons ensemble une vie de bonheur. – Céline, ne vois-tu pas que ce ne sont que des rêves ? Il faut que tu te réveilles ! Observe les faits, Céline. Ben ne t’aime pas ! Je ne crois pas qu’il ne t’ait jamais aimée. Ces mots entrèrent comme un couteau dans mon cœur déjà blessé – Qu’entends-tu par-là ? interrogeai-je vivement – Oh, Céline, je ne voulais jamais te le dire… – Me dire quoi ? J’avais peur d’entendre ce qu’elle allait me dire. – Pendant les vacances, alors que tu n’avais d’yeux que pour Ben, lui regardait ailleurs. – Peux-tu me donner une preuve ? Mes larmes commencèrent à couler. – Céline, du début jusqu’à la fin des vacances, Ben me téléphonait souvent, essayant de me baratiner ! Sylvie pleurait en même temps que moi. – Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit ? – Je ne savais pas que vous couchiez ensemble. Au fait… je n’ai jamais pensé que tu tomberais enceinte. Je savais qu’il repartait à la fin des vacances ; aussi je pensais qu’une fois parti, tu l’oublierais aussitôt. Je m’agrippai à elle en pleurant à chaudes larmes. Oh ! comme je détestais Ben ! Mais en même temps, je souhaitais tellement qu’il revienne m’aimer comme avant (ou comme j’imaginais qu’il m’aimait !) Il a gâché ma vie ! Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Pourquoi lui ai-je permis de m’utiliser de cette façon ? – Oh Sylvie… Sylvie, pleurai-je, tu avais raison. Tous mes espoirs avec Ben n’étaient que des rêves. A présent, je ne veux pas revenir à la réalité ! J’ai été si stupide !